mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2406138 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 octobre 2024, et un mémoire rectificatif n°1 enregistré le 9 octobre 2024, M. B A demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'annuler l'ordonnance n° 24TL02400 du 8 octobre 2024 du président de la cour administrative d'appel de Toulouse rejetant son recours contre la décision n° 2024/003237 du 30 août 2024 de la présidente du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse.
Il soutient que :
- seules les conditions de ressources doivent être prises en compte pour accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle, de sorte qu'en se fondant sur d'autres motifs, le président de la cour administrative d'appel a excédé ses pouvoirs ;
- en jugeant le fond de son recours contentieux alors qu'il a seulement introduit un recours contre une décision du bureau d'aide juridictionnelle, la décision méconnait les principes du droit au recours juridictionnel effectif garanti par la Constitution de 1958 et notamment l'article 16 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, les articles 6 et 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 47 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Par un mémoire enregistré le 9 octobre 2024, complété par un autre du même jour, ainsi qu'un mémoire rectificatif enregistré le 10 octobre 2024, M. A soulève une question prioritaire de constitutionnalité sur la conformité à la Constitution des dispositions des articles 7 et 23 de la loi n° 91 647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, modifiée par la loi du 9 mars 2004 ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Arquié, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ".
2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter sans instruction ni audience les demandes qui sont irrecevables.
3. M. A demande au juge des référés d'annuler l'ordonnance n° 24TL02400 du 8 octobre 2024 du président de la cour administrative d'appel de Toulouse rejetant son recours contre la décision n° 2024/003237 du 30 août 2024 de la présidente du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulouse. Toutefois, de telles conclusions tendant à ce que le juge des référés mesures utiles annule une décision rejetant un recours contre un refus d'aide juridictionnelle, n'entre pas dans l'office du juge des référés saisi sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il y ait lieu de se prononcer sur la question prioritaire de constitutionnalité soulevée à l'appui de ces conclusions, que la requête de M. A doit être rejetée, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Toulouse le 15 octobre 2024
La juge des référés,
Céline ARQUIÉ
La République mande et ordonne au ministre de la justice, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
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