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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2405913

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2405913

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2405913
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Lauresses pour régulariser une annexe. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas notifié son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours francs prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une invitation à régulariser. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 septembre 2024, et des mémoires, enregistrés les 17 novembre 2024 et 23 novembre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2024 par lequel le maire de la commune de Lauresses a, au nom de l'Etat, délivré à Mme D C un permis de construire en vue de la régularisation de la construction d'une annexe à une habitation sur un terrain situé lieu-dit Mezayrac, parcelle cadastrée section C n°835.

Par lettre du 21 novembre 2024, le greffe du tribunal a invité M. B à justifier de l'accomplissement de la formalité prescrite par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme dans un délai de quinze jours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Par ailleurs, aux termes des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. / Les dispositions du présent article ne sont pas applicables en cas de contestation d'un permis modificatif, d'une décision modificative ou d'une mesure de régularisation dans les conditions prévues par l'article L. 600-5-2 ".

3. M. B, qui n'avait, dans le cadre de sa requête introductive d'instance, pas justifié de l'accomplissement des formalités de notification prévues par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, a été invité par le tribunal, par courrier du 21 novembre 2024, dont il a accusé réception le jour même, à en justifier dans un délai de quinze jours. Si, à la suite de cette invitation, celui-ci a justifié avoir notifié à la bénéficiaire du permis contesté, Mme C, ainsi qu'à la commune de Lauresses son recours contentieux, ces notifications, ainsi que cela ressort des accusés de réception qu'il a versés à l'instance, n'ont, toutefois, été effectuées, respectivement, que le 17 novembre 2024 et 18 novembre 2024, soit au-delà du délai de quinze jours suivant l'enregistrement de sa requête fixé par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Par suite, le requérant n'a pas, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, produit la preuve de l'accomplissement, dans les délais requis, des formalités de notifications prévues par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.

4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté attaqué sont manifestement irrecevables et doivent, en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1 : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie pour information sera adressée à la préfète du Lot, à la commune de Lauresses ainsi qu'à Mme D C.

Fait à Toulouse le 12 décembre 2024.

La présidente de la 6ème chambre,

M-O. MEUNIER-GARNER

La République mande et ordonne à la préfète du Lot en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

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