vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2401045 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 février 2024, l'association " Sauvegarde de l'environnement en pays rabastinois " (SEPRA) demande au tribunal d'annuler la délibération du 12 juin 2023 par laquelle le conseil de communauté de l'agglomération Gaillac-Graulhet a approuvé la 7ème modification du plan local d'urbanisme de la commune de Couffouleux.
Elle soutient que la délibération attaquée procède d'une erreur manifeste dès lors que la population de la commune était, en 2018, en avance de quatre ans sur ce qu'indique le plan local d'urbanisme, que ce phénomène n'a fait que s'accentuer et qu'il n'y avait, par suite, pas à ouvrir à l'urbanisation la zone AU0 de l'ancienne gare de marchandises.
Par mémoire en défense, enregistré le 2 juillet 2024, la communauté d'agglomération Gaillac-Graulhet, représentée par Me Izembard, conclut au rejet de la requête, à titre principal, pour irrecevabilité et, à titre subsidiaire, au fond, ainsi qu'à ce que soit mise à la charge de l'association requérante une somme de 3 000 € au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable à double titre : non seulement l'association requérante ne justifie pas de son intérêt pour agir mais qui plus est sa requête ne contient, contrairement aux exigences posées par les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, l'exposé d'aucun moyen ;
- à titre subsidiaire, l'unique moyen susceptible d'être identifié n'est pas fondé.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Par délibération du 12 juin 2023, le conseil de communauté de l'agglomération Gaillac-Graulhet a approuvé la 7ème modification du plan local d'urbanisme de la commune de Couffouleux. Pour contester cette délibération, l'association SEPRA soutient qu'elle est entachée d'erreur manifeste dès lors que la population de la commune était, en 2018, en avance de quatre ans sur ce qu'indique le plan local d'urbanisme, que ce phénomène n'a fait que s'accentuer et qu'il n'y avait, par suite, pas à ouvrir à l'urbanisation la zone AU0 de l'ancienne gare de marchandises. Toutefois, un tel moyen, qui ne repose que sur des affirmations, lesquelles ne sont assorties d'aucune argumentation venant au soutien d'un raisonnement juridique, ne saurait être regardé comme étant assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. En outre, la requête n'ayant été suivie dans le délai de recours contentieux, lequel a commencé à courir au plus tard à la date d'introduction de la requête, d'aucune production explicitant ce moyen ou en comportant d'autres, celle-ci doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais d'instance :
3. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. () ".
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association SEPRA une somme de 1 200 € à verser à la communauté d'agglomération Gaillac-Graulhet, sur le fondement des dispositions citées au point précédent.
O R D O N N E :
Article 1 : La requête de l'association SEPRA est rejetée.
Article 2 : L'association SEPRA versera une somme de 1 200 € (mille deux cents euros) à la communauté d'agglomération Gaillac-Graulhet au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association " Sauvegarde de l'environnement en pays rabastinois " et à la communauté d'agglomération Gaillac-Graulhet.
Fait à Toulouse le 20 septembre 2024.
La présidente de la 6ème chambre,
M-O. MEUNIER-GARNER
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026