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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2304603

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2304603

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2304603
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 11 juillet 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 1er août, 14 octobre, 4 décembre 2023 et le 5 avril 2024, M. A C, représenté par Me Nakache-Haarfi, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de communiquer son entier dossier de demande de renouvellement de titre de séjour et la lettre de dénonciation établie par sa compagne ;

2°) d'annuler l'arrêté du 11 juillet 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, un certificat de résidence algérien d'une durée de dix ans, ou à défaut d'un an, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du présent jugement ;

4°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, une carte de résident de dix ans, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du présent jugement ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens dont distraction au profit du cabinet Nakache-Haarfi.

Il soutient que :

En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire :

- les décisions attaquées sont signées par une autorité incompétente ;

- elles sont entachées d'un défaut de motivation et d'examen de sa situation ;

- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation quant à la menace grave pour l'ordre public que sa présence constituerait ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elles méconnaissent l'intérêt supérieur de ses enfants tel que protégé par l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'une absence d'examen de sa situation.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 septembre 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et de l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont régulièrement été averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gigault,

- les observations de Me Nakache-Haarfi, représentant de M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, ressortissant algérien né le 20 mai 1991 à Mostaganem (Algérie), déclare être entré en France le 1er janvier 2016. Le 21 septembre 2021, il s'est vu délivrer un certificat de résidence algérien valable jusqu'au 20 septembre 2022. Le 13 juillet 2022, il a sollicité la délivrance d'un certificat de résidence algérien d'une durée de dix ans. Par un arrêté en date du 11 juillet 2023, le préfet de la Haute-Garonne a refusé sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. M. C demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin de communication de l'entier dossier :

2. Il ressort des pièces du dossier, et notamment d'un échange de mails entre le conseil de M. C et le préfet de la Haute-Garonne au cours du mois de novembre 2023, que ce dernier lui a adressé la copie du dossier administratif de l'intéressé et lui a indiqué ne pas disposer de pièces supplémentaires. La lettre de dénonciation établie par la mère des enfants de M. C figure dans le dossier adressé et a été produite par le requérant lui-même. Le mémoire en défense accompagné de pièces a également été produit. M. C, qui évoque l'absence de communication de nombreuses pièces, ne donne aucun détail de nature à les identifier précisément. Il n'est donc pas établi que l'administration détienne d'autres pièces que celles qui ont été adressées à son conseil. Il n'apparaît dès lors pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner une nouvelle communication de l'entier dossier de M. C détenu par l'administration. Les conclusions susvisées doivent par suite être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les décisions portant refus de titre et obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, l'arrêté litigieux a été signé par Mme D B, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Haute-Garonne qui bénéficie d'une délégation de signature du préfet de ce département du 13 mars 2023, publiée le 15 mars 2023 au recueil des actes administratifs spécial n° 31-2023-099, à l'effet de signer notamment les décisions défavorables au séjour, les mesures d'éloignement et les décisions les assortissant. Par suite le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions attaquées doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté contesté fait mention des textes applicables à la situation de M. C, et notamment des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions utiles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Plus particulièrement, le préfet a indiqué que l'intéressé a présenté sa demande de titre sur le fondement des articles 6 (4°) et 7 bis g) de l'accord franco-algérien et s'est attaché à examiner si sa situation répondait aux conditions posées par l'accord précité. Le préfet a alors retenu en premier lieu l'absence d'exercice de l'autorité parentale par M. C sur ses deux enfants en suite d'un jugement aux affaires familiales du 1er juin 2023, ainsi que l'absence de justificatifs de sa participation à leur entretien et leur éducation, ou de l'exercice effectif de son droit de visite. Puis, dans un second temps, le préfet a rappelé le principe selon lequel les stipulations de l'accord franco-algérien ne l'empêchait pas de refuser l'admission au séjour d'un étranger pour des motifs tenant à l'ordre public, et a alors fait état des condamnations figurant au bulletin n°2 du casier judiciaire du requérant. Ainsi, les décisions litigieuses comportent les considérations de fait et de droit qui en sont le fondement. Elles sont dès lors suffisamment motivées au regard des exigences posées par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

