mardi 19 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2405548 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 août 2024, M. B C conteste la décision du 4 juillet 2024 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse a rejeté sa demande tendant au paiement d'une indemnité compensatrice de congés annuels non pris pour la période du 1er juillet 2019 au 30 septembre 2021, avant son départ à la retraite à compter du 1er octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; () ".
2. Par une décision du 4 juillet 2024, le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse a rejeté la demande de M. C tendant au paiement d'une indemnité compensatrice de congés annuels non pris pour la période du 1er juillet 2019 au 30 septembre 2021. Cette décision rappelle que les congés annuels non pris en raison d'une absence prolongée pour raison de santé sont automatiquement reportés, que ce report est limité à 4 semaines de congés sur une période de 15 mois maximum et que s'ils ne sont pas pris au cours de cette période de 15 mois, notamment du fait d'une prolongation du congé de maladie de l'agent, ils sont perdus et ne peuvent pas donner lieu à indemnisation. Il ressort des termes de cette décision que la demande présentée par M. C a été rejetée au motif que ce dernier avait jusqu'en mars 2023 pour bénéficier de ses jours de congés non pris de l'année 2021 et que le délai était dépassé. M. C se borne à exposer qu'il n'avait pas pu prendre tous ses congés annuels en raison de son état de santé, il produit un certificat médical établi le 5 mars 2024 par le docteur A, chirurgien et demande " l'intervention " du tribunal. Ce faisant, à supposer que le requérant sollicite l'annulation de la décision du 4 juillet 2024, sa requête n'est assortie que d'un seul moyen inopérant. Par suite, il y a lieu de la rejeter en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C.
Fait à Toulouse, le 19 novembre 2024.
La présidente de la 5ème chambre,
S. CAROTENUTO
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026