mardi 25 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2406244 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SAHEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 octobre 2024, 13 et 14 janvier 2025, Mme C A, représentée par Me Sahel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté est signé par une autorité incompétente ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- son dossier n'a pas été instruit de manière satisfaisante dès lors qu'elle n'a jamais été sollicitée pour apporter des éléments complémentaires ;
- elle devait être entendue par la commission du titre de séjour dès lors qu'elle justifie résider en France depuis plus de dix ans ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation ;
- l'arrêté méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'intensité de sa vie privée et familiale construite en France ;
- elle justifie d'un important investissement professionnel en France et d'une régularisation au titre de l'admission exceptionnelle au séjour ;
- elle ne présente pas une menace réelle et imminente pour l'ordre public ; elle n'a fait l'objet d'aucune condamnation depuis plus de quatre ans ; le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'intérêt supérieur de ses cinq enfants, âgés de 5 à 14 ans, n'a pas été pris en compte en méconnaissance du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle entraînerait sur sa situation personnelle et sa vie privée et familiale ;
- la décision portant interdiction de retour est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- cette décision est disproportionnée ;
- la décision fixant le pays de renvoi est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est également entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Carotenuto,
- et les observations de Me Sahel, représentant Mme A, en présence de cette dernière.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, née le 11 septembre 1980 à Oulan Bator (Mongolie), déclare être entrée en France en 2011 accompagnée de son époux et de leur fille aînée afin d'obtenir le statut de réfugié. Elle a sollicité le bénéfice de l'asile sous l'identité d'Armangoul A. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile le 24 janvier 2012. La cour nationale du droit d'asile a confirmé ce rejet le 3 mai 2013. Par un arrêté du 5 juillet 2012, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal de céans le 14 novembre 2012, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligée à quitter le territoire français. Mme A a sollicité un réexamen de sa demande d'asile qui a été rejeté, pour irrecevabilité, par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 31 octobre 2016. Par un arrêté du 16 mars 2017, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligée à quitter le territoire français. Par un jugement du 10 septembre 2019 du tribunal correctionnel de Foix, Mme A a été condamnée à une peine de deux ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis, pour des faits de vol aggravé et détention frauduleuse de plusieurs faux documents administratifs. Par un jugement du 4 août 2020 du tribunal correctionnel de Foix, dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate, Mme A a été condamnée à une peine de six mois d'emprisonnement pour des faits de vol en réunion en récidive. Par un nouvel arrêté du 10 décembre 2020, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligée à quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le 23 septembre 2022, la requérante a présenté une demande d'admission au séjour en raison de ses liens privés et familiaux qui a été examinée sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté du 11 avril 2024, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Mme A sollicite l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte des stipulations précitées que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs, mais également à celles qui ont pour effet d'affecter leur situation d'une manière suffisamment directe et certaine.
3. D'autre part, aux termes de l'article 375 du code civil : " Si la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises, des mesures d'assistance éducative peuvent être ordonnées par justice à la requête des père et mère conjointement, ou de l'un d'eux, de la personne ou du service à qui l'enfant a été confié ou du tuteur, du mineur lui-même ou du ministère public () ". Aux termes de l'article 375-3 du même code : " Si la protection de l'enfant l'exige, le juge des enfants peut décider de le confier : () 3° A un service départemental de l'aide sociale à l'enfance () ". Enfin, l'article 375-6 de ce code dispose que : " Les décisions prises en matière d'assistance éducative peuvent être, à tout moment, modifiées ou rapportées par le juge qui les a rendues soit d'office, soit à la requête des père et mère conjointement, ou de l'un d'eux, de la personne ou du service à qui l'enfant a été confié ou du tuteur, du mineur lui-même ou du ministère public. ".
4. Mme A est la mère de cinq enfants, nés le 9 octobre 2010 aux Pays-Bas et les 11 mai 2012, 19 mai 2013, 17 mars 2017 et 27 novembre 2018 en France, tous de nationalité mongole, qui ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance. Il ressort des jugements en assistance éducative du juge des enfants près le tribunal de grande instance de Toulouse des 12 septembre 2018 et 31 août 2021, que les enfants, après avoir été placés à plusieurs reprises en urgence en raison de l'arrestation de leurs parents, ont été accueillis en famille d'accueil, les trois aînées, le 26 janvier 2017, à la suite de l'incarcération des deux parents et les deux cadets, le 10 août 2020, à la suite de l'incarcération de Mme A qui a été libérée en décembre 2020. Le père des enfants, un compatriote également en situation irrégulière, a été incarcéré jusqu'en 2024. Mme A, séparé de ce dernier, a, le 10 avril 2022, déposé plainte à son encontre pour violences conjugales. Il ressort, par ailleurs, des mentions du jugement du 31 août 2021, que les enfants ont su trouver leur place et leur équilibre au sein de leur famille d'accueil, mais qu'en raison d'un sentiment d'insécurité et de l'incarcération de leurs parents, deux des enfants bénéficient d'un suivi psychologique. Le tribunal pour enfants, le 7 novembre 2023, a décidé le renouvellement du placement des enfants, qui est bénéfique pour poursuivre leur construction et leur épanouissement personnel dans un environnement stable et sécurisant, pour une durée de deux ans, soit jusqu'en novembre 2025, a maintenu les droits de visite de la mère et réservé ceux du père. Du fait de cette décision, à la date de l'arrêté en litige, les enfants de la requérante ont vocation à rester sur le territoire français au moins jusqu'en novembre 2025 et ils ne peuvent donc pas repartir en Mongolie avec leur mère. Cette dernière dispose d'un droit de visite médiatisée une fois par mois et des rencontres entre la fratrie sont organisées à chaque période de vacances scolaires. L'attestation du référent de l'aide sociale à l'enfance du 8 août 2024, bien que postérieure à l'arrêté attaqué révèle une situation existante à la date dudit arrêté, témoigne de l'exercice effectif par la requérante de ses droits de visite et de sa participation à l'éducation de ses enfants. Il est notamment mentionné que Mme A souhaite transmettre sa culture, une part de son histoire en les inscrivant dans une filiation, qu'elle sait " apprécier de manière singulière les besoins de [ses] enfants ", qu'elle a su se mobiliser pour le suivi de ses enfants sur le plan scolaire et qu'elle a souhaité que ses droits de visite soient élargis. En outre, il ressort des pièces du dossier et notamment des attestations produites à l'instance, qui bien que postérieures à l'arrêté contesté révèlent une situation préexistante, que les enfants sont bien intégrés en France et qu'ils suivent une scolarité exemplaire.
5. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier et notamment de l'extrait du bulletin n° 2 délivré le 6 mars 2024 que Mme A a été condamnée à plusieurs reprises, par jugement du tribunal correctionnel de Toulouse du 20 janvier 2016, à une peine d'un mois d'emprisonnement assortie de sursis pour des faits de vol en état de récidive, par jugement du 10 septembre 2019 du tribunal correctionnel de Foix à une peine de 2 ans d'emprisonnement dont 1 an avec sursis pour les faits de vols aggravés par trois circonstances commis en état de récidive et détention frauduleuse de plusieurs documents administratifs et par le tribunal correctionnel de Toulouse et par jugement du 4 août 2020, à une peine de 6 mois d'emprisonnement pour des faits de vols en réunion commis en état de récidive. La requérante ne conteste pas la gravité et la réalité de ces condamnations correspondant à des faits répétés. Toutefois, ainsi qu'elle le soutient, sa dernière condamnation date de 2020 et revêt un caractère relativement ancien. Par ailleurs, les pièces du dossier et en particulier l'avenant au contrat de travail à durée indéterminée conclu le 1er mai 2023 avec la société " Canaille Club " pour un poste d'employée de cuisine occupé depuis le 6 septembre 2021, alors même que la société y a mis un terme, font état de la volonté d'insertion professionnelle de Mme A. Ainsi, à la date de l'arrêté contesté du 11 avril 2024, la requérante est fondée à soutenir que le préfet a fait une inexacte appréciation de son comportement en considérant qu'elle représentait une menace à l'ordre public.
6. Par suite, dans les circonstances particulières de l'espèce, et alors même que Mme A s'est maintenue en situation irrégulière sur le territoire français, à la date de la décision attaquée, il était dans l'intérêt supérieur de ses cinq enfants qu'ils puissent bénéficier de la mesure d'assistance éducative décidée, à défaut de mainlevée prononcée par le juge des enfants, et que leur mère, jouissant de l'autorité parentale, puisse résider en situation régulière sur le territoire français afin qu'elle maintienne avec eux, des liens éducatifs et affectifs stables et réguliers. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne a méconnu les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant en refusant de lui délivrer un titre de séjour.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que Mme A est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 11 avril 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
8. Le présent jugement implique nécessairement, par application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de délivrer à Mme A un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
9. En l'espèce, Mme A n'établissant pas avoir exposé d'autres frais que ceux pris en charge par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle totale qui lui a été accordée par décision du 18 septembre 2024, sa demande tendant à ce que l'Etat lui verse la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 11 avril 2024 du préfet de la Haute-Garonne est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne de délivrer à Mme A un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 4 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Carotenuto, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Mérard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 février 2025.
La présidente-rapporteure,
S. CAROTENUTO
La première assesseure,
N. SODDU
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026