jeudi 6 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2402383 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DIALEKTIK AVOCATS AARPI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 avril et 3 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Bachet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 29 novembre 2023 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer le certificat de résidence sollicité, dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à tout le moins, de réexaminer sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle lui serait refusée, de mettre cette somme à la charge de l'Etat sur le seul fondement de l'article L. 761-1 de ce code.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de compétence de son auteur ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie de la possibilité pour le requérant de se voir délivrer un certificat de résidence valable un an ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet n'a pas mis en balance les éléments de sa vie privée et familiale avec les considérations d'ordre public ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 juin et 29 juillet 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'absence de saisine de la commission du titre de séjour pour se prononcer sur la délivrance d'un certificat de résidence d'un an n'a privé le requérant d'aucune garantie ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 30 août 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 septembre suivant.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Frindel ;
- et les observations de Me Bachet, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien, déclare être entré sur le territoire français pour la première fois le 25 février 2010, à l'âge de cinq ans. Le 5 mars 2013, il a été admis au séjour dans le cadre d'une procédure de regroupement familial sur place initiée par sa mère. Le 17 mai 2021, il a sollicité la délivrance d'un premier certificat de résidence algérien au titre de la vie privée et familiale en qualité d'étranger autorisé à séjourner en France au titre du regroupement familial et en qualité d'étranger résidant en France depuis au moins l'âge de dix ans. Après avoir examiné sa demande sur le fondement des stipulations du 5° de l'article 6 et des d) et e) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien susvisé, le préfet de la Haute-Garonne l'a rejetée, par une décision du 29 novembre 2023 dont le requérant sollicite, par sa requête, l'annulation.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Par une décision du 24 avril 2024, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, les conclusions tendant à ce que soit prononcée son admission provisoire à l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme D C, directrice des migrations et de l'intégration, qui disposait d'une délégation de signature régulièrement consentie par le préfet de la Haute-Garonne par un arrêté du 13 mars 2023, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du 15 mars 2023, à l'effet de signer, notamment, les refus d'admission au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision contestée doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
5. La décision attaquée vise les stipulations du 5° de l'article 6 et celles des d) et e) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien susvisé sur lesquelles elle se fonde, et rappelle également que l'administration peut, en application de la réglementation générale relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, refuser l'admission au séjour à un ressortissant algérien en se fondant sur des motifs tenant à l'ordre public. Elle précise l'identité, la nationalité, la date déclarée d'entrée en France du requérant et retrace son parcours administratif. Elle mentionne le sens de l'avis de la commission du titre de séjour qui s'est prononcée le 12 octobre 2022 sur sa situation. Elle expose enfin les raisons pour lesquelles le préfet de la Haute-Garonne a refusé de faire droit à la demande de M. B, et précise à cet égard que sa présence sur le territoire français constitue une menace pour l'ordre public et qu'après un examen approfondi, objectif et individualisé de sa situation, il ne peut être admis au séjour. Dans ces conditions, le préfet a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait fondant sa décision.
6. En troisième lieu, d'une part, l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () ". Il résulte de ces dispositions, applicable aux ressortissants algériens, que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour du cas des seuls ressortissants algériens qui remplissent effectivement les conditions prévues à l'article 6 de l'accord franco-algérien, équivalentes à celles des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les ressortissants algériens qui se prévalent de ces stipulations.
7. D'autre part, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui, entré en France dans le cadre d'une procédure de regroupement familial, y vit depuis 2013, remplit, ainsi, les conditions prévues au 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé pour obtenir de plein droit un titre de séjour sur ce fondement. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne se devait de saisir la commission du titre de séjour tant de la question de la délivrance au requérant d'un certificat de résidence d'une durée de dix ans que de celle relative à la délivrance d'un certificat d'une durée d'un an, lequel était également sollicité par l'intéressé. S'il ressort des pièces du dossier que ladite commission n'a été saisie que de la question de la délivrance à M. B d'un certificat de résidence d'une durée de dix ans et que, par suite, son avis défavorable rendu au cours de sa séance du 12 octobre 2022 ne porte que sur ce titre, elle a tout de même émis son avis au regard de la menace à l'ordre public que représenterait l'intéressé, laquelle ne dépend pas de la durée du titre de séjour sollicité. Dans ces conditions, le vice de procédure ainsi commis ni n'a été de nature à avoir eu une influence sur le sens de la décision attaquée ni n'a privé l'intéressé d'aucune garantie. Il s'ensuit que le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
9. En quatrième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée ni des pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant avant d'édicter la décision en litige.
10. En cinquième lieu, aucune stipulation de l'accord franco-algérien susvisé ne prive l'administration française du pouvoir qui lui appartient, en application de la réglementation générale relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, de refuser l'admission au séjour d'un ressortissant algérien en se fondant sur la circonstance que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.
11. Il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Garonne, après avoir rappelé, d'une part, les conditions d'entrée du requérant en France et de son admission au séjour, le 5 mars 2013, soit avant l'âge de dix ans, dans le cadre d'une procédure de regroupement familial sur place sollicitée par sa mère, et d'autre part, ses condamnations, le 19 septembre 2022, à une peine de cinq mois d'emprisonnement dont trois mois assortis d'un sursis pour des faits de transport non autorisé de stupéfiants, d'offre ou cession non autorisée de stupéfiants, de recel de bien provenant d'un vol, usage illicite de stupéfiants, intrusion non autorisée dans l'enceinte d'un établissement scolaire, conduite d'un véhicule sans permis et refus par le conducteur d'un véhicule d'obtempérer à une sommation de s'arrêter et, le 21 février 2023, à une peine cumulée de huit mois d'emprisonnement ferme et une amende de deux-cents euros pour des faits de conduite d'un véhicule sans permis, circulation avec un véhicule sans assurance et récidive de refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, a considéré, " après un examen approfondi, objectif et individualisé " de la situation de M. B, que ce dernier ne pouvait être admis au séjour, que ce soit de droit ou de manière discrétionnaire. Ainsi, et contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet de la Haute-Garonne a procédé à la mise en balance des éléments de sa vie privée et familiale avec les considérations d'ordre public. Le moyen d'erreur de droit soulevé à cet égard doit donc être écarté.
12. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 susvisé : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () 5. Au ressortissant algérien, qui n'entre pas les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 7 bis du même accord : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour () : / () / d) Aux membres de la famille d'un ressortissant algérien titulaire d'un certificat de résidence valable dix ans qui sont autorisés à résider en France au titre du regroupement familial ; / e) Au ressortissant algérien qui justifie résider habituellement en France depuis qu'il a atteinte au plus l'âge de dix ans ; () ".
13. Si M. B se prévaut de son entrée sur le territoire national à l'âge de huit ans dans le cadre d'une procédure de regroupement familial, de sa résidence en France de manière continue depuis 2013, et de la circonstance qu'il vit au domicile familial, où il aide sa mère à s'occuper de sa jeune sœur handicapée, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'aide ainsi apportée par l'intéressé, qui est en France célibataire et sans charge de famille, ne pourrait être apportée par un tiers. De plus, et ainsi qu'il a été dit au point 8 du présent jugement, le requérant a été condamné les 19 septembre 2022 et 21 février 2023 à une peine totale de dix mois d'emprisonnement ferme pour de multiples délits, dont les derniers ont été commis en récidive le 20 février 2023, soit moins d'un an avant la décision litigieuse, et alors que l'intéressé bénéficiait de la présence de son entourage familial et d'un suivi éducatif. A cet égard, il ressort des écritures du préfet, non contredites sur ce point, que le comportement délinquant de l'intéressé, commencé à l'âge de 13 ans, s'inscrit dans la durée, et qu'outre les condamnations susmentionnées, il a été condamné à trois autres reprises entre 2020 et 2022 pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. Par ailleurs, si M. B soutient avoir débuté un suivi pour soigner sa dépendance à la drogue, il sera relevé, en tout état de cause, qu'il n'en justifie pas par les pièces qu'il produit. Enfin, il ne justifie pas d'une intégration particulière dans la société française, et ne saurait, à ce titre, utilement se prévaloir d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée datée du 9 mai 2024, postérieure à la décision attaquée. Eu égard à l'ensemble des circonstances de l'espèce, en particulier de la menace actuelle à l'ordre public que constitue le comportement de M. B, et quand bien même il n'aurait plus de lien avec son pays d'origine, le préfet de la Haute-Garonne, en refusant de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans ou même d'un an, décision qui n'a pas, en elle-même, pour effet d'éloigner l'intéressé du territoire français, n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels la décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur la situation personnelle et familiale du requérant doit également être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision du préfet de la Haute-Garonne du 29 novembre 2023 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. B tendant à son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Bachet et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Meunier-Garner, présidente,
M. Frindel, conseiller,
Mme Lejeune, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2025.
Le rapporteur,
T. FRINDEL
La présidente,
M.-O. MEUNIER-GARNER
La greffière,
B. RODRIGUEZ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026