lundi 2 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2307752 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PLAZOLLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2023, et un mémoire, enregistré le 6 mai 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'enjoindre au président de l'association foncière pastorale de Merens Les Vals- Le Souleilla de lui communiquer, dans un délai d'un mois suivant le jugement à intervenir, et sous astreinte de 200 € par jour de retard, les procès-verbaux des assemblées générales de ladite association sur lesquels son nom figurerait en qualité d'adhérente, les convocations à ces assemblées générales, le ou les bulletins par lesquels elle aurait adhéré à cette association ainsi que les feuilles de présence à ces assemblées générales sur lesquelles figurerait sa signature ;
2°) de condamner ladite association à lui verser une somme de 1 000 € au titre de l'atteinte à son droit de propriété ;
3°) de mettre à la charge de cette même association une somme de 2 000 € au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par mémoire en défense, enregistré le 23 février 2024, la commune de Merens-les-Vals, conclut au rejet de la requête.
Par mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2024, l'association foncière pastorale de Merens Les Vals- Le Souleilla, représentée par Me Plazolles, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante une somme de 3 000 € au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
2. Aux termes des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. ".
3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le juge administratif ne dispose de pouvoirs d'injonction qu'à titre accessoire et ne peut, par suite, être saisi de conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal. Il s'ensuit que les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint au président de l'association foncière pastorale de Merens Les Vals- Le Souleilla de communiquer à Mme B les procès-verbaux des assemblées générales de ladite association sur lesquels son nom figurerait en qualité d'adhérente, les convocations à ces assemblées générales, le ou les bulletins par lesquels elle aurait adhéré à cette association ainsi que les feuilles de présence à ces assemblées générales sur lesquelles figurerait sa signature, lesquelles sont présentées à titre principal, sont manifestement irrecevables et doivent ainsi être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions tendant à ce que cette injonction soit assortie d'une astreinte.
Sur les conclusions indemnitaires :
4. Dans le cadre de sa requête introductive d'instance, enregistrée le 20 décembre 2023, Mme B se bornait à présenter les conclusions à fin d'injonction évoquées au point précédent. Si, par mémoire, enregistré 6 mai 2024, elle a également sollicité la condamnation de l'association foncière pastorale de Merens Les Vals- Le Souleilla à lui verser une somme de 1 000 € au titre de l'atteinte à son droit de propriété, ces conclusions constituent des conclusions nouvelles présentées au-delà du délai de recours contentieux, lequel, d'une durée de deux mois, a commencé à courir, au plus tard, à la date d'enregistrement de sa requête. Par suite, elles sont manifestement irrecevables. Au surplus, alors que les dispositions de l'article R. 411-1 exigent, à peine d'irrecevabilité, qu'une requête contienne, notamment, l'exposé de moyens, Mme B n'a développé aucun moyen au soutien de ses conclusions indemnitaires. Pour ce second motif, ces conclusions sont également manifestement irrecevables.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais d'instance :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'association foncière pastorale défenderesse la somme demandée, à ce titre, par la requérante. En outre, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur ce même fondement par ladite association.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'association foncière pastorale de Merens Les Vals-Le Souleilla sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à la commune de Mérens-les-Vals et à l'association foncière pastorale de Merens Les Vals- Le Souleilla.
Fait à Toulouse le 2 décembre 2024.
La présidente de la 6ème chambre,
M-O. MEUNIER-GARNER
La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026