LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2305041

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2305041

vendredi 13 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2305041
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 7 juillet 2023 de la commission territoriale sociale d’examen du plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées de la Haute-Garonne, qui avait rejeté sa demande de reconnaissance prioritaire pour un logement social. Le tribunal a examiné la nature juridique de cet acte, en application de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990, du décret n° 2017-1565 du 14 novembre 2017 et du code de la construction et de l’habitation. Il a jugé que, bien que qualifié d’« avis », cet acte émanant d’une instance locale du plan départemental constitue une décision faisant grief, susceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision est annulée si l’erreur d’appréciation est retenue.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 août 2023, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 7 juillet 2023 par laquelle la commission territoriale sociale d'examen du plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées a rejeté son recours tendant à ce que sa demande de logement social soit reconnue prioritaire.

Il soutient qu'eu égard à l'inadaptation de son logement, la décision est entachée d'erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 janvier 2024, le département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 ;

- le décret n° 2017-1565 du 14 novembre 2017 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Grimaud, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a saisi la commission territoriale sociale d'examen créée par le plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées afin de voir sa demande de logement social déclarée prioritaire en application des critères de ce plan. Le 7 juillet 2023, cette commission a rendu un avis défavorable à sa demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la nature de l'acte attaqué :

2. D'une part, aux termes des dispositions du deuxième alinéa de l'article 3 de la loi du 31 mai 1990 : " Le comité responsable du plan associe à l'élaboration du plan des représentants des communes ou de leurs groupements et des autres personnes morales concernées (). Il peut également les associer à la mise en œuvre du plan et confier pour partie celle-ci à des instances locales, en tenant compte du périmètre des établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière d'habitat ". Aux termes de l'article 9 du décret du 14 novembre 2017 : " Les instances locales peuvent se voir confier notamment : / a) Par le préfet ou son délégataire, ou par les autres réservataires, un rôle de proposition des demandeurs de logement, dans le cadre de l'exercice de leurs droits de réservation des logements dans le département au profit des demandeurs reconnus prioritaires et à loger en urgence, en application de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, et au profit des personnes prioritaires mentionnées à l'article L. 441-1 du même code, ainsi qu'un rôle de proposition d'un logement adapté au profit de ces demandeurs ; / b) Par le comité responsable du plan : / - la mise en œuvre de tout ou partie des actions du plan, y compris, si les règlements intérieurs du fonds de solidarité pour le logement ou, le cas échéant, des fonds locaux le prévoient, la mise en œuvre des actions prévues par le fonds de solidarité ou par les fonds locaux ; / - un rôle de proposition auprès des organismes bailleurs dans l'attribution des logements très sociaux mentionnés au II de l'article R. 331-1 du code de la construction et de l'habitation ; () ".

3. D'autre part, aux termes de l'article 3.4 du règlement intérieur du sixième plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées de la Haute-Garonne : " Les commissions territoriales sociales d'examen (CTSE) sont au nombre de cinq sur l'ensemble du département (). Ces commissions sont chargées d'analyser les situations relevant du critère C, critère K et critère L. Les fonctions de la commission sont les suivantes : / - prioriser les demandes relevant des critères C, K et L du PDALHPD et toute autre situation complexe nécessitant une analyse et une décision de la commission territoriale sociale d'examen ; / () Labelliser sur Imhoweb les décisions prises par la commission () ainsi que le degré de priorité () La CTSE étudie les demandes et se prononce (priorisation ou rejet). () Les décisions de rejet sont notifiées, motivation à l'appui, au demandeur. Les voies de recours sont précisées dans le courrier. Le demandeur peut faire un recours gracieux devant la CTSE ou un recours contentieux devant le tribunal administratif de Toulouse () ". En vertu de l'article 5.1 de ce règlement : " Le PDALHPD est l'outil de droit commun en charge de repérer et de labelliser les situations nécessitant un accès prioritaire à un logement social. / Les ménages priorisés par le PDALHPD, non relogés dans un délai de quatre mois, peuvent saisir la commission droit au logement opposable, sous réserve de remplir l'un des critères du droit au logement opposable (). / Afin d'éviter les délais inutiles, il est important que les demandeurs soient informés de la nécessité de saisir dans un premier temps le PDALHPD s'ils y sont éligibles, préalablement à la commission droit au logement opposable, au risque, si cela n'est pas le cas, de se voir rejeter systématiquement leur dossier par la commission droit au logement opposable pour absence de démarches préalables ".

