Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2305526
lundi 18 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2305526 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 septembre 2023, M. C B demande au juge des référés de lui permettre d'obtenir le moyen de se réinscrire en L2 de droit à l'université Toulouse I Capitole.
Il expose que :
-alors qu'il avait rendez-vous le 1er septembre 2023 pour se réinscrire en L2 de droit à l'université Toulouse I Capitole, le directeur des études et de la vie étudiante l'a informé qu'il avait été radié des listes en mai dernier pour s'être inscrit un nombre trop important de fois ;
-étant malvoyant, ses réinscriptions sont dues à des difficultés inhérentes à son état de santé et lui faire grief du fait qu'il se soit trop inscrit équivaut à lui faire grief de l'état dont il est affecté ;
-il souhaite simplement la préservation d'un droit préexistant, celui de pouvoir continuer ses études et de finaliser cette licence.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. En libellant sa demande " requête en référé conservatoire ", M. B doit être regardé comme demandant au juge des référés, saisi sur le fondement L. 521-3 du code de justice administrative, de lui permettre d'obtenir le moyen de se réinscrire en L2 de droit à l'université Toulouse I Capitole.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
3. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2. Il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
4. Et selon l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
5. M.Bn expose avoir saisi à plusieurs reprises l'université Toulouse I Capitole de recours gracieux contre la décision qui lui a été opposée le 1er septembre 2023, en vain. L'administration est dès lors réputée avoir opposé un refus à ces demandes. Dans l'hypothèse où le juge des référés ferait droit aux conclusions présentées par le requérant tendant à ce qu'il enjoigne à l'université Toulouse I Capitole de le réinscrire en L2 de droit, il ferait alors nécessairement obstacle à l'exécution de ces décisions de rejet. Dès lors, ces conclusions ne peuvent qu'être rejetées, et par voie de conséquence l'intégralité de la requête de l'intéressé sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative précité.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M.Bn est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. CBn.
Une copie en sera adressée à l'université Toulouse I Capitole.
Fait à Toulouse, le 18 septembre 2023.
Le juge des référés,
B. A
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
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