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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2307866

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2307866

jeudi 7 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2307866
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre
Avocat requérantMACHADO TORRES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2023, M. A B, représenté par Me Machado Torres, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 13 décembre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, à titre principal, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;

- il n'a pas été pris à la suite d'un examen réel et sérieux de sa situation ;

- il a été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'il emporte sur sa situation personnelle.

S'agissant spécifiquement du refus de titre de séjour :

- il est entaché d'une erreur de droit, le préfet s'étant, à tort, cru lié par la circonstance qu'il se maintient illégalement en France depuis 2018 alors qu'il dispose d'un pouvoir d'appréciation en la matière ;

- il est intervenu en méconnaissance des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

S'agissant spécifiquement de la décision accordant un délai de départ volontaire de 30 jours :

- le préfet s'est estimé, à tort, lié par les critères posés par les dispositions du 2° de l'article L. 612-2 et du 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- sa situation personnelle justifiait qu'un délai supérieur lui soit accordé.

S'agissant spécifiquement de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle n'a, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, pas été prise à la suite d'une procédure contradictoire.

S'agissant spécifiquement de la décision portant interdiction de retour en France durant deux ans :

- elle est entachée d'erreur de droit ainsi que d'erreur manifeste d'appréciation.

Par mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 10 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 mai 2024.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 23 avril 2024.

Par courrier du 14 octobre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions présentées contre l'interdiction de retour sur le territoire français dès lors que l'arrêté attaqué n'a ni pour objet ni pour effet d'édicter une telle mesure.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention de New-York sur les droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;

- le code de justice administrative.

Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Meunier-Garner,

- les observations de Me Machado Torres, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, de nationalité algérienne, est entré en France, selon ses déclarations, en 2018. Il a présenté une demande d'asile, dont le rejet par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 11 décembre 2019, a été confirmé par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 27 février 2020. Le 15 mai 2020, il a fait l'objet d'une mesure d'éloignement édictée par le préfet du Gers, qu'il n'a pas exécutée. Par arrêté du 22 juin 2022, dont la légalité a été confirmée en dernier ressort par un arrêt de la cour administrative d'appel de Toulouse rendu le 11 juillet 2023, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français durant deux ans. Le 2 août 2022, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en France en se prévalant de sa situation familiale ainsi que d'une promesse d'embauche. Par arrêté du 13 décembre 2023, le préfet de la Haute-Garonne a, après avoir examiné les droits au séjour de M. B au regard, notamment, des stipulations du 5° de l'article 6 et de celles du b de l'article 7 de l'accord franco-algérien, rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente instance, M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 13 décembre 2023

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. Par une décision du 23 avril 2024, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est devenue sans objet. Dès lors, il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur la recevabilité des conclusions tendant à l'annulation d'une décision portant interdiction de retour sur le territoire français durant deux ans :

3. L'arrêté attaqué, qui se borne à refuser un titre de séjour en l'assortissant d'une décision portant obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours ainsi que d'une décision fixant le pays de renvoi, n'a ni pour objet ni pour effet de prononcer à l'encontre de M. B une interdiction de retour en France durant deux ans. A cet égard, si l'article 5 dudit arrêté fait mention de cette interdiction, ce n'est qu'en vue de rappeler l'existence d'une telle mesure contenue au sein de l'arrêté du 22 juin 2022 dont M. B avait, précédemment, fait l'objet et qui, à la date de l'arrêté attaqué, était toujours exécutoire.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation d'une décision portant interdiction de retour en France durant deux ans, laquelle est matériellement inexistante, doivent être rejetées pour irrecevabilité.

Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :

5. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

6. En l'espèce, et d'une part, l'arrêté attaqué vise les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de M. B, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il précise également l'identité, la date et le lieu de naissance de M. B, ainsi que les conditions de son entrée en France, et expose les raisons pour lesquelles il ne remplit pas les conditions pour obtenir le titre de séjour sollicité. Il expose, enfin, sa situation familiale en relevant que la conjointe de M. B étant une compatriote en situation irrégulière sur le territoire français, il n'existe aucun obstacle à ce que la cellule familiale, qu'il compose avec son épouse et leurs quatre enfants mineurs, se reconstitue hors de France et notamment, en Algérie, où il dispose d'attaches personnelles et familiales importantes. Dans ces conditions, et dès lors que l'exigence de motivation n'implique pas que la décision mentionne l'ensemble des éléments particuliers de la situation de l'intéressé, le préfet de la Haute-Garonne a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait fondant sa décision de refus de titre de séjour, laquelle apparaît ainsi suffisamment motivée.

7. D'autre part, la décision portant obligation de quitter le territoire national, fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour. Ainsi, la décision portant refus de titre de séjour étant suffisamment motivée, l'obligation de quitter le territoire français l'est également.

8. Par ailleurs, en dehors de l'hypothèse d'absence de délai de départ volontaire ou de rejet d'une demande expresse d'un délai supérieur à trente jours, la décision fixant le délai de départ volontaire n'a pas le caractère d'une décision devant être motivée. Dans ces conditions, et dès lors que le requérant n'établit pas ni même n'allègue avoir demandé un délai de départ volontaire supérieur à trente jours, il ne peut ainsi utilement soutenir que la décision fixant un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée.

9. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi, qui constitue, en vertu des dispositions de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision distincte de l'obligation de quitter le territoire français, devant faire l'objet d'une motivation spécifique, vise l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, elle mentionne la nationalité du requérant et indique qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements réels et actuels contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine au regard, notamment, du rejet définitif de sa demande d'asile. Dans ces conditions, cette décision est suffisamment motivée.

10. Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 9 que le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.

11. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué, lequel est, ainsi qu'il vient d'être dit, suffisamment motivé, que le préfet ne se serait pas livré à un examen réel et sérieux de la situation de M. B avant de prendre cet arrêté.

12. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

13. En l'espèce, si M. B se prévaut de sa présence en France depuis quatre ans, il n'établit toutefois pas la date précise de son arrivée sur le territoire français et sur lequel il s'est maintenu irrégulièrement, en dépit de deux obligations de quitter le territoire français prononcées par les préfets du Gers et de la Haute-Garonne respectivement le 15 mai 2020 et le 22 juin 2022. Par ailleurs, si le requérant se prévaut de la présence en France de son épouse, il n'est pas contesté que celle-ci, de nationalité algérienne, est également en situation irrégulière sur le territoire français. Ainsi, et en l'absence de circonstance particulière, il n'existe aucun obstacle à ce que la cellule familiale qu'il compose avec son épouse et leurs quatre enfants, tous mineurs, se reconstitue dans son pays d'origine où il n'est pas dépourvu de toute attache. Enfin, M. B ne justifie pas d'une intégration particulière en France, notamment sur un plan professionnel, en se prévalant d'une simple promesse d'embauche. Dans ces conditions, eu égard aux conditions du séjour en France de M. B, le préfet de la Haute-Garonne n'a, par l'arrêté attaqué, pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

14. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point précédent, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'il emporte sur la situation personnelle de M. B doit également être écarté.

En ce qui concerne spécifiquement la décision portant refus de titre de séjour :

15. D'une part, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des mentions portées sur l'arrêté attaqué que le préfet, qui a examiné si la situation de M. B justifiait une régularisation à titre dérogatoire, se serait cru en situation de compétence liée au regard de la circonstance que ce dernier s'est maintenu en situation irrégulière en France malgré deux mesures d'éloignement prises à son encontre. Par suite, le moyen tiré de ce que le refus de titre de séjour contesté serait entaché d'une erreur de droit doit être écarté comme manquant en fait.

16. D'autre part, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

17. Ainsi qu'il a été dit au point 13 du présent jugement, la décision attaquée n'a pas pour effet de séparer M. B de ses quatre enfants dès lors que rien ne s'oppose à ce que ces derniers repartent avec lui et son épouse en Algérie. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que les deux aînés de M. B, qui sont scolarisés en France, ne pourraient poursuivre leur scolarité dans ce pays. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations précitées de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté.

En ce qui concerne spécifiquement la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours :

18. D'une part, il ressort des mentions portées sur l'arrêté attaqué que le préfet qui, avant de décider d'accorder à M. B un délai de départ volontaire de 30 jours, s'est livré à une analyse de la situation de l'intéressé en France, ne s'est pas cru en situation de compétence liée pour prendre une telle mesure. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours serait entaché d'une erreur de droit doit être écarté comme manquant en fait.

19. D'autre part, eu égard à la situation personnelle et familiale de M. B, telle que rappelée au point 13, le moyen tiré de ce que la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours procèderait d'une erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté.

En ce qui concerne spécifiquement la décision fixant le pays de destination :

20. Si le requérant entend se prévaloir des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, il résulte des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'administration signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français et les décisions accessoires qui l'accompagnent, telle que la décision fixant le pays de renvoi. Dès lors, les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixent les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du même code et prévoient, notamment, la mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable à leur édiction, ne peuvent être utilement invoquées par M. B à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté comme étant inopérant.

21. Il résulte de tout ce qui précède que M B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 13 décembre 2023.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la qualité de partie perdante, la somme réclamée par le requérant au bénéfice de son conseil.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de M. B tendant à l'admettre, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Machado Torres et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 18 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Meunier-Garner, présidente,

M. Frindel, conseiller,

Mme Lucas, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2024.

La présidente-rapporteure,

M-O. MEUNIER-GARNER

L'assesseur le plus ancien,

T. FRINDEL

La greffière,

B. RODRIGUEZ

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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