4. Si les commissions territoriales sociales d'examen du sixième plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées de la Haute-Garonne émettent des correspondances intitulées " avis ", il résulte tant des dispositions précitées que des pièces du dossier que ces instances locales du plan départemental, saisies directement et uniquement par les demandeurs de logements sociaux avec l'aide de travailleurs sociaux, adoptent des actes ayant pour objet et pour effet, non seulement d'éclairer les organismes pertinents sur la situation de ces demandeurs, mais également de procéder à une priorisation des demandes s'imposant aux autorités compétentes pour l'attribution des logements et, dans une moindre mesure, à la commission de médiation du droit au logement opposable. Ces avis entraînent ainsi, lorsqu'ils sont négatifs, un classement de la demande de logement social présentée à la commission territoriale sociale d'examen à un rang moins prioritaire que celles labellisées par une décision positive. Or, ils ne donnent ensuite lieu à aucune autre décision que celles éventuellement rendues par la commission de médiation du droit au logement opposable ou les commissions d'attribution des logements et d'examen de l'occupation des logements prévues par l'article L. 441-2 du code de la construction et de l'habitation, dont l'appréciation est, ainsi que cela résulte des termes mêmes du sixième plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées, largement orientée par l'avis de la commission territoriale sociale d'examen. Dans ces conditions, les avis rendus par cette commission doivent être regardés comme constituant des décisions administratives susceptibles de recours pour excès de pouvoir.

En ce qui concerne la situation de M. B :

5. Aux termes de l'article 2.2 du règlement intérieur du sixième plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées de la Haute-Garonne : " Les critères de priorisation retenus sont : / A - personnes en situation de handicap dont le logement est inadapté, ou sur-occupé ou non décent / B - personnes sortant d'appartement de coordination thérapeutique ; / C - personnes mal logées ou en cumul de difficultés / D - personnes hébergées dans une structure d'hébergement ou de logement temporaire / E - personnes reprenant une activité professionnelle après une période de chômage de longue durée / F - personnes logées dans des locaux insalubres / G - personnes victimes de violences intrafamiliales / G bis - personnes victimes de viol ou d'agression sexuelle dans ou aux abords du domicile / H - personnes engagées dans le parcours de sortie de prostitution / I - personnes victimes d'infraction de traite d'êtres humains / J - personnes ayant à charge des enfants mineurs et vivant dans des locaux suroccupés ou non décents / K - personnes dépourvues de logement ou hébergées chez des tiers / L - personnes en situation d'expulsion sans solution de relogement. / De nouveaux publics et situations sont désormais pris en compte dans le 6ème PDALHPD : / Les familles d'étudiants avec enfants et/ou dont l'un des conjoints est en situation professionnelle active ; / - les propriétaires dans trois cas de figure ; () / - les mutations au sein du parc social pour certains critères (cf. tableau mutations - annexe n° 6) () ". Aux termes de l'annexe 6 " tableau des critères de mutation pris en compte " du règlement intérieur : " () C - situations de mal logement / situations prioritaires : logement trop petit / conditions : demande HLM de + de 36 mois sans proposition () ".

6. En l'espèce, M. B, qui occupe un logement social de type T1 de 33 m² et souhaite donc une mutation de logement, fait valoir que son logement est suroccupé dès lors qu'il y vit avec son épouse et ses six enfants.

7. Toutefois, il ressort de l'annexe 6 fixant les priorités du plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées en ce qui concerne les mutations entre logements sociaux que la situation de M. B ne serait susceptible de correspondre qu'à la priorité dénommée C " situations de mal logement ", qui ne peut être reconnue que lorsqu'une demande de logement social a été présentée sans recevoir de proposition pendant une période de trente-six mois. Or, il ressort des pièces du dossier que la demande de logement social du requérant datait de moins de trente-six mois à la date de la décision de la commission, de telle sorte que sa situation ne pouvait être regardée comme prioritaire en application du plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées. La commission n'a donc pas fait une mauvaise application des dispositions du plan départemental.

8. Enfin, s'il ressort des pièces du dossier que le logement est suroccupé au regard des dispositions de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation, il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission territoriale sociale d'examen ait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des critères de priorisation des demandes de logement social en ne déclarant pas la demande de M. B prioritaire.

9. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de la commission sociale d'examen du plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées du 7 juillet 2023. Sa requête doit donc être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au département de la Haute-Garonne.

- Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne (direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités).

Direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

Mme Bouisset, première conseillère,

Mme Lucas, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2024.

Le président, rapporteur,

P. GRIMAUD

L'assesseur le plus ancien,

K. BOUISSET La greffière,

M.-E. LATIF

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions