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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405893

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405893

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405893
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension d’une sanction disciplinaire de groupe 4 prise par le maire de Toulouse à l’encontre de M. B. Le requérant invoquait un défaut de convocation au conseil de discipline et un préjudice grave lié à la suspension de son traitement. Le juge des référés a estimé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour M. B d’avoir produit une version complète de l’arrêté contesté, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. La demande a été rejetée sans instruction préalable, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2024, M. A B demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté, remis en main propre le 26 juillet 2024, par lequel le maire de la commune de Toulouse a prononcé une sanction de groupe 4 à son encontre.

Il soutient que :

-faute d'avoir reçu la convocation pour le conseil de discipline qui s'est tenu le 22 mai 2024, il n'a pas été en mesure de se défendre ;

- son absence au conseil de discipline a pu être interprétée comme un désintérêt de sa part, entrainant une sanction disproportionnée ;

- il a toujours été bien évalué et n'a pas d'antécédant judiciaire ;

- la suspension sans préavis de son traitement depuis le 1er août 2024 lui cause un préjudice grave et immédiat.

Vu :

-les autres pièces du dossier ;

-la requête n° 2405876 enregistrée le 25 septembre 2024 tendant à l'annulation de la décision contestée.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Arquié, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". L'article L. 522-3 de ce même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée () ". Si l'article R. 612-1 du code de justice administrative prévoit que le juge ne peut relever d'office une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours qu'après avoir procédé à une demande de régularisation, l'article R. 522-2 du même code écarte l'application de ces dispositions devant le juge des référés statuant en urgence.

3. M. B demande au juge des référés la suspension de l'arrêté qui lui a été remis en main propre le 26 juillet 2024. Toutefois, en produisant une version tronquée et incomplète de cet arrêté, l'intéressé ne permet pas au juge des référés d'en apprécier ni la portée, ni les conséquences sur sa situation. Le juge des référés étant dispensé, ainsi qu'il résulte des dispositions de l'article R. 522-2 du code de justice administrative, d'inviter l'auteur d'une demande à régulariser devant lui la ou les irrecevabilités dont elle est entachée, la requête de M. B est manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Toulouse, le 4 octobre 2024.

La juge des référés,

Céline ARQUIÉ

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

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