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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405390

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405390

jeudi 28 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405390
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantPINSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 septembre 2024, M. C D, représenté par

Me Pinson, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 200 euros à son conseil au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :

- elles sont entachées d'un défaut de compétence de leur auteur ;

- elles sont entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elles sont entachées d'un vice de procédure résultant d'une méconnaissance de ses droits à la défense prévus par les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation, car il justifie être entré régulièrement sur le territoire et d'une durée de présence d'un an et huit mois en France ;

- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation, car il justifie de liens familiaux intenses, stables et anciens en France ;

- elle est entachée d'une erreur de fait, car il justifie de considérations exceptionnelles ou humanitaires ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :

- elle est illégale dans la mesure où elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est illégale dans la mesure où elle est fondée sur une décision portant refus de délai de départ volontaire elle-même illégale.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 septembre 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français, il est sollicité que les motifs de fait et droit fondés sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, soient substitués aux motifs de fait et de droit fondés sur le 1° de ces mêmes dispositions ;

- en ce qui concerne la décision de refus de délai de départ volontaire, il est sollicité que les motifs de fait et de droit fondés sur le 2° de l'article L. 612-3 du même code, soient substitués aux motifs de fait et de droit fondés sur le 1° de ces mêmes dispositions ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 23 septembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au

14 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Le Fiblec a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant algérien né le 9 mai 1990 à Boumeredes (Algérie), demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :

3. En premier lieu, par un arrêté du 11 avril 2024, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation de signature à Mme F A, adjointe à la directrice des migrations et de l'intégration, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme B E, directrice des migrations et de l'intégration, en matière de police des étrangers, et notamment pour signer les mesures d'éloignement ainsi que les décisions les assortissant et la mise à exécution de ces décisions. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué doit être écarté.

4. En deuxième lieu, M. D ne peut utilement se prévaloir, pour contester l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout pays dans lequel il est légalement admissible et l'interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an, d'une méconnaissance de son droit à un procès équitable prévu par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors que ces stipulations ne sont applicables qu'aux procédures contentieuses suivies devant les juridictions lorsqu'elles statuent sur des droits ou des obligations de caractère civil ou sur des accusations en matière pénale.

5. En troisième et dernier lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté contesté, que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas examiné, comme il y est tenu, la situation personnelle de M. D. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; (). ".

7. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.

8. Il résulte de l'arrêté attaqué que le préfet a fondé la mesure d'éloignement en litige sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que M. D est entré irrégulièrement sur le territoire français et qu'il n'a jamais sollicité de titre de séjour. Il ressort pourtant des pièces du dossier que le requérant est entré en France, via l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, le 13 janvier 2023, muni d'un visa de court séjour délivré par le consulat général d'Espagne à Alger pour la période du 28 décembre 2022 au 10 février 2023. La base légale et le motif retenus par le préfet pour prendre l'arrêté attaqué sont donc entachés d'illégalité. Toutefois, le préfet de la Haute-Garonne sollicite, dans son mémoire en défense communiqué à M. D, une substitution de base légale, invoquant les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une substitution de motifs, soutenant que le requérant s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de son visa.

9. Il est constant que M. D s'est maintenu à l'expiration de son visa sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour. D'une part, ce motif, qui est de nature à fonder légalement la décision attaquée et qui résulte également de la situation existant à la date de cette décision, peut être substitué au motif initialement retenu dès lors qu'il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il avait entendu se fonder initialement sur ce motif et que cette substitution ne prive le requérant d'aucune garantie procédurale liée au motif substitué. D'autre part, les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile peuvent être substituées aux dispositions du 1° de ce même article, dès lors qu'il résulte de l'instruction que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces dispositions. Il y a donc lieu de procéder à ces substitutions et d'écarter le moyen tiré de l'erreur de fait commise par le préfet.

10. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

11. En l'espèce, M. D, célibataire et sans enfant à charge, est entré en France le

13 janvier 2023 et ne justifie pas d'une présence significative sur le territoire français. S'il se prévaut de la présence de sa sœur, de son beau-frère et de deux cousines en versant des attestations qu'ils ont établies en sa faveur accompagnées de leur titre de séjour ou de leur carte nationale d'identité française, ces seuls éléments ne permettent pas de démontrer que le requérant aurait fixé le centre de ses intérêts privés en France alors qu'il n'allègue pas être dépourvu d'attaches personnelles et familiales en Algérie, pays où il a vécu jusqu'à l'âge de 33 ans. Enfin, l'intéressé ne justifie pas d'une intégration professionnelle particulière en versant aux débats un extrait d'immatriculation de sa société de livraison de repas à domicile daté du 29 février 2024 et une promesse d'embauche pour un poste en qualité d'employé polyvalent en restauration établie le

6 juillet 2024. Par ailleurs, s'il verse à l'instance un certificat médical établi le 11 janvier 2023 par un médecin psychiatre algérien attestant qu'il souffre d'un stress post-traumatique depuis une agression à l'arme blanche ainsi que des documents médicaux démontrant qu'il est atteint d'une varicocèle nécessitant une intervention chirurgicale programmée le 13 septembre 2024, de tels éléments ne sont pas de nature à démontrer qu'il pourrait bénéficier d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement de l'article L. 425-29 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faisant obstacle à son éloignement. Dans ces conditions, les moyens tirés de ce que la décision en litige méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de ce qu'elle serait entachée, sur ces points, d'erreurs de fait et d'erreurs manifeste d'appréciation, doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstances particulières dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1,

L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

13. Il résulte de l'arrêté attaqué que le préfet a fondé la décision portant refus de délai de départ volontaire en litige sur les dispositions du 1° et du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif, d'une part, que M. D ne peut justifier être entré en France régulièrement et qu'il n'a pas sollicité de titre de séjour, et d'autre part, qu'il ne possède pas de garanties de représentation suffisantes, car, notamment, il n'a pas de documents d'identité ou de voyage en cours de validité et n'a pas d'adresse effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale.

14. Il est constant que M. D s'est maintenu à l'expiration de son visa sur le territoire français sans avoir sollicité de titre de séjour. D'une part, ce motif, qui est de nature à fonder légalement la décision attaquée et qui résulte également de la situation existant à la date de cette décision, peut être substitué au motif initialement retenu dès lors qu'il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il avait entendu se fonder initialement sur ce motif et que cette substitution ne prive le requérant d'aucune garantie procédurale liée au motif substitué ainsi qu'il a été dit au point 7. D'autre part, les dispositions du 2° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile peuvent être substituées aux dispositions du 1° de ce même article, dès lors qu'il résulte de l'instruction que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces dispositions. Il y a donc lieu de procéder à ces substitutions et d'écarter le moyen tiré de l'erreur de fait commise par le préfet.

15. En outre, la seule production d'une attestation d'hébergement établie le 9 août 2024 par la sœur du requérant pour les besoins de la cause ne permet pas d'établir que l'intéressé justifie d'une résidence stable et permanente, de sorte qu'au regard de ce seul élément, il ne présente pas des garanties de représentation suffisantes au sens des dispositions du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

16. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant, qui ne justifie pas de circonstances particulières, n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché la décision attaquée d'un défaut d'examen de sa situation, d'une erreur de fait ou d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens invoqués à cet égard doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :

17. Il résulte de ce qui précède que l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

18. L'intéressé n'est pas plus fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

19. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 7 août 2024.

Sur les frais liés au litige :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Pinson la somme réclamée en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, au préfet de la

Haute-Garonne et à Me Pinson.

Délibéré après l'audience du 13 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Arquié, présidente,

M. Le Fiblec, premier conseiller,

M. Zabka, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2024.

Le rapporteur,

B. LE FIBLEC

La présidente,

C. ARQUIE

Le greffier,

B. ROETS

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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