5. En troisième lieu, bien que n'étant pas tenu de faire un exposé exhaustif de tous les éléments de la situation personnelle du requérant, le préfet mentionne sa date d'entrée sur le territoire français, la relation avec la mère de ses enfants ainsi que la naissance de ceux-ci. Il vise également de manière suffisamment détaillée d'autres éléments pertinents de sa situation personnelle et familiale. En conséquence, le moyen tiré de l'absence d'examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé doit être écarté.

6. En quatrième lieu, selon l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : /4) au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins. Lorsque la qualité d'ascendant direct d'un enfant français résulte d'une reconnaissance de l'enfant postérieure à la naissance, le certificat de résidence d'un an n'est délivré au ressortissant algérien que s'il subvient à ses besoins depuis sa naissance ou depuis au moins un an () ". L'article 7 bis prévoit que : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : / g) Au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français résidant en France, à la condition qu'il exerce, même partiellement, l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins, à l'échéance de son certificat de résidence d'un an ; () ". Enfin, aucune disposition de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne prive l'administration française du pouvoir qui lui appartient, en application de la réglementation générale relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, de refuser l'admission au séjour d'un ressortissant algérien en se fondant sur la circonstance que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.

7. Le préfet de la Haute-Garonne a refusé de renouveler le certificat de résidence de

M. C aux motifs qu'il ne remplissait pas les conditions des articles 6 (4°) et 7 bis g) de l'accord franco-algérien, dès lors qu'il n'était pas détenteur de l'autorité parentale sur ses enfants français mineurs suite au jugement du 1er juin 2023, qu'il ne démontrait pas subvenir à leurs besoins et qu'il avait fait l'objet de quatre condamnations pénales ayant notamment donné lieu à des peines d'emprisonnement. M. C soutient pour sa part être investi dans l'éducation de ses enfants, exercer désormais conjointement l'autorité parentale avec la mère de ceux-ci et ne pas constituer une menace actuelle pour l'ordre public. Pour en justifier, il produit plusieurs attestations de son entourage et de celui de ses enfants, des photographies où il apparaît en leur présence, des factures d'achats divers et de restauration scolaire collective, ainsi qu'un nouveau jugement du juge des affaires familiales du tribunal judiciaire de Toulouse du 4 avril 2024 lui confiant l'exercice conjoint de l'autorité parentale, deux attestations de la mère de ses enfants et un avis de classement sans suite concernant la procédure pour violence aggravée dont il avait fait l'objet.

8. Il ressort de l'ensemble de ces éléments qu'au 11 juillet 2023, date de la décision litigieuse, M. C n'était pas titulaire de l'autorité parentale sur ses enfants. S'il soutient que c'est à son insu que la mère de ses enfants a initié la procédure ayant conduit à confier exclusivement à celle-ci l'exercice de l'autorité parentale, il a été mis en mesure de prendre connaissance des demandes présentées par celle-ci dans le cadre de l'instance qui s'est tenue devant le juge aux affaires familiales. En outre, il n'est pas établi que les nombreux tickets de caisse de courses alimentaires réalisées avant la date de la décision attaquée, lesquels ne sont pas à son nom, étaient destinés à l'entretien de ses enfants. De la même manière, il ne justifie pas qu'il aurait réglé les factures au nom de la mère de ses enfants et dont certaines font au demeurant état d'un arriéré. Les attestations selon lesquelles l'intéressé a accompagné ses enfants à des rendez-vous médicaux et qu'il accompagne et récupère régulièrement un de ses enfants à l'école, sont toutes postérieures à la date de la décision attaquée. Il en est de même des tickets et factures produits à son nom. Enfin, les attestations de son entourage et les photographies non datées le présentant avec ses enfants ne révèlent pas une situation préexistante à l'arrêté attaqué et ne sauraient à elles seules justifier de la réalité de la participation effective de M. C à l'éducation de ses enfants à la date de la décision attaquée. Par suite, alors qu'il n'était pas détenteur de l'autorité parentale sur ses enfants à la date de la décision attaquée et qu'il n'est pas justifié qu'il subvenait à leurs besoins, M. C ne remplissait pas les conditions de renouvellement du certificat de résidence sollicité sur le fondement des articles 6 et 7 de l'accord franco-algérien.

