LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405332

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405332

lundi 9 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405332
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Blagnac pour la création d'un restaurant Quick. La requérante, une société voisine, invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance du dossier et des risques pour la sécurité et la circulation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée par une ordonnance prise en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 août 2024, la SARL Propel 716, représentée par la SCP Bouyssou et associés aux écritures de Me Bouyssou, demande à la juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 23 février 2024 par lequel le maire de la commune de Blagnac n'a pas fait opposition à la déclaration préalable DP 031 069 24 P0030 déposée par la SAS Quick gestion pour la modification des façades et des aménagements extérieurs en vue de la création d'un restaurant sous l'enseigne Quick ;

2°) de mettre à la charge de la société Quick gestion la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa demande est recevable ; elle justifie, en tant que voisin immédiat, d'un intérêt suffisant à agir au titre de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme indépendamment de sa qualité de concurrent ; l'importance des flux automobiles qui découlera de la réalisation du projet d'ouverture d'une enseigne de restauration rapide, mesurée en avril 2024 par une étude d'impact, va considérablement modifier l'environnement dans lequel il s'inscrit et lui provoquera des nuisances ;

s'agissant de la condition tenant à l'urgence :

-la condition d'urgence est présumée satisfaite dès lors que la décision attaquée porte sur une décision de non-opposition à déclaration préalable ; en tout état de cause, les travaux, qui sont d'une ampleur certaine, ont démarré ; l'urgence est caractérisée, au regard de l'intérêt public s'attachant à préserver les usagers d'un risque d'accident et d'accroissement des délais de circulation pour les usagers de la voie publique ;

s'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

-il n'est pas établi que l'adjointe au maire a reçu délégation pour signer la décision contestée ;

- le dossier de déclaration préalable est incomplet, au regard des exigences de l'article 2UE 11 du règlement du plan local d'urbanisme, en ce qu'il ne comporte aucun élément relatif au respect des dispositions du règlement local de publicité, ni d'étude précise, ni de présentation de l'aménagement envisagé ;

-le projet méconnait les dispositions de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme et 2UEb 3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors qu'il aura un impact très fort sur les conditions de circulation avec d'importantes difficultés d'accès et de circulation tant au sein de l'ilot foncier qu'à ses abords et, engendrera une coactivité accrue potentiellement génératrice d'accidents ;

- il méconnait les dispositions de l'article 2UE 12 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors, d'une part, que la desserte et les places de stationnement ne correspondent pas aux besoins de la construction, d'autre part, qu'il ne respecte pas les dispositions applicables aux deux roues.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

-la requête n° 2405135 enregistrée le 22 août 2024 tendant à l'annulation de la décision contestée.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (). ". L'article L. 522-3 de ce même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Aucun des moyens invoqués par la SARL Propel 716 à l'encontre de la décision contestée, tels qu'ils ont été visés ci-dessus et analysés, n'est manifestement de nature, au vu de la demande et en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Il y a lieu, par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition relative à l'urgence, de rejeter la présente requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de SARL Propel 716 est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Propel 716.

Une copie en sera adressée à la commune de Blagnac et à la Société Quick gestion.

Fait à Toulouse, le 9 septembre 2024.

La juge des référés,

C. ARQUIE

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation la greffière

N°240533

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions