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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405880

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405880

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405880
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B A visant à suspendre la décision du 27 juin 2024 du centre communal d'action sociale (CCAS) de Cahors refusant son élection de domicile. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant, notamment ceux tirés de sa vulnérabilité, d’un harcèlement moral ou d’un lien avec la commune, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence ou la recevabilité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 septembre 2024, M. B A doit être regardé comme demandant une nouvelle fois au juge des référés de suspendre la décision du 27 juin 2024 par laquelle la vice-présidente du centre communal d'action sociale de la commune de Cahors a rejeté sa demande d'élection de domicile.

Il expose que :

- les ordonnances des 2, 8 et 12 juillet 2024, rejetant ses précédentes requêtes en référé, ne tiennent pas compte de la gravité de sa situation ;

- sa vulnérabilité a été reconnue par la cellule juridique du conseil départemental du Lot le 11 avril 2024 ;

- il est victime de harcèlement moral et de discrimination de la part de diverses administrations publiques et des magistrats administratifs, dont les pratiques révèlent nécessairement incompétence et corruption ;

- il s'est vu opposer un refus d'attribution de logement social malgré des démarches répétées depuis 2019 ;

- il a sollicité la commission départementale du Lot, sans succès ;

- il subit un refus de domiciliation par le CCAS de Cahors au motif, erroné, d'une absence de lien avec la commune ;

- il conserve une adresse officielle et légale au sein de la commune de Cahors, et en justifie ;

- sa requête est nécessaire pour empêcher une suspension du versement du revenu de solidarité active en raison de son absence de domiciliation officielle.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2404173 enregistrée le 8 juillet 2024 tendant à l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Viseur-Ferré, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. [] "

2. M. A saisit le tribunal d'un " REFERE CONSERVATOIRE, visant à obtenir la suspension du rejet de domiciliation émanant du CCAS de la ville de Cahors daté du 27 juin 2024 faisant l'objet d'un référé annulation enregistré sous le numéro 2404173 en date du 08 juillet 2024 en cours d'instruction et d'un référé suspension enregistré sous le numéro 2404122 en date du 08 juillet 2024, rejeté par le juge des référés Antoine Rives en date du 12 juillet 2024 ". Il joint à sa requête la copie de la décision du centre communal d'action sociale (CCAS) de Cahors du 27 juillet 2024 portant rejet de sa demande de domiciliation auprès de cet organisme.

3. Les moyens invoqués par M. A à l'appui de sa demande de suspension et tirés de l'absence de prise en compte de la gravité de sa situation, sa vulnérabilité ayant été reconnue par la cellule juridique du conseil départemental du Lot le 11 avril 2024, du harcèlement moral et des discriminations dont il est victime de la part de diverses administrations publiques et des magistrats administratifs, du refus d'attribution d'un logement social malgré des démarches répétées depuis 2019, de l'insuccès de sa sollicitation de la commission départementale du Lot, de l'existence d'un lien avec la commune de Cahors car il y conserve une adresse officielle et légale et des conséquences de cette décision sur le versement du revenu de solidarité active ne paraissent pas, en l'état de l'instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

4. Il y a lieu, par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer ni sur la recevabilité de la requête, ni sur la condition relative à l'urgence, de rejeter la présente requête.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Une copie en sera adressée au centre communal d'action sociale de Cahors.

Fait à Toulouse, le 27 septembre 2024.

La juge des référés,

Cécile VISEUR-FERRÉ

La République mande et ordonne à la préfète du Lot, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

ou par délégation la greffière,

N°2405880

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