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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2403720

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2403720

mardi 26 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2403720
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSADEK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 juin 2024, M. E C, représenté par Me Sadek, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 mai 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", ou " salarié ", à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté contesté est signé par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé ;

- le préfet a refusé d'examiner sa situation ;

- le délai d'instruction de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour était anormalement long ;

- l'arrêté méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien : il réside en France depuis 2019, y est intégré ; la communauté de vie avec son épouse n'a pas cessé et trois enfants sont nés de leur union ;

- il travaille et a bien présenté une demande de titre de séjour en qualité de salarié en vertu du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien et il incombait aux services de la préfecture de se rapprocher des services du ministère de l'emploi pour solliciter une autorisation de travail ; en refusant d'appliquer l'article R. 5221-17 du code du travail, le préfet a commis une erreur de droit ;

- le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant a été méconnu, ses trois enfants sont scolarisés en France ;

- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;

- la décision fixant le pays de renvoi est dépourvue de base légale dès lors qu'elle est fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Carotenuto a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né le 21 mars 1983, est entré en France le 15 février 2019 sous couvert d'un visa de court séjour valable du 25 septembre 2018 au 23 août 2019. Sa demande d'asile a été rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 30 janvier 2020 et le 4 février 2021, il a fait l'objet d'un arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales portant obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. M. C a sollicité, le 21 novembre 2022 son admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale et en qualité de salarié. Par l'arrêté du 21 mai 2024, dont M. C sollicite l'annulation, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination.

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme A B, directrice des migrations et de l'intégration, qui bénéficiait d'une délégation consentie par le préfet de la Haute-Garonne en matière de police des étrangers, par un arrêté du 11 avril 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, à l'effet de signer, notamment, les décisions de refus de titre de séjour, les mesures d'éloignement ainsi que les décisions les assortissant. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de cet arrêté doit être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques () ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Selon l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ". Le 3° de l'article L. 611-1 de ce code vise le cas où l'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour.

4. L'arrêté attaqué vise les dispositions applicables à la situation de M. C, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord franco-algérien et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il précise également les conditions de l'entrée et du séjour en France de M. C, et expose les raisons pour lesquelles il a considéré que celui-ci ne remplissait pas les conditions pour obtenir le titre de séjour qu'il sollicitait au titre de la vie privée et familiale et en qualité de salarié. Par ailleurs, il mentionne des éléments suffisants sur sa situation personnelle en relevant qu'il est entré en France à l'âge de trente-cinq ans après avoir vécu l'essentiel de sa vie dans son pays d'origine, qu'il ne démontre pas avoir créé sur le territoire national des liens personnels et familiaux qui, au regard de leur ancienneté, de leur intensité et de leur stabilité pourraient justifier sa régularisation dès lors que s'il invoque la présence de son épouse en France, et de ses deux enfants mineurs, la stabilité de leur communauté de vie n'est pas démontrée depuis leur mariage. L'exigence de motivation n'implique pas que la décision mentionne l'ensemble des éléments particuliers de sa situation. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait fondant sa décision de refus de titre de séjour. En application de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français, prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du même code, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle du refus de titre de séjour. En outre, la décision fixant le pays de destination, qui rappelle la nationalité de M. C, mentionne qu'il n'établit pas être exposé dans son pays d'origine à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté contesté doit être écarté.

5. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté litigieux ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de la Haute-Garonne ne se serait pas livré à un examen sérieux de la situation de M. C.

6. En quatrième lieu, le délai d'instruction de la demande d'admission exceptionnelle au séjour présenté par M. C est sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté.

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () 5. Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". L'article 7 du même accord stipule : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes les professions et toutes les régions, renouvelable et portant la mention "salarié" () ". Aux termes de l'article 9 de cet accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français (), les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ".

8. Si l'accord franco-algérien ne prévoit pas de modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

9. M. C, entré en France à l'âge de trente-cinq ans, se prévaut de l'ancienneté de son séjour en France, depuis plus de cinq ans, de la présence en France de son épouse, titulaire d'un certificat de résidence d'un an valable jusqu'en octobre 2024, et de ses trois enfants mineurs nés en 2016, 2017 et 2023. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'il s'est maintenu en situation irrégulière sur le territoire français à la suite du rejet de sa demande d'asile, en dépit de la mesure d'éloignement, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, prise à son encontre le 4 février 2021 par le préfet des Pyrénées-Orientales. Au demeurant, la résidence habituelle en France du requérant depuis plus de cinq ans ne saurait suffire à caractériser, à elle seule, un motif exceptionnel. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. C s'est marié le 29 mars 2014, en Algérie, avec Mme D, une compatriote, qui bénéficie d'un certificat de résidence d'un an valable jusqu'en octobre 2024 et qui dispose d'un contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel signé le 7 décembre 2020. Toutefois, il ressort du formulaire de demande d'admission exceptionnelle au séjour daté du 25 juin 2020 que Mme D a déclaré être séparée, en instance de divorce, et selon une lettre du 3 juillet 2020, a indiqué aux services de la préfecture que son époux, M. C, l'avait quittée en avril 2017, la laissant avec leurs deux enfants. Ce dernier a également mentionné sur sa demande de titre de séjour du 23 septembre 2021 être séparé de son épouse et le préfet produit à l'instance une ordonnance de non conciliation du tribunal judiciaire de Toulouse du 3 juillet 2020. Ainsi, M. C n'est pas fondé à soutenir que la communauté de vie avec son épouse n'a jamais cessé et peut seulement se prévaloir d'une reprise de cette communauté de vie depuis mai 2022, ainsi qu'il ressort des pièces produites. En outre, l'intéressé ne justifie pas avoir entretenu des liens avec ses enfants pendant la période de séparation, toutes les attestations produites à l'instance sont postérieures à l'arrêté en litige, établies pour les besoins de la cause. Enfin, le requérant ne fait état d'aucune circonstance qui ferait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue en Algérie, alors même que son épouse réside régulièrement en France. Dans ces conditions, alors même que son frère et son père résident régulièrement en France et qu'il a suivi des cours de français, en refusant son admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas méconnu les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ni entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.

10. En sixième lieu, à supposer que M. C soulève le moyen, il ne peut utilement faire valoir que le préfet ne pouvait lui refuser le regroupement familial dès lors que son épouse n'a pas sollicité le bénéfice du regroupement familial à son profit.

11. En septième lieu, aux termes de l'article R. 5221-17 du code du travail, dans sa rédaction alors en vigueur : " La décision relative à la demande d'autorisation de travail mentionnée à l'article R. 5221-11 est prise par le préfet. Elle est notifiée à l'employeur ou au mandataire qui a présenté la demande, ainsi qu'à l'étranger ". Les dispositions précitées du code du travail prévoient que la demande d'autorisation de travail présentée par un étranger déjà présent sur le territoire national doit être adressée au préfet par l'employeur. Le préfet saisi d'une telle demande est tenu de la faire instruire et ne peut refuser l'admission au séjour de l'intéressé au motif que ce dernier ne produit pas d'autorisation de travail ou de contrat de travail visé par l'autorité compétente. Toutefois, aucune stipulation de l'accord franco-algérien ni aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au préfet, saisi, comme en l'espèce par un étranger déjà présent sur le territoire national et qui ne dispose pas d'un visa de long séjour, d'examiner la demande d'autorisation de travail ou de la faire instruire par les services compétents du ministère du travail, préalablement à ce qu'il soit statué sur la délivrance du certificat de résidence. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne n'était pas tenu de saisir l'autorité administrative compétente afin qu'elle accepte ou refuse l'autorisation de travail, avant de statuer sur la demande de M. C. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

12. En huitième lieu, il était loisible au préfet, dans le cadre de l'examen de la demande de délivrance d'un titre de séjour par M. C, d'examiner d'office si ce dernier était susceptible de se voir délivrer un certificat de résidence sur le fondement des stipulations précitées du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien. En relevant que ce dernier ne remplissait pas les conditions permettant la délivrance d'un tel titre, faute de justifier de la possession du visa de long séjour prévu par les stipulations précitées de l'article 9 de cet accord, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit.

13. En neuvième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. C a présenté à l'appui de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour une promesse d'embauche et une demande d'autorisation de travail pour un poste d'ouvrier professionnel, sous couvert d'un contrat de travail à durée indéterminée. Le requérant ne justifie pas qu'il disposerait d'une qualification particulière ou d'un diplôme de nature à démontrer que le préfet aurait commis une erreur de fait et une erreur manifeste d'appréciation dans l'usage de son pouvoir propre de régularisation en refusant de lui délivrer un titre de séjour pour ce motif.

14. En dixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

15. Pour les motifs énoncés au point 9 du présent jugement, le moyen tiré de la violation des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

16. En onzième lieu, pour les motifs énoncés précédemment, le moyen tiré de ce que le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation du requérant doit être écarté.

17. En douzième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

18. Compte tenu des éléments exposés au point 9 et alors au demeurant que l'ordonnance de non conciliation du tribunal judiciaire de Toulouse du 3 juillet 2020 avait confié à la mère l'autorité parentale sur les enfants mineurs, le moyen tiré de la méconnaissance paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté.

19 En dernier lieu, pour les motifs précédemment énoncés, le moyen tiré de ce que l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire prive de base légale la décision fixant le pays de renvoi ne peut qu'être écarté.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Mérard, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 novembre 2024.

La présidente-rapporteure,

S. CAROTENUTO

La première assesseure,

N. SODDULa greffière,

S. BALTIMORE

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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