LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405159

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405159

mercredi 21 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405159
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPINSON

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne retirant son récépissé de carte de séjour. Le tribunal a jugé que la délivrance initiale du récépissé était illégale car M. B... ne remplissait pas les conditions pour l'obtenir, sa demande de titre de séjour ayant déjà été refusée. Par conséquent, le retrait était fondé sur l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui permet de retirer une décision illégale dans un délai de quatre mois. Les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 août 2024, M. C... B..., représenté par Me Pinson, demande au tribunal :

1°) d’annuler l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a retiré le récépissé de carte de séjour qu’il lui a délivré et lui a fait obligation de le restituer ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer sa situation et de lui remettre dans l’attente de ce réexamen un récépissé, dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que l’arrêté méconnait les dispositions de l’article L.242-1 du code des relations entre le public et l’administration dès lors que la délivrance du récépissé résultant du réexamen par le préfet de la Haute-Garonne de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour n’était pas illégale.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 décembre 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
La clôture de l’instruction est intervenue trois jours francs avant l’audience, en application des dispositions de l’article R. 613-2 du code de justice administrative.


M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 13 décembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme A...,
- et les observations de Me Pinson, représentant M. B....


Considérant ce qui suit :

M. B..., ressortissant malien né le 9 juillet 1979 à Macina (Mali), est entré en France le 30 juillet 2002, muni d’un passeport revêtu d’un visa de long séjour « étudiant ». Il a bénéficié du 30 septembre 2002 au 30 novembre 2008 de cartes de séjour temporaires en qualité d’étudiant puis du 10 mars 2020 jusqu’au 9 mars 2021 d’une carte de séjour temporaire en raison de son état de santé. Il a sollicité le 13 juillet 2021 le renouvellement de son titre de séjour ainsi que son admission exceptionnelle au séjour. Par une décision du 11 avril 2024, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de renouveler son titre de séjour et a rejeté sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. M. B... s’est vu délivrer le 3 mai 2024 un récépissé de carte de séjour valable du 3 mai 2024 au 2 août 2024. Par un arrêté du 16 juillet 2024, le préfet de la Haute-Garonne a retiré son récépissé de carte de séjour et lui a fait obligation de le restituer. M. B... demande au tribunal d’annuler cet arrêté.

2. Aux termes de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu’il précise (…) ». Aux termes de l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration : « L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. »

3. Pour fonder sa décision portant retrait du récépissé de carte de séjour de M. B..., le préfet de la Haute-Garonne a relevé que le requérant s’est vu délivrer un récépissé de manière indue le 3 mai 2024 dès lors que sa demande de renouvellement de titre de séjour et d’admission exceptionnelle au séjour a été refusée par décision du 14 avril 2024 notifiée le 19 avril suivant. Si M. B... soutient que la remise d’un récépissé de carte de séjour résulte du réexamen de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour et qu’ainsi, la décision du 3 mai 2024 portant délivrance du récépissé n’est pas illégale et par suite insusceptible de fonder la décision de retrait, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que le préfet ait entendu procéder au réexamen de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. En tout état de cause, il n’est pas contesté que M. B... n’a pas souscrit de nouvelle demande de renouvellement ou de délivrance d’un titre de séjour. Par suite et dès lors que M. B... ne remplissait pas les conditions pour se voir remettre un récépissé en application des dispositions citées au point précédent, le requérant n’est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne, en décidant du retrait du récépissé, a méconnu les dispositions de l’article L.242-1 du code des relations entre le public et l’administration.

4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d’annulation présentées par M. B... doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction et d’astreinte et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B..., à Me Pinson et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 6 janvier 2026, à laquelle siégeaient :


Mme Fabienne Billet-Ydier, présidente,
Mme Sylvie Cherrier, vice-présidente,
Mme Céline Arquié, vice-présidente.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 janvier 2026.


La rapporteure,

Céline A...

La présidente,

Fabienne Billet-Ydier


La greffière,




Muriel Boulay


La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :
La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions