vendredi 11 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2403982 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | BENHAMIDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 2 juillet, 19 et 20 septembre 2024, Mme B C, représentée par Me Benhamida, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 février 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a interdite de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de lui délivrer un titre de séjour, ou à défaut de procéder à un réexamen de sa situation, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des articles 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative, le versement d'une somme de 2 000 euros à son conseil, Me Benhamida, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat prévue en la matière.
Elle soutient que :
- l'arrêté litigieux est entaché d'une incompétence de son signataire ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet a examiné sa demande au titre de la vie privée et familiale sur le fondement de l'article 7 (b) de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle au regard de son intégration en France ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 6 (5°) de l'accord franco-algérien ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation.
Par un mémoire en défense enregistré le 06 août 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 04 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et de l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont régulièrement été averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gigault ;
- les observations de Me Benhamida, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante algérienne née le 5 janvier 1990 à Mostaganem (Algérie), déclare être entrée en France le 10 octobre 2016. Le 5 novembre 2018, elle a fait une demande d'admission au bénéfice de l'asile, qui a été rejetée par décision du 17 septembre 2019 de la Cour nationale du droit d'asile devenue définitive. Par un arrêté du 4 février 2021, le préfet de la Haute-Garonne lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le 24 octobre 2022, Mme C a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 5 février 2024, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, lui a fait une nouvelle fois obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée d'un an. Mme C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Par un arrêté du 12 janvier 2024 publié le 15 janvier 2024 au recueil spécial des actes administratifs n° 31-2024-018, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation de signature à Mme D A, directrice des migrations et de l'intégration par intérim, à l'effet de signer notamment les décisions défavorables au séjour, les décisions d'éloignement et les décisions les assortissant. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, le préfet de la Haute-Garonne a expressément indiqué qu'en se fondant sur l'ancienneté de sa présence, ses liens privés et familiaux sur le territoire national ainsi que la scolarisation de ses enfants, la demande de l'intéressée pouvait être examinée au titre de la vie privée et familiale sur le fondement de l'article 6 (5°) de l'accord franco-algérien. Il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas examiné les justificatifs produits à ce titre par Mme C. Il évoque à cet égard tous les éléments pertinents de la situation de la requérante. La circonstance que le préfet ait, dans un second temps, considéré la situation personnelle de l'intéressée au regard de ses perspectives professionnelles n'est pas de nature à caractériser une erreur de droit ou une erreur manifeste d'appréciation de la situation de la requérante. Par suite, les moyens s'y rapportant ne peuvent qu'être écartés.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
5. D'autre part, selon l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Mme C s'est mariée le 25 mars 2009 en Algérie à un de ses compatriotes et de leur union sont issus cinq enfants. Les certificats de scolarité en enseignement primaire et maternelle pour trois d'entre eux, attestent de leur scolarisation, depuis septembre 2020 en ce qui concerne la plus âgée, et depuis septembre 2022, en ce qui concerne la plus jeune. La requérante produit en outre des attestations de la directrice de l'école où ils sont scolarisés qui confirment leur assiduité depuis leur inscription. Mme C fournit par ailleurs divers justificatifs, tels que des ordonnances, des courriers d'administrations ou des relevés de l'assurance maladie, qui tendent à confirmer sa présence sur le territoire depuis l'année 2016 alors qu'elle était âgée de vingt-six ans. Toutefois, Mme C ne conteste pas avoir fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 04 février 2021 et que son époux ne dispose pas de titre de séjour valide. Il n'est par ailleurs pas établi que le couple ne pourrait pas retourner vivre en Algérie avec ses enfants, ni qu'il y serait isolé alors même qu'il ressort de la demande de titre de Mme C que ses parents y résident encore. Par conséquent, le refus de titre n'est pas de nature à porter une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme C par rapport au but qu'il poursuit. Le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article 8 convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6 (5°) de l'accord franco-algérien ne peut donc qu'être rejeté.
7. En troisième lieu, l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant prévoit que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
8. Mme C fait valoir que ses enfants sont scolarisés depuis plusieurs années en France et ont acquis un rythme et une routine essentiels à leur apprentissage. Pour en justifier, elle produit les justificatifs de leur scolarité ainsi que des relevés de leurs livrets scolaires. Cependant, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en repartant en Algérie, les enfants de Mme C ne pourraient pas être normalement rescolarisés, ni qu'ils ne pourraient pas retrouver un environnement propice à leur éducation. Ainsi, la rupture de scolarité alléguée n'est pas démontrée de sorte qu'il ne peut être retenu que la décision du préfet de la Haute-Garonne méconnaîtrait l'article 3-1 précité. Le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision refusant son admission au séjour pour soutenir que la décision distincte l'obligeant à quitter le territoire français serait privée de base légale.
10. En second lieu, dès lors que Mme C peut repartir en Algérie avec son époux et ses enfants, la décision attaquée n'a pas pour effet de la séparer de ces derniers. Elle ne méconnaît donc pas les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Pour ce même motif, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
11. En premier lieu, la décision fixant le pays de renvoi vise le rejet définitif de la demande de protection internationale de Mme C et indique que la requérante n'établit pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle est ainsi suffisamment motivée.
12. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Il appartient à l'étranger qui conteste son éloignement de démontrer qu'il y a des raisons sérieuses de penser que, si la mesure incriminée était mise à exécution, il serait exposé à un risque réel de se voir infliger des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Mme C fait état d'un traumatisme subi par son époux dans le cadre de son engagement en tant que militaire dans l'armée algérienne, raison pour laquelle ils ne pourraient pas retourner dans leur pays d'origine. Pour en justifier, elle produit une attestation d'un médecin du centre hospitalier Gérard Marchant à Toulouse selon laquelle son époux souffre d'une pathologie psychiatrique chronique et invalidante ayant un retentissement majeur sur son fonctionnement global. Cette attestation révèle que la stabilisation des troubles dont souffre son époux a été obtenue grâce au traitement qui lui est administré. Cependant, cette attestation n'établit aucun lien entre les troubles psychiatriques dont souffre l'époux de la requérante et un éventuel retour dans son pays d'origine, ni qu'il ne pourrait pas y être soigné normalement. En outre, Mme C n'allègue pas qu'elle serait personnellement exposée à des traitements contraires à l'article 3 précité. Par suite, le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour le même motif, celui tiré de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle doit également être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision refusant son admission au séjour pour soutenir que la décision distincte lui interdisant de revenir sur le territoire français serait privée de base légale.
15. En deuxième lieu, la décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaitre les motifs. Cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi.
16. Il ressort de la lecture de la décision attaquée décision vise les articles L. 612- 6 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique en outre la date d'entrée en France alléguée par Mme C. Elle précise également que l'intéressée a fait l'objet en février 2021 d'une précédente mesure d'éloignement non exécutée, et que son époux et ses enfants ont vocation à rentrer en Algérie avec elle. Il s'ensuit que la motivation de la décision interdisant à la requérante de revenir sur le territoire français comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dans ces conditions, elle n'est pas entachée d'une insuffisance de motivation.
17. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment, et en particulier des circonstances de fait mentionnées au point 6, que Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaitrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme C tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 février 2024 ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, la somme que la requérante demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il s'ensuit que les conclusions susvisées présentées sur le fondement desdites dispositions et de celles de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à Me Benhamida et au préfet de la Haute Garonne.
Délibéré après l'audience du 25 septembre 2024, où siégeaient :
- Mme Arquié, présidente,
- Mme Gigault, première conseillère,
- M. Zabka, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.
La rapporteure,
S. GIGAULT
La présidente,
C. ARQUIE
Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,0
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026