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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2401349

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2401349

lundi 8 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2401349
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantRACOUPEAU JULIE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par la société MBS d’un recours en excès de pouvoir contre un refus d’autorisation préalable d’exercer délivré par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré l’autorisation sollicitée, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, la société requérante n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 8 décembre 2025, le tribunal a donc constaté le désistement d’office de la requête sur le fondement des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 mars 2024 et 12 août 2025, la société par actions simplifiées (SAS) MBS, représentée par son dirigeant, M. B... A..., et représentée par Me Racoupeau, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler la décision du 1er septembre 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a refusé la délivrance d’une autorisation préalable ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux née le 11 janvier 2023 ;

3°) d’enjoindre au directeur du CNAPS de lui délivrer sans délai une autorisation d’exercer ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles engagés pour l’instance et non compris dans les dépens, par application de l’article L.761-1 du code de justice administrative et ordonner le versement à son conseil, en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


Par un mémoire en défense, enregistré le 2 septembre 2025, le conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il soutient que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet dès lors que le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a délivré l’autorisation d’exercer à la société requérante.

Par une lettre, en date du 15 octobre 2025, la SAS MBS a été invitée, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de ses conclusions et a été informée de ce qu’à défaut de réception d’une confirmation, elle serait réputée s’en être désistée.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Et aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (…) ».

3. En dépit de la demande qui a été adressée à son conseil en application des dispositions susvisées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative le 15 octobre 2025 et dont il a été accusé réception le 16 octobre 2025, la SAS MBS n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois qui lui était imparti. Par suite, elle doit être réputée s’être désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.






O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SAS MBS.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS MBS et au Conseil national des activités privées de sécurité.

Fait à Toulouse, le 8 décembre 2025.


Le président de la 4ème chambre,





H. CLEN

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :
La greffière en chef,


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