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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2304902

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2304902

jeudi 18 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2304902
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 août, 6 septembre, 26 octobre, 4, 5 et 6 novembre 2023, M. B A, représenté par Me Chambaret, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 juillet 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;

2°) de mettre à la charge de l'État le paiement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que sa requête est recevable ;

En ce qui concerne les deux décisions en litige :

- elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors qu'il a été privé de procédure contradictoire et que son droit d'être entendu a été méconnu ;

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle est illégale faute pour le préfet d'avoir saisi la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors que sa présence est établie de juin 2014 à mars 2016, ainsi que de janvier 2017 à mai 2020 ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet.

Il fait valoir que :

- la requête est tardive ;

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Hecht,

- et les observations de Me Chambaret, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant zambien né le 7 avril 1975, est entré en France le 23 juillet 2001 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de long séjour " étudiant ". Il a ensuite bénéficié d'une carte de séjour temporaire, régulièrement renouvelée jusqu'au 24 octobre 2010. Le 21 octobre 2010, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 6 décembre 2010, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer le titre sollicité et l'a obligé à quitter le territoire français. Le 29 octobre 2011, M. A a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 18 juin 2012, le préfet a refusé de lui délivrer le titre sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et l'a interdit de retour pour une durée de trois ans. Par un arrêt du 11 mars 2014, la cour administrative d'appel de Bordeaux a annulé cet arrêté et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé. Le 25 mars 2022, M. A a de nouveau sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 24 juillet 2023, dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer le titre demandé et l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen dirigé contre l'ensemble des décisions contestées :

2. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche, qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de rejet de sa demande, il pourra faire l'objet, le cas échéant, d'une mesure d'éloignement du territoire français avec ou sans délai de départ volontaire et d'une interdiction de retour. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ou de compléter ses observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français, sur l'octroi ou non d'un délai de départ volontaire, sur la fixation du pays de destination et sur l'interdiction de retour, lesquelles sont prises concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.

3. Il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est pas même allégué, que M. A aurait vainement sollicité un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché, lors du dépôt et au cours de l'instruction de sa demande de titre de séjour, de faire valoir auprès de l'administration tous les éléments jugés utiles à la compréhension de sa situation personnelle et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire et du droit d'être entendu ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

5. Si M. A soutient que le refus de son titre de séjour est insuffisamment motivé, il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Ainsi, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait et doit être écarté.

6. En deuxième lieu, M. A soutient que le préfet a omis d'examiner sa demande sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il verse à cet effet au dossier la première page de son formulaire de demande de titre de séjour. Toutefois, il résulte des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet a examiné les attaches personnelles et familiales de l'intéressé dans le cadre de la demande de titre formulée sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code. En outre, M. A ne justifie, ni même n'allègue, avoir aucune attache familiale et personnelle en France. Dans ces conditions, et bien que l'arrêté litigieux ne vise pas l'article L. 423-23 susmentionné, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : () 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1. " Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".

8. Il résulte des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet a considéré que M. A ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans dès lors que sa présence n'était pas établie entre juin 2014 et mars 2016, puis entre janvier 2017 et mars 2020. D'une part, le requérant verse au dossier une lettre recommandée, des documents médicaux et un arrêt de travail antérieur à juin 2014, une correspondance du 23 décembre 2014 de la caisse primaire d'assurance maladie qui lui demandait des documents attestant de sa résidence stable et effective en France, sans qu'il justifie de la suite donnée à ce courrier, la réception d'un courrier à l'ambassade de Zambie, ainsi que des pièces postérieures à mars 2016, qui ne sont pas probantes. Quant aux seuls bons de vente et de livraison du magasin Carrefour Purpan de Toulouse, respectivement en date du 9 octobre et du 22 décembre 2015, ils ne sauraient démontrer sa résidence habituelle en France sur cette période. D'autre part, le requérant verse au dossier des échéanciers et des bordereaux d'opérations bancaires non signés, des courriers de la Caisse d'Epargne, un bon du centre communal d'action sociale non signé, ainsi qu'une opposition à un chèque, trois bordereaux d'opérations bancaires signés, six remises de chèques, un contrat d'assurance pour un bien électronique signé le 25 mai 2018, un relevé de comptes pour la période octobre-novembre 2017, ainsi qu'un certificat médical et une feuille de soins en date des 6 et 7 janvier 2020, les autres pièces fournies pour l'année 2020 étant postérieures au mois de mai. Ces seules pièces, dont certaines n'ont aucune valeur probante, ne sauraient pas non plus démontrer qu'il a résidé habituellement en France sur cette période. Dans ces conditions, le préfet a considéré, à bon droit, que M. A n'établissait pas sa résidence habituelle en France entre juin 2014 et mars 2016, puis entre janvier 2017 et mars 2020. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour doivent être écartés.

9. En quatrième lieu, d'une part, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

10. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. " Pour l'application de ces dispositions, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

11. M. A se prévaut d'une résidence habituelle en France depuis 2001, soit depuis 22 ans à la date de la décision attaquée, dont neuf ans de manière régulière. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, d'abord, qu'il s'est maintenu irrégulièrement depuis l'expiration de son dernier titre de séjour, en octobre 2010, ensuite qu'il n'a pas demandé de titre de séjour pour régulariser sa situation entre 2011 et 2022, cette dernière demande étant intervenue à la suite d'un contrôle de police, et enfin que sa résidence habituelle en France n'est pas établie entre juin 2014 et mars 2016, puis entre janvier 2017 et mars 2020, ainsi qu'il a été exposé au point 8. En outre, il ne justifie d'aucune attache familiale, ni de lien privé ancien, intense et stable en France, non plus que d'une insertion socio-professionnelle. En revanche, il ressort des pièces du dossier, notamment de sa demande de titre de séjour, que sa mère, ses trois frères et ses trois sœurs résident toujours en Zambie, où il a vécu au moins jusqu'à ses 26 ans. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, non plus que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, de motifs exceptionnels exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

13. D'une part, M. A ne dispose d'aucune attache familiale ni d'aucun lien personnel ancien, stable et intense en France, ainsi qu'il a été dit au point 11. D'autre part, il ne justifie d'aucune expérience professionnelle, contrat ou promesse d'embauche, ou formation professionnelle antérieure. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 précité, ni qu'il aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle, à supposer que ces moyens soient soulevés.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

14. Ainsi qu'il a été dit au point 11, il ressort des pièces du dossier que M. A ne dispose d'aucune attache familiale, ni d'aucun lien privé en France. En outre, il ne conteste pas conserver des attaches familiales dans son pays d'origine, la Zambie, où résident au moins sa mère, ses trois frères et ses trois sœurs. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations susmentionnées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 24 juillet 2023 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 21 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 janvier 2024.

Le rapporteur,

S. HECHT

La présidente,

S. CAROTENUTOLa greffière,

F. LE GUIELLAN

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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