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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2406217

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2406217

lundi 21 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2406217
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 septembre 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois suite à un contrôle positif aux stupéfiants. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'irrégularité du test salivaire et le défaut d'information sur la contre-expertise, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 octobre 2024, M. A B, représenté par Me d'Hers, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté n° 313.2508.24 du 17 septembre 2024, par lequel le préfet de la Haute-Garonne a suspendu, pour une durée de six mois, la validité de son permis de conduire, délivré le 25 octobre 2012 sous le numéro 961056100104.

Il soutient que :

s'agissant de la condition tenant à l'urgence :

-il occupe un emploi en horaires décalés au sein de la société Heppner, avec un travail de nuit entre 2H00 et 9H30, et doit être en possession de son permis de conduire.

s'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée :

-le test de dépistage salivaire utilisé par les forces de l'ordre n'est pas conforme aux dispositions de l'arrêté du 13 décembre 2016 ;

-l'infraction commise n'est pas d'une nature et d'une fréquence telles que des considérations liées à la sécurité routière commanderaient de maintenir le caractère exécutoire de cette décision ;

-il n'a pas été destinataire de l'information préalable, requise en pareilles circonstances, quant à la réalisation d'une contre-expertise ;

-il n'a pas reçu communication régulière des résultats de l'analyse de son prélèvement salivaire.

Vu :

- la requête en annulation n° 2406227, enregistrée le 11 octobre 2024 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a fait l'objet d'un contrôle sur le territoire de la commune de Muret, le 13 septembre 2024 à 1h20, alors qu'il conduisait sous l'emprise de stupéfiants. Par arrêté n° 313.2508.24 du 17 septembre 2024, le préfet de la Haute-Garonne a prononcé la suspension, pour une durée de six mois, de la validité de son permis de conduire. Il ne ressort pas, en revanche, des éléments transmis, et contrairement à ce que semble alléguer le requérant, que des retraits de points auraient parallèlement été opérés sur son titre de conduite. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté n°313.2508.24. Il a, parallèlement, introduit une requête en annulation contre ledit arrêté, enregistrée le 11 octobre 2024.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 de ce même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. Les moyens invoqués par M. B à l'encontre de l'arrêté contesté, tels qu'ils ont été visés ci-dessus et analysés, ne sont manifestement pas de nature, au vu de la demande et en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de cet arrêté. Il y a lieu, par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition relative à l'urgence, de rejeter la présente requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3, précité, du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Toulouse, le 21 octobre 2024.

La présidente, juge des référés,

Isabelle Carthé Mazères

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

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