vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2405512 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BIDAULT NADEJDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Bidault, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui fixer un rendez-vous dans les 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à venir et de lui délivrer lors de ce rendez-vous un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au préfet du Tarn de statuer sur sa demande de renouvellement de carte de résident dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à venir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 12 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de l'admission définitive du requérant à l'aide juridictionnelle et sous réserve que son avocat renonce à percevoir la part contributive de l'Etat et à défaut de son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, mettre cette même somme à lui verser en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il s'est vu reconnaitre la qualité de réfugié et a bénéficié d'une carte de résident dont la validité expirait le 10 octobre 2023 ; il a déposé le 5 juillet 2023 une demande de renouvellement de cette carte et a obtenu une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 4 janvier 2024 ;
- il bénéficie depuis cette date de récépissés de demande de renouvellement de son titre de séjour d'une durée d'un mois qui ne comportent aucune mention l'autorisant à travailler de sorte qu'il ne peut retrouver un emploi, ses employeurs considérant qu'il ne dispose pas du droit de travailler à défaut que cela soit indiqué sur le récépissé ;
- le délai anormalement long de la procédure de renouvellement de sa carte de résident le maintien dans une situation précaire ;
- la demande est utile et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 septembre 2024, le préfet du Tarn, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le demande de M. A est dépourvue d'objet et n'est pas urgente, puisqu'il a obtenu à chaque prise de rendez-vous un récépissé qui lui permet de travailler sans qu'il soit nécessaire que cette mention explicite figure sur le récépissé ;
- ce récépissé constatant la reconnaissance d'une protection internationale lui donne le droit de travailler et de s'inscrire comme demandeur d'emploi ;
- l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a initié une procédure de cessation de protection de sorte que la durée de l'instruction de sa demande de titre est nécessaire pour l'examen de sa situation particulière.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Arquié, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties, régulièrement averties du jour de l'audience, n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, de nationalité russe né le 11 avril 1995 à Grozny (Russie), s'est vu reconnaitre le 14 juin 2013 la qualité de réfugié et a bénéficié d'une carte de de résident d'une durée de 10 ans valable jusqu'au 10 octobre 2023. Il a sollicité le 5 juillet 2023 le renouvellement de cette carte. Il a alors obtenu une attestation de prolongation valable jusqu'au 4 janvier 2024 puis des récépissés renouvelés chaque mois. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Tarn de lui fixer un rendez-vous dans les 48 heures, et de lui délivrer lors de ce rendez-vous, un récépissé l'autorisant à travailler et de statuer sur sa demande de renouvellement de carte de résident.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 511-1 du même code : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ".
3. Si le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, peut prescrire en cas d'urgence, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures, autres que celles régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code, notamment sous forme d'injonctions adressées tant à des personnes privées que, le cas échéant, à l'administration, c'est à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse, et sous réserve qu'elles ne fassent pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
4. M. A est titulaire d'une carte de résident portant la mention " toute profession en France métropolitaine " dont la validité expirait le 10 octobre 2023. Il a obtenu une prolongation de sa carte valable jusqu'au 4 janvier 2024 puis des récépissés qui prolongent ses droits au séjour en France, l'autorisent ainsi à travailler et s'inscrire sur la liste des demandeurs d'emploi. Le récépissé du 23 août 2024 valable jusqu'au 22 septembre 2024 a été prolongé par un autre édité le 11 septembre 2024, valable jusqu'au 10 décembre 2024 qui n'a pas été retiré par l'intéressé. M. A ne soutient pas, ni n'établit, qu'il aurait sollicité, en vain des rendez-vous en préfecture pour récupérer ce dernier récépissé en attente. Dans ces conditions, à la date de la présente ordonnance, sa demande tendant à ce que lui soit remis, lors d'un rendez-vous en préfecture, un récépissé l'autorisant à travailler est dépourvue d'utilité. Par ailleurs, alors qu'il est constant que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a initié une procédure de cessation de protection, la demande de l'intéressée sollicitant qu'il soit statué sur le renouvellement de carte de résident dans un délai d'un mois, se heurte à une contestation sérieuse.
5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter l'ensemble des conclusions de la requête présentée par M. A sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Bidault et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Une copie en sera adressée au préfet du Tarn
Fait à Toulouse le 20 septembre 2024.
La juge des référés,
Céline ARQUIE
La greffière,
Pauline TUR
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
ou par délégation la greffière
N°2405512
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026