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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2406264

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2406264

mardi 29 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2406264
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAARPI MCH AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé par l'association One Voice pour suspendre un arrêté préfectoral du Tarn autorisant des opérations de destruction administrative de blaireaux. Le juge a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard du principe de participation du public et des dispositions du code de l'environnement. La solution retenue n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats portent sur la légalité de l'arrêté au regard des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 427-6 du code de l'environnement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 octobre 2024, l'association One Voice représentée par Me Robert, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 25 septembre 2024 par lequel le préfet du Tarn a autorisé la réalisation d'opérations de destruction administrative de blaireaux sous la direction d'un lieutenant de louveterie, du 28 septembre au 3 novembre 2024, sur le territoire de la commune de Bannières ;

2) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

s'agissant de la recevabilité du recours :

- l'association One Voice est agréée pour la protection de l'environnement et a pour objet de défendre les animaux quelle que soit l'espèce à laquelle ils appartiennent, elle a donