mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2405821 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AGBE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 septembre 2024, et des pièces enregistrées le
24 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Agbe, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2024 par lequel le préfet des
Pyrénées-Atlantiques l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Atlantiques de supprimer son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer une attestation provisoire de séjour avec autorisation de travail et de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, le versement de cette même somme au seul visa de l'article L. 761-1.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3-1 et 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est fondée sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard de sa vie privée et familiale ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est fondée sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 septembre 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant,
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Le Fiblec, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre des articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-3, L. 921-4, L. 922-1 et
L 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Fiblec,
- les observations de Me Agbe, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens,
- les observations de M. A, qui répond aux questions du magistrat désigné,
- le préfet des Pyrénées-Atlantiques n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen, né le 25 juin 1998 à Sangaredi (Guinée) est entré sur le territoire français en avril 2019. Par un arrêté du 21 septembre 2024, le préfet des Pyrénées-Atlantiques l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par sa présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les stipulations et dispositions applicables, notamment l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et les 3° et 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retrace le parcours de l'intéressé et précise qu'il s'est vu refuser, en dernier ressort, son admission au titre de l'asile par la Cour nationale du droit d'asile le 24 septembre 2021. L'arrêté indique que l'intéressé a déposé une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée familiale " en qualité de parent d'enfant français le 2 mai 2023 et précise que le préfet a refusé de faire droit cette demande par un courrier du 30 août 2023 réputé notifié par voie postale le 8 septembre 2023. L'autorité préfectorale rappelle dans sa décision la situation de l'intéressé, et notamment la présence de son enfant mineur en France, indique les raisons pour lesquelles il a considéré que la présence du requérant sur le territoire national représentait une menace réelle et actuelle pour l'ordre public et mentionne également les raisons pour lesquelles il a considéré qu'il n'était pas porté une atteinte disproportionnée à sa situation personnelle et familiale, ainsi que celles pour lesquelles il n'était pas porté atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant. Par suite, la décision contestée qui comporte les circonstances de droit ou de fait qui la fondent, est suffisamment motivée.
4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté contesté, ni des pièces du dossier, que le préfet des Pyrénées-Atlantiques n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant.
5. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent des enfants, qu'elles soient le fait () des tribunaux, des autorités administratives (), l'intérêt supérieur des enfants doit être une considération primordiale ".
6. En l'espèce, s'il est constant que le requérant est présent sur le territoire français depuis le mois d'avril 2019, il n'a été autorisé à y séjourner qu'à titre provisoire le temps de l'examen de sa demande d'asile, rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 24 septembre 2021. En outre, s'il se prévaut de la présence de son fils, né le 7 février 2023, dont la mère est française, qu'il verse aux débats l'acte de naissance de ce dernier, le jugement du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Pau, en date du 5 octobre 2023, fixant le domicile de l'enfant chez sa mère et confiant à cette dernière l'exercice exclusif de l'autorité parentale tout en fixant la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant de M. A à hauteur de 150 euros par mois et en lui accordant un droit de visite dans un lieu médiatisé, une attestation de l'exercice de son droit de visite, des photos et échanges avec son ex-compagne au sujet de leur enfant, une requête déposée devant le juge aux affaires familiale du tribunal judiciaire de Pau le 17 avril 2024 et une convocation le 10 septembre 2024 devant le juge aux affaires familiale du tribunal judiciaire de Pau, il ne justifie pas avoir versé la contribution à l'entretien de son enfant fixée par le juge aux affaires familiales. Du reste, il ne justifie pas d'autres liens sur le territoire français et n'établit pas être dépourvu de liens dans son pays d'origine où il a vécu l'essentiel de son existence. Enfin, et en tout état de cause, M. A présente plusieurs mentions au fichier de traitement des antécédents judiciaires pour des faits de menace de dégradation ou détérioration avec ordre de remplir une condition commis entre le 1er octobre et le 31 octobre 2022 et des faits de menace de mort matérialisée par écrit, image ou autre objet du 9 novembre 2022 et a été condamné, le 30 août 2022, par le tribunal correctionnel de Pau, à une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis, pour des faits de violences avec usage d'une arme sans incapacité et des faits de dégradation ou détérioration de bien destiné à l'utilité ou la décoration publique, de sorte que son comportement doit être regardé comme constituant une menace réelle et actuelle pour l'ordre public. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que la demande de titre de séjour présentée par M. A en qualité de parent d'enfant français a été refusée par une décision du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 30 août 2023 qui lui a été régulièrement notifiée le 8 septembre 2023. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation, d'une erreur de fait ou d'une erreur de droit. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que la décision opposée à M. A serait entachée d'une méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être également écarté.
7. En quatrième et dernier lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, dès lors qu'elles créent seulement des obligations entre Etats, sans ouvrir de droit aux personnes physiques.
En ce qui concerne la décision de refus de délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de délai de départ serait privée de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
9. En deuxième lieu, la décision en litige vise les textes dont elle fait application, notamment l'article L. 612-2 et les 4°, 5° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne avec une précision suffisante les considérations de fait sur lesquelles elle repose. Dès lors la décision contestée est suffisamment motivée.
10. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
11. Il résulte de l'arrêté attaqué que, pour refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. A, le préfet des Pyrénées-Atlantiques s'est fondé sur les dispositions précitées des 4°, 5° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'espèce, M. A, en ayant déclaré lors de son audition par les services de police le
20 septembre 2024 ne pas vouloir retourner en Guinée, doit être regardé comme ayant explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français. Par ailleurs, le requérant a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, prise à son encontre par le préfet de la Gironde le 20 décembre 2021, et confirmée par un jugement du tribunal administratif de Pau du 6 avril 2022, qu'il n'a pas exécutée. En outre, si M. A présente une carte consulaire guinéenne en cours de validité, il ne peut justifier d'une résidence effective et permanente par la seule production d'une attestation d'hébergement établie par un ressortissant français le 23 septembre 2024 pour les besoins de la cause. Dès lors M. A ne présente pas de garanties de représentation au sens des dispositions précitées du 8° de l'article L. 612-3. Dans ces conditions, et en l'absence de circonstance particulière, le préfet n'a pas fait une inexacte application des dispositions citées au point précédent. Le moyen tiré de ce que la décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi
12. En premier lieu, l'arrêté contesté vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et indique que l'intéressé n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il serait exposé à des traitements contraires à ces stipulations en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Par suite, elle est suffisamment motivée.
13. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant au regard de sa vie privée et familiale doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait privée de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
15. En deuxième lieu, l'arrêté vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise les éléments de fait retenus par le préfet pour édicter à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait insuffisamment motivée.
16. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public.". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction prévue à l'article L. 612-11 ".
17. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents du présent jugement que le requérant, s'il se prévaut de la présence de son fils mineur en France, ne justifie pas d'une présence ancienne et continue, a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et représente une menace pour l'ordre public réelle et actuelle sur le territoire français. Dans ces conditions, et en l'absence de circonstances humanitaires, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, en interdisant à M. A le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur d'appréciation doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 21 septembre 2024.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent donc être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Agbe la somme réclamée en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du
10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Agbe et au préfet des Pyrénées-Atlantiques.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
B. LE FIBLEC La greffière,
P. TUR
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026