lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2304835 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BENAMGHAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 août 2023, Mme B A, représentée par Me Benamghar, demande au tribunal
1°) à titre principal, d'annuler la décision du 16 juin 2023 des chefs de la cour d'appel de Toulouse rejetant l'imputabilité au service de l'accident du 2 août 2018 dont elle a été victime ;
2°) à titre subsidiaire, avant-dire droit, procéder à la désignation d'un expert qui devra se prononcer sur l'imputabilité au service de l'accident du 2 août 2018 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2024 et communiqué avec une invitation à se désister, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions accessoires, le directeur délégué à l'administration régionale judiciaire de Toulouse ayant, par une décision rectificative du 4 avril 2024, décidé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de Mme A survenu le 2 août 2018.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ".
2. Il résulte de l'instruction que postérieurement à l'introduction de la requête, par une décision du 4 avril 2024, l'imputabilité au service de l'accident de Mme A survenu le 2 août 2018 a été reconnue. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme A sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A.
Article 2 : L'Etat versera à Mme A une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Toulouse, le 16 septembre 2024.
La présidente de la 5ème chambre,
S. CAROTENUTO
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
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