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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405407

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405407

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405407
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un refus d’exonération partielle de plus-values professionnelles fondé sur l’article 238 quindecies du code général des impôts. Le requérant n’a pas justifié avoir formé une réclamation préalable auprès de l’administration fiscale, comme l’exigent les articles R. 190-1 du livre des procédures fiscales et R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le document produit ne constituait pas une décision de rejet d’une telle réclamation. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2024, M. B A demande au tribunal de lui accorder le bénéfice de l'exonération partielle des plus-values professionnelles prévu à l'article 238 quindecies du code général des impôts.

Par courrier du 11 septembre 2024, le greffe du tribunal a invité M. A à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, en produisant au tribunal la copie de sa réclamation préalable et de la pièce justifiant de la date du dépôt de cette demande auprès de l'administration.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales : " Le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l'imposition. () ". Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ".

3. Par la présente requête, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal de prononcer la décharge partielle de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2023. Il expose avoir cédé de gré à gré, en décembre 2023, son portefeuille clients à d'autres agents généraux d'assurance, demandé le bénéfice de l'exonération partielle des plus-values réalisées au titre de l'article 238 quindecies du code général des impôts en complément de l'exonération prévue par l'article 151 septies A du même code et il conteste le refus de l'administration fiscale " dont la traduction se retrouve sur [son] avis d'imposition avec une csg/crds calculée sur l'intégralité de la plus-value ". M. A produit à l'appui de sa requête l'avis d'impôt sur le revenu établi le 19 juillet 2024. Par une lettre du 11 septembre 2024, M. A a été invité par le greffe du tribunal à produire dans un délai de quinze jours, à peine d'irrecevabilité de sa requête, la décision de l'administration fiscale se prononçant sur sa réclamation préalable ou la pièce justifiant du dépôt de sa réclamation. En réponse à cette demande de régularisation, M. A a produit, le 11 septembre 2024, un document non daté et dépourvu de tout en-tête et de toute mention de son auteur qui devrait, selon lui, être regardé comme la décision rejetant sa réclamation préalable. Toutefois, ledit document ne saurait être regardé comme le rejet d'une réclamation préalable, que M. A ne justifie pas avoir formée. Par suite, il y a lieu, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête présentée par M. A comme manifestement irrecevable.

ORDONNE

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Toulouse, le 10 octobre 2024.

La présidente de la 5ème chambre,

S. CAROTENUTO

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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