vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2402479 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SEBAN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 avril 2024, Mme C B et M. A D doivent être regardés comme demandant au tribunal :
1°) de suspendre, d'une part, le titre de recette émis le 20 février 2024 pour un montant de 4 600 euros en paiement, au titre de la période du 26 août 2023 au 25 novembre 2023, de l'astreinte administrative prononcée, sur le fondement de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, par arrêté du 25 août 2023 et, d'autre part, le titre de recette émis le 14 mars 2024 pour un montant de 4 600 euros en paiement, au titre de la période du 26 novembre 2023 au 25 février 2024, de cette même astreinte administrative ;
2°) d'annuler ces deux titres exécutoires émis les 20 février 2024 et 14 mars 2024.
Ils soutiennent que :
- ces décisions les placent dans une situation difficile tant sur un plan financier que psychologique ;
- il leur paraît absurde de devoir réaliser dès à présent les travaux de mise en conformité sollicités alors qu'ils ont contesté, dans le cadre d'un recours contentieux, qui est toujours pendant, le refus de permis de régularisation qui leur a été opposé.
Par mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2024, la commune de Sébazac-Concourès, représentée par Me Lherminier, conclut au rejet de la requête, à titre principal, pour irrecevabilité et, à titre subsidiaire, au fond ainsi qu'à ce que, en toute hypothèse, soit mise à la charge des requérants une somme de 3 000 € au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de suspendre l'exécution d'un acte administratif ;
- les conclusions à fin d'annulation de la requête ne tendent pas à obtenir l'annulation des titres exécutoires émis les 20 février 2024 et 14 mars 2024, mais celle de l'arrêté du 25 août 2023 prononçant une astreinte administrative, lequel est déjà contesté dans le cadre d'une autre instance qui est toujours pendante ;
- à titre subsidiaire, aucun moyen n'est fondé.
La requête ainsi que le mémoire en défense produit par la commune de Sébazac-Concourès ont été communiqués au centre des finances publiques de Rodez, lequel n'a pas produit d'observations en défense.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en sens. () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".
Sur les conclusions à fin de suspension des titres exécutoires contestés :
2. Il n'appartient pas au juge du fond de prononcer la suspension de l'exécution d'une décision administrative, laquelle relève de la compétence du juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions de la requête à fin de suspension des titres litigieux sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions à fin d'annulation des titres exécutoires contestés :
3. En vue d'obtenir l'annulation des titres litigieux, les requérants soutiennent que ces titres les placent dans une situation difficile tant sur un plan financier que psychologique et qu'il leur paraît absurde de devoir réaliser, dès à présent, les travaux de mise en conformité sollicités alors qu'ils ont contesté, dans le cadre d'un recours contentieux qui est toujours pendant, le refus de permis de régularisation qui leur a été opposé. Toutefois, de tels moyens, à les supposer fondés, sont sans incidence sur la légalité des titres contestés. Dans ces conditions, et dès lors que la requête n'a été suivie dans le délai de recours contentieux, lequel a commencé à courir au plus tard à la date d'introduction de celle-ci, d'aucune production exposant de nouveaux moyens, les conclusions à fin d'annulation de la requête, qui ne reposent que sur des moyens inopérants, doivent être rejetées en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais d'instance :
4. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme demandée, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, par la commune défenderesse.
O R D O N N E :
Article 1 : La requête de Mme B et de M. D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la comme de Sébazac-Concourès sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B, à M. A D, à la commune de Sébazac-Concourès et au centre des finances publiques de Rodez.
Fait à Toulouse le 4 octobre 2024.
La présidente de la 6ème chambre,
M-O. MEUNIER-GARNER
La République mande et ordonne au préfet de l'Aveyron en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026