mercredi 30 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2401061 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SARASQUETA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 février 2024, M. A B, représenté par Me Sarasqueta, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 juin 2023 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (ci-après "OFII") a refusé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'OFII portant rejet du recours administratif exercé à l'encontre de la décision précitée ;
2°) d'enjoindre à l'OFII, à titre principal, d'accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à M. B pour la période du 22 juillet au 27 décembre 2020, et de lui verser en conséquence les sommes dues au titre de l'allocation pour demandeur d'asile, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation pour la même période dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil au bénéfice de M. B dans un délai de 7 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où le requérant ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2024, l'OFII conclut au rejet de la requête.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 mai 2024.
Il fait valoir que la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté et comporte des moyens qui ne sont pas fondés, notamment eu égard au fait que le requérant ne serait pas éligible au bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ; ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : "La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ", l'article R. 421-5 du même code disposant par ailleurs que : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée du 28 juin 2023 a effectivement été notifiée à M. B et comportait les mentions relatives aux voies et délais de recours. Ainsi, l'intéressé a adressé un recours administratif préalable obligatoire le 24 août 2023 à l'OFII qui y a répondu par une décision de refus du 30 août 2023, notifiée le 5 septembre suivant, qui comportait également les mentions relatives aux voies et délais de recours. Toutefois, le requérant a adressé la présente requête au greffe du tribunal, le 22 février 2024, soit au-delà du délai de 2 mois fixé par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle, présentée le 19 février 2024, soit après l'expiration du délai du recours contentieux, n'a pu avoir pour effet de proroger ce délai parvenu à son terme. Dès lors, la requête de M. B est tardive et entachée d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être régularisée. Par suite, il y a lieu de la rejeter par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Sarasqueta.
Fait à Toulouse, le 30 octobre2024.
Le président de la 4ème chambre,
H. CLEN
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
N°2401061
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026