9. Si M. C conteste par ailleurs que sa présence constituerait une menace grave pour l'ordre public, le préfet était, en tout état de cause, fondé à refuser de renouveler son titre de séjour au motif qu'il ne remplissait pas les conditions des articles 6 et 7 de l'accord franco-algérien.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. D'une part, M. C affirme vivre avec ses enfants et la mère de ceux-ci et n'avoir jamais résidé de manière effective à une autre adresse qu'à celle du domicile familial. Pour en justifier, il produit des attestations de son entourage familial et amical qui indiquent qu'il vit encore au domicile familial, ainsi que divers documents administratifs qui lui ont été adressés à l'adresse de son ex-compagne. Ces éléments sont toutefois contredits par les déclarations de l'intéressé aux services de police dans le cadre de l'enquête menée au cours de l'instruction de sa demande de titre de séjour, selon lesquelles il ne disposait pas de domicile fixe et que de ce fait, il ne recevait jamais ses enfants mais les emmenait au parc le week-end. De même, il ressort des termes du jugement du juge aux affaires familiales de juin 2023, comme de celui d'avril 2024, que le couple parental s'est séparé après la naissance de ses enfants et que l'intéressé vit à Toulouse tandis que son ex-compagne et leurs enfants vivent à Colomiers. Enfin, le fait que l'adresse notée comme étant celle de M. C sur divers documents administratifs soit celle de son ex-conjointe ou qu'il utilisait l'adresse mail de cette dernière pour ses envois de mails personnels, n'est pas de nature à établir la réalité de sa résidence au domicile familial.

12. D'autre part, M. C se prévaut de la présence en France de ses deux enfants mineurs qu'il prendrait en charge au quotidien. Toutefois, comme il a déjà été dit au point 7, il n'est pas établi qu'à la date de la décision attaquée, le requérant subvenait aux besoins de ses enfants d'un point de vue financier ou affectif. Dans ces conditions et dès lors qu'il n'est pas davantage établi qu'à la date de la décision attaquée il résidait avec ses enfants et leur mère, M. C n'est pas fondé à soutenir que les décisions litigieuses méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

13. En sixième et dernier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

14. Comme il a été dit précédemment, le requérant ne justifie pas qu'à la date de la décision attaquée il participait effectivement à l'entretien et l'éducation de ses enfants. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement prise à son encontre méconnaîtrait l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version antérieure à celle issue de la loi du 28 janvier 2024.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

15. La décision attaquée vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que le requérant n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. M. C, qui ne fait état d'aucune circonstance particulière de nature à caractériser un quelconque risque en cas de retour dans son pays d'origine, n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse est entachée d'un défaut de motivation ni que le préfet n'aurait pas pris en compte sa situation personnelle. Par suite, les moyens invoqués à cet égard doivent être écartés.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. C aux fins d'annulation de l'arrêté du 11 juillet 2023 doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquence celles présentées à fin d'injonction sous astreinte.

Sur les frais liés au litige :

17. La présente instance n'ayant donné lieu à aucuns dépens, les conclusions du requérant à ce titre sont sans objet et doivent être rejetées.

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse la somme réclamée en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 25 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Arquié, présidente,

- Mme Gigault, première conseillère,

- M. Zabka, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.

La rapporteureLa présidente

S. GIGAULTC. ARQUIE

Le greffier

B. ROETS

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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