vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2404494 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 juillet 2024, Mme A D épouse C doit être regardée comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 25 avril 2024 par laquelle le directeur général des finances publiques l'a affectée à la direction départementale des finances publiques de la Haute-Savoie ;
2°) d'enjoindre au directeur général des finances publiques de réexaminer son affectation au regard de sa situation et de lui en attribuer une plus en adéquation avec ses contraintes familiales.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite, dès lors que suite à sa formation à l'école nationale des finances publiques qui s'achève le 19 juillet 2024, elle devra rejoindre son affectation au sein de la direction départementale des finances publiques de la Haute-Savoie ou renoncer au bénéfice du concours d'agent administratif principal des finances publiques ;
- la date d'affectation est trop proche pour qu'elle puisse s'organiser, notamment pour organiser un déménagement et pour inscrire ses enfants dans un nouvel établissement ;
- sa famille est domiciliée sur Toulouse ; elle a des responsabilités parentales, elle est maman de trois enfants âgés de trois à dix-huit ans dont le dernier souffre d'une maladie pulmonaire chronique nécessitant des soins constants et fait l'objet d'un projet d'accueil individualisé (PAI) ; ses enfants sont scolarisés sur Toulouse ; son époux est sur le point d'obtenir un contrat à durée indéterminée après deux années d'intérim ;
- elle est la principale aidante de sa belle-mère, âgée de 74 ans, qui vit seule sur Toulouse et qui est diabétique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci () est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée () ". Enfin, aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ".
2. Si Mme C présente, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, des conclusions à fin de suspension de la décision du 25 avril 2024, elle ne produit pas de copie de la requête à fin d'annulation qu'elle a présentée au tribunal. Par suite, sa requête est, dès lors, manifestement irrecevable au regard des dispositions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, et doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A D épouse C.
Fait à Toulouse, le 26 juillet 2024.
La juge des référés,
N. B
La République mande et ordonne au ministre au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
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