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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2400411

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2400411

jeudi 23 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2400411
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 janvier et 20 mars 2024, M. E D, représenté par Me Pougault, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 novembre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer le titre de séjour sollicité, ou à défaut de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

4°) de mettre à la charge de l'État, outre les entiers dépens, le paiement à son conseil de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

En ce qui concerne l'arrêté en litige pris dans son ensemble :

- il est entaché d'un défaut de compétence de son auteur ;

- il est entaché d'un défaut de motivation ;

- il est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru en situation de compétence liée ;

- elle méconnaît le 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;

- elle méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête, à titre principal comme irrecevable et, à titre subsidiaire, comme non fondée.

Il fait valoir que

- la requête est tardive ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Hecht,

- et les observations de Me Sarasqueta, substituant Me Pougault, représentant M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant algérien né le 7 juillet 1972, est entré en France le 5 mars 2022 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de 90 jours valable du 15 septembre 2021 au 14 septembre 2023. Le 25 avril 2023, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé, qui a été examiné sur le fondement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par un arrêté du 15 novembre 2023, dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 10 avril 2024, M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, la demande du requérant tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire est devenue sans objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions contestées :

3. En premier lieu, par un arrêté du 13 mars 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme C, directrice des migrations et de l'intégration, en matière de police des étrangers, notamment de mesures d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué manque en fait.

4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. " D'autre part, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. " Et aux termes de l'article L. 611-1 de ce code : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ".

5. Il résulte des termes mêmes des décisions contenues dans l'arrêté en litige qu'elles comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent et dont le préfet avait connaissance à la date de son édiction. La circonstance que le préfet, sans s'être estimé lié par celui-ci, se soit approprié les motifs de l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII est sans incidence sur le caractère suffisant de la motivation de ladite décision. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, laquelle ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, ne peut donc qu'être écarté, de même que le moyen tiré de ce que le préfet se serait cru en situation de compétence liée.

6. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni de la motivation de l'arrêté attaqué, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle de M. D, que le préfet de la Haute-Garonne se serait abstenu de procéder à un examen sérieux et personnalisé de sa situation. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de la situation de M. D doit être écarté.

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

7. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".

8. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine notamment au vu de ces échanges et éléments contradictoires. En cas de doute et notamment lorsque le secret médical a été levé par l'intéressé, il lui appartient, le cas échéant, de compléter ces éléments en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

9. Pour refuser de délivrer à M. D le titre de séjour sollicité, le préfet de la Haute-Garonne s'est notamment fondé sur l'avis du 25 août 2023 rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui indique que si l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il pourrait, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, l'Algérie, bénéficier effectivement d'un traitement approprié et que son état de santé lui permet d'y voyager sans risque.

10. S'il n'est pas contesté que M. D, qui est atteint d'une maladie de Crohn, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'intéressé soutient qu'il ne peut pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, l'Algérie. Premièrement, s'il allègue que sa maladie n'avait pas été diagnostiquée en Algérie, toutefois il ne verse en ce sens qu'une attestation de sa part, qui ne saurait remettre en cause le dossier médical de l'OFII qui mentionne que sa maladie et son suivi ont commencé en 2018, ou bien en 2019, mais en tout état de cause en Algérie, et ce alors qu'en tout état de cause cet argument n'est plus opérant dès lors que le diagnostic médical est désormais posé. Deuxièmement, il ressort des pièces du dossier, en particulier du dossier médical de l'OFII, que M. D était initialement pris en charge avec de l'Adalimumab. S'il en ressort aussi, en particulier du courrier du 20 novembre 2023 du docteur A, que M. D est désormais pris en charge avec du Stelara, en raison de l'échec du traitement précédent, toutefois cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors qu'elle se rapporte à des faits survenus postérieurement. Dans ces conditions, M. D, qui ne conteste pas la disponibilité en Algérie de l'Adalimumab, ne peut utilement se prévaloir de l'indisponibilité dans ce pays du Stelara, à la supposer établie. Troisièmement, s'il se prévaut de la nécessité de son suivi psychologique en lien avec sa pathologie, toutefois la seule attestation de Mme B, sa psychologue, en date du 15 janvier 2024 et donc au demeurant postérieure à l'arrêté en litige, ne saurait démontrer l'existence d'une pathologie médicale, alors que le dossier médical de l'OFII ne relève aucune pathologie psychiatrique et que le requérant ne verse aucune pièce médicale en ce sens. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir qu'il ne pouvait pas, à la date de l'arrêté en litige, bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, ni donc, par conséquent, que le préfet aurait méconnu les stipulations du 7° de l'article 6 précité.

11. En deuxième lieu, le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

12. Si M. D soutient que le refus de titre de séjour opposé par le préfet méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 précité en raison de la scolarisation en France de ses quatre enfants mineurs, toutefois il ne peut utilement invoquer ce moyen à l'encontre de cette décision qui n'a ni pour objet ni pour effet de le séparer de ses enfants, non plus que de mettre fin à leur scolarisation. Par suite ce moyen ne peut qu'être écarté, en toutes hypothèses.

13. Enfin, M. D ne justifie pas de plus de 20 mois de présence en France à la date de la décision attaquée, puisqu'il justifie seulement être entré en France le 5 mars 2022 avec un visa de 90 jours, tandis qu'il s'est maintenu après cette période de manière irrégulière, à supposer même que son séjour soit établi. De plus, il ne conteste pas que son épouse, algérienne, ne dispose pas de titre de séjour en France, non plus que leurs quatre enfants, mineurs et de même nationalité. Dans ces conditions, compte tenu des motifs exposés aux points 10 et 12, et en l'absence de circonstances supplémentaires, M. D n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le refus de titre de séjour opposé à M. D n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".

16. Pour les motifs exposés au point 10, M. D n'est pas fondé à soutenir qu'il ne pouvait pas, à la date de l'arrêté en litige, bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, ni donc, par conséquent, que le préfet aurait méconnu les stipulations du 9° de l'article L. 611-3 précité.

17. En troisième lieu, s'il ressort des pièces du dossier que les quatre enfants mineurs de M. D sont scolarisés en France depuis leur arrivée sur le territoire national en mars 2022, toutefois il ressort des pièces du dossier que l'épouse de M. D et leurs quatre enfants sont algériens et sans titre de séjour en France et que, partant, leur cellule familiale a vocation à se reconstituer en Algérie, où ils ont vécu au moins jusqu'en mars 2022, la naissance en France de leur quatrième enfant étant sans incidence, et alors que M. D ne justifie pas pourquoi " un retour dans leur pays d'origine aurait des conséquences particulièrement graves, notamment en plein milieu d'année scolaire ". Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 cité au point 11 ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne le pays de destination :

18. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision obligeant M. D à quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.

19. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "

20. M. D ne démontre pas qu'il serait exposé à des traitements inhumains et dégradants contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, en particulier en termes de disponibilité et d'accessibilité du traitement de suivi de son état de santé, ainsi qu'il a été dit plus haut, de sorte que ce dernier moyen ne peut qu'être écarté.

21. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 15 novembre 2023 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de même que celles présentées au titre de dépens inexistants dans la présente affaire.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire présentée par M. D.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E D, à Me Pougault et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 2 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2024.

Le rapporteur,

S. HECHT

La présidente,

S. CAROTENUTOLa greffière,

S. SORABELLA

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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