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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405699

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405699

lundi 15 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405699
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantVERCELLONE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B pour contester la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur du 3 avril 2024, qui lui retirait huit points sur son permis de conduire suite à une infraction dont il contestait être l'auteur. En cours d'instance, le ministre a retiré cette décision et restitué les points, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche rejeté la demande de M. B au titre de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner l'État aux frais d'avocat.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Vercellone, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du ministre de l'intérieur référencée " 48 SI " en date du 3 avril 2024 l'informant de la perte de validité de son permis de conduire et la décision de retrait de huit points à la suite de l'infraction du 9 décembre 2022, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire crédité des huit points illégalement retirés, et ce dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, et ce, sous une astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient ne pas être l'auteur de l'infraction en cause, aucune condamnation n'ayant été prononcée par le tribunal judiciaire à son encontre.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2023, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer

Il soutient que la décision référencée " 48 SI " du 3 avril 2024 a été retirée et que le requérant a bénéficié d'une restitution des points qui avaient été retirés. Il sollicite également le rejet de la demande du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au motif qu'elle n'est pas assortie des justificatifs permettant d'en apprécier le bien-fondé.

Par un mémoire enregistré le 18 mars 2025, M. B indique prendre acte du retrait de la décision référencée " 48 SI " et maintient sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative en raison des frais d'avocat qu'il a dû engager afin d'assurer la défense de ses intérêts.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur le non-lieu à statuer

1. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il résulte de l'examen du relevé d'information intégral produit par le ministre de l'intérieur que, postérieurement à l'introduction de la requête de M. B, les mentions relatives à la décision n° 48 SI ont été supprimées du fichier national du permis de conduire. Le capital de points de son permis de conduire est de 1 point. Dès lors, les conclusions présentées par M. C tendant à l'annulation de la décision n° 48 SI du 22 août 2022, ainsi que celles présentées tendant à l'annulation des décisions du ministre de l'intérieur portants retraits de points, et ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte, sont devenues sans objet.

Sur les demandes formulées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que demande M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administratif.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte de M. B

Article 2 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de Haute-Garonne.

Fait à Toulouse, le 15 septembre 2025.

La présidente,

Fabienne Billet-Ydier

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

et par délégation, la greffière

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