LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405698

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405698

vendredi 18 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405698
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse porte sur un référé suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) introduit par Mme A, qui contestait le refus de l'Université Toulouse II Jean Jaurès de l'admettre en Master 1 de psychologie clinique. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante disposait encore de voies alternatives pour obtenir une place en master, notamment la saisine du recteur. Le tribunal a également estimé qu'aucun doute sérieux n'était soulevé quant à la légalité de la décision, la délibération fixant les capacités d'accueil ayant été régulièrement transmise et publiée. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 612-6 du code de l'éducation et L. 221-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 septembre 2024 et un mémoire enregistré le 8 octobre 2024, Mme B A, représentée par Me Durand-Stephan, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 4 juin 2024 par laquelle le président de l'Université Toulouse II Jean Jaurès a refusé de l'admettre en Master 1 " psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé " parcours " psychologie clinique de la santé ", ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au président de l'Université Toulouse II Jean Jaurès de l'admettre en master 1 " psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé " ;

3°) de mettre à la charge de l'Université Toulouse II Jean Jaurès la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

en ce qui concerne la condition tenant à l'urgence :

- la décision l'empêche de poursuivre des études et de pouvoir exercer le métier de psychologue ; elle a présenté 14 autres candidatures en master 1 psychologie pour l'année universitaire 2024/2025 qui n'ont pas été retenues ;

- aucune formation en master ne lui a été proposée l'année universitaire précédente ;

- la phase complémentaire d'admission et de gestion des désistements via la plateforme " mon master " s'est achevée le 15 septembre sans qu'elle obtienne de réponse favorable et la rentrée universitaire a lieu le 16 septembre 2024 ;

- elle n'a pas reçu de proposition de formation à l'issue de la phase de gestion des désistements ;

en ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

- la décision de refus est privée de base légale, il n'est pas établi que la délibération du conseil d'administration du 21 novembre 2023 fixant les capacités d'accueil et les conditions de sélection des candidatures ait été transmise au recteur d'académie afin d'entrer en vigueur, en méconnaissance de la combinaison des dispositions de l'article L.221-2 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L.612-6 du code de l'éducation ;

- la publicité des informations approuvées par la délibération telles que la capacité d'accueil du master est insuffisante et les attendus tels que modalités et critères de sélection mentionnés sur la plateforme " mon master ", ne sont pas précisés sur la page internet du master " psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé " en méconnaissance des mêmes dispositions ;

- à défaut d'établir que la délibération du 21 novembre 2023 a été publiée avant la décision à elle notifiée, elle ne peut être regardée comme disposant d'une base légale ;

- aucun entretien ne lui a été proposé pour vérifier la cohérence de sa formation au parcours envisagé, contrairement aux modalités de sélection mentionnées ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, son cursus est en adéquation avec la formation visée.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 octobre 2024, l'Université Toulouse II Jean-Jaures conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

en ce qui concerne la condition tenant à l'urgence :

- le processus d'attribution de place en master offre deux canaux pouvant encore être mobilisés afin de se voir attribuer une place dans un master psychologie, la plateforme " mon master a clôturé la phase de gestion des désistements la veille du dépôt du référé ; la requérante dispose de la faculté de saisir le recteur de région académique afin de faire valoir son droit à poursuite d'études ;

en ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

- les capacités d'accueil ainsi que les modalités de sélection ont fait l'objet d'une délibération du conseil d'administration dont l'exécution n'est entachée d'aucun vice de procédure ;

- la délibération du 21 novembre 2023 a fait l'objet d'une transmission au rectorat le 1er décembre 2023 en vue d'un contrôle de légalité ainsi que d'une publicité suffisante et adéquate sur le site internet de l'Université dans la rubrique actes administratifs ;

- les décisions ne sont pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2405676 enregistrée le 16 septembre 2024 tendant à l'annulation de la décision contestée.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Arquié, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 9 octobre 2024 à 10 heures en présence de Mme Guérin, greffière d'audience, Mme Arquié a lu son rapport et a entendu :

- les observations de Me Durand-Stéphan représentant Mme A qui a repris ses conclusions et moyens développés dans ses écritures,

- et les observations de M. C pour l'Université Toulouse II Jean-Jaurès qui reprend ses écritures.

La clôture de l'instruction a été différée à 15 h 00.

Un mémoire en production de pièce a été enregistré le 9 octobre 2024 à 13 h12.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, titulaire d'une licence de sciences humaines et sociales mention psychologie délivrée par l'Université de Tours demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 4 juin 2024 par laquelle le président de l'Université Toulouse II Jean Jaurès a refusé de l'admettre en Master 1 " psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé " parcours " psychologie clinique de la santé ", ensemble la décision de rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".

3. Aux termes de l'article L. 712-1 du code de l'éducation : " Le président de l'université par ses décisions, le conseil d'administration par ses délibérations et le conseil académique, par ses délibérations et avis, assurent l'administration de l'université. ". Aux termes du quatrième paragraphe de l'article L. 712-3 du même code : " Le conseil d'administration détermine la politique de l'établissement. À ce titre : () 8° Il délibère sur toutes les questions que lui soumet le président (). Aux termes de l'article L. 719-7 : " Les décisions des présidents des universités et des présidents ou directeurs des autres établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel ainsi que les délibérations des conseils entrent en vigueur sans approbation préalable, à l'exception des délibérations relatives aux emprunts, prises de participation et créations de filiales mentionnées à l'article L. 719-5 et sous réserve des dispositions du décret prévu à l'article L. 719-9. Toutefois, les décisions et délibérations qui présentent un caractère réglementaire n'entrent en vigueur qu'après leur transmission au recteur de région académique, chancelier des universités. () ". Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'éducation : " Les formations du deuxième cycle sont ouvertes aux titulaires des diplômes sanctionnant les études du premier cycle (). Les établissements peuvent fixer des capacités d'accueil pour l'accès à la première année du deuxième cycle. L'admission est alors subordonnée au succès à un concours ou à l'examen du dossier du candidat. () ". Aux termes de l'article L. 221-2 du code des relations entre le public et l'administration : " L'entrée en vigueur d'un acte réglementaire est subordonnée à l'accomplissement de formalités adéquates de publicité, notamment par la voie, selon les cas, d'une publication ou d'un affichage, sauf dispositions législatives ou règlementaires contraires ou instituant d'autres formalités préalables () ".

4. En l'absence de dispositions prescrivant une formalité de publicité déterminée, les délibérations ayant un caractère réglementaire d'un établissement public sont opposables aux tiers à compter de la date de leur publication au bulletin officiel de cet établissement ou de celle de leur mise en ligne, dans des conditions garantissant sa fiabilité, sur le site internet de cette personne publique. Toutefois, compte tenu de l'objet des délibérations et des personnes qu'elles peuvent concerner, d'autres modalités sont susceptibles d'assurer une publicité suffisante. En cas de contestation, il appartient à l'autorité compétente d'établir l'accomplissement régulier des formalités de publicité.

5. Aucun des moyens invoqués par Mme A à l'encontre des décisions par lesquelles le président de l'Université Toulouse II Jean Jaurès a refusé de l'admettre en Master 1 " psychologie clinique, psychopathologie et psychologie de la santé " parcours " psychologie clinique de la santé " et a rejeté son recours gracieux, tels qu'ils ont été visés ci-dessus et analysés, n'est manifestement de nature, au vu de la demande et en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à sa légalité. Il y a lieu, par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition relative à l'urgence, de rejeter la présente requête, y compris les conclusions en injonction.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Université Toulouse II Jean-Jaurès, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande Mme A au titre des frais exposés par elle.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à l'Université Toulouse II Jean-Jaurès.

Fait à Toulouse le 18 octobre 2024.

La juge des référés,

Céline ARQUIÉ

La greffière,

Sylvie GUÉRIN

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions