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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2403265

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2403265

mardi 10 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2403265
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantMERCIER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Tarn du 8 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er juin 2024, M. A B, représenté par Me Mercier, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet du Tarn lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

3°) d'enjoindre audit préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à tout le moins, de procéder au réexamen de sa demande ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

- il a été pris par une autorité incompétente ;

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait ;

- elle n'a pas été prise à la suite d'un examen réel et sérieux de sa situation ;

- dès lors qu'il n'a jamais été destinataire d'une précédente mesure d'éloignement, cette décision procède d'une erreur de droit au regard du 1° de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- eu égard à la durée et aux conditions de son séjour en France, elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait ;

- elle n'a pas été prise à la suite d'un examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la fixation du pays de renvoi :

- elle est insuffisamment motivée en fait ;

- elle est dépourvue de base légale au regard de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle est fondée ;

- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 721-4 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2024, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu :

- l'ordonnance du juge des référés du 2 juillet 2024 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu la décision du 25 septembre 2024 par laquelle M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Lestarquit.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant congolais, a sollicité, le 30 octobre 2023, son admission exceptionnelle au séjour en se prévalant de sa vie privée et familiale ainsi que de son insertion professionnelle. Par arrêté du 8 avril 2024, le préfet du Tarn a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par la présente instance, M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Par décision du 25 septembre 2024, M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale. Par suite, les conclusions tendant à son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ayant perdu leur objet en cours d'instance, il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen dirigé contre l'arrêté attaqué dans son ensemble :

3. Par arrêté 10 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Tarn le même jour, le préfet de ce département a donné délégation à M. Sébastien Simoes, secrétaire général de la préfecture du Tarn, et signataire de l'arrêté attaqué, pour signer tous les actes dans la limite de ses attributions, au nombre desquelles figure la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.

En ce qui concerne les moyens spécifiquement dirigés contre la décision portant refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, la décision attaquée, qui mentionne les textes sur lesquels elle se fonde et décrit la situation de l'intéressé, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dans ces conditions, et alors que le préfet n'est pas tenu d'indiquer l'ensemble des éléments se rapportant à la situation personnelle de l'intéressé mais doit seulement indiquer ceux qui fondent sa décision, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté comme manquant en fait.

5. En deuxième lieu, il ne ressort ni des mentions portées sur la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. B avant de prendre cette décision. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : / 1° N'ayant pas satisfait à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français dans les formes et les délais prescrits par l'autorité administrative () ".

7. En l'espèce, le préfet du Tarn a refusé de délivrer à M. B le titre de séjour sollicité au motif que l'intéressé s'était soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 1er juillet 2019. Il ressort des pièces du dossier que cette mesure d'éloignement, qui est versée à l'instance, a été notifiée à M. B à la dernière adresse connue de l'administration, à savoir celle que l'intéressé avait communiquée dans le cadre de l'instruction de sa demande d'asile. Présenté à cette adresse le 3 juillet 2019, le pli contenant cette mesure d'éloignement, qui n'a pas été retiré dans le délai de quinze jours, a été retourné à la préfecture du Tarn avec la mention " Pli avisé et non réclamé ". Dans ces conditions, et dès lors que le requérant n'établit pas ni même n'allègue avoir informé la préfecture d'un changement d'adresse, l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. B le 1er juillet 2019 doit être regardée comme lui ayant été régulièrement notifiée le 3 juillet 2019. Par suite, et dès lors que ce dernier n'a pas déféré à cette mesure d'éloignement dans le délai qui lui était imparti, le préfet du Tarn a pu légalement, par la décision attaquée, refuser de délivrer à M. B le titre de séjour sollicité sur le fondement des dispositions précitées du 1° de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré d'une erreur de droit au regard de ces dispositions doit être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 435-1du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".

9. En présence d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée sur le fondement de l'article L. 435-1du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifie d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des motifs exceptionnels exigés par la loi. Il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si cette promesse d'embauche ou ce contrat de travail, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

10. En l'espèce, si M. B déclare être entré en France en octobre 2016, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il a été autorisé à se maintenir sur le territoire français le temps de l'examen de sa demande d'asile, laquelle a été définitivement rejetée le 20 février 2018 et que, par la suite, il s'est maintenu sur ce territoire en dépit de la mesure d'éloignement sus-évoquée prise le 1er juillet 2019. En outre, s'il fait état de la présence en France de sa tante, de sa mère et de sa sœur, il n'a toutefois, en l'absence de circonstances exceptionnelles, pas vocation à demeurer à leurs côtés alors qu'il ressort des pièces du dossier non seulement qu'il est, en France, célibataire et sans charge de famille mais, qui plus est, que sa mère et sa sœur étaient, à la date de l'arrêté attaqué, également en situation irrégulière. Par ailleurs, si M. B justifie d'un parcours scolaire ininterrompu qui lui a permis d'obtenir une qualification pour le métier d'électricien ainsi que de son implication dans ses fonctions d'entraîneur au sein du club de football de Saint-Juéry, il ne justifie toutefois pas d'une intégration particulière par la seule production d'une promesse d'embauche en contrat à durée déterminée dans un supermarché en qualité d'employé de caisse. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, qui ne révèlent aucune considération humanitaire ni motif exceptionnel, le préfet du Tarn n'a, en tout état de cause, commis aucune erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

11. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point précédent ainsi que celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'emporterait la décision attaquée sur la situation personnelle de M. B doivent être écartés.

En ce qui concerne les moyens spécifiquement dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".

14. Il résulte de ce qui a été dit au point 4 que la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Dès lors, la décision litigieuse, prise en application des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Dans ces conditions, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.

15. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant préalablement à l'édiction de la décision en litige. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.

16. En troisième lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision rejetant la demande de titre de séjour présentée par M. B n'est entachée d'aucune illégalité. Il s'ensuit que ce dernier n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français attaquée.

17. En quatrième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précité ainsi que celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'emporterait la décision attaquée sur la situation personnelle de M. B doivent être écartés.

En ce qui concerne les moyens spécifiquement dirigés contre la décision fixant le pays de renvoi :

18. En premier lieu, en indiquant que M. B n'établissait pas être exposé à des peines ou des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine et que sa demande de protection internationale avait été définitivement rejetée, le préfet a suffisamment motivé sa décision fixant le pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.

19. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français attaquée n'est entachée d'aucune illégalité. Par suite, M. B n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi contestée.

20. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Par ailleurs, l'article 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Il appartient à l'étranger qui conteste son éloignement de démontrer qu'il y a des raisons sérieuses de penser que, si la mesure incriminée était mise à exécution, il serait exposé à un risque réel de se voir infliger des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

21. En l'espèce, M. B n'apporte aucun élément en vue d'établir la réalité de ses allégations selon lesquelles il encourrait des risques en cas de retour dans son pays d'origine alors que sa demande d'asile a été définitivement rejetée le 20 février 2018. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles cités au point précédent doit être écarté.

22. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet du Tarn lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

23. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. B doivent également être rejetées.

Sur les frais d'instance :

24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante à l'instance, la somme que réclame, notamment, sur leur fondement, M. B au bénéfice de son conseil.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission provisoire de M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Mercier et au préfet du Tarn.

Délibéré après l'audience du 28 mai 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Meunier-Garner, présidente,

Mme Lestarquit, première conseillère,

M. Frindel, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juin 2025.

La rapporteure, La présidente,

H. LESTARQUIT M-O. MEUNIER-GARNER

La greffière,

B. RODRIGUEZ

La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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