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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2403424

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2403424

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2403424
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) pour les préjudices liés à sa vaccination contre la Covid-19. La requérante invoquait un lien de causalité entre le vaccin et une thrombose veineuse compliquée d'embolie pulmonaire, mais sans apporter de précisions suffisantes pour en établir le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a jugé que les moyens présentés n'étaient pas assortis des éléments nécessaires pour en apprécier la pertinence. La requête a donc été rejetée par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 mai 2024, Mme B A doit être regardée comme demandant la condamnation de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux et infections iatrogènes à l'indemniser des préjudices subis du fait des conséquences de sa vaccination contre la Covid-19.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative prévoit que : " [] les présidents de formation de jugement des tribunaux [] peuvent, par ordonnance : [] 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours [] les requêtes ne comportant que [] des moyens qui [] ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. Si Mme A fait valoir, au soutien de sa demande, qu'il existe un doute quant à l'existence d'un lien de causalité entre la vaccination contre la Covid-19 à laquelle elle a été soumise et la thrombose veineuse, compliquée d'une embolie pulmonaire, dont elle a souffert cinq semaines après la dernière injection de ce vaccin, cette seule circonstance n'est pas suffisante pour permettre d'apprécier le bien-fondé du moyen qu'elle invoque, tiré de ce que l'existence d'un tel lien de causalité doit être regardée comme établie. En l'absence de tout mémoire complémentaire présenté dans le délai de recours contentieux, sa requête doit être rejetée doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Toulouse, le 24 octobre 2024

La présidente de la 2ème chambre,

Cécile VISEUR-FERRÉ

La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

Le greffier en chef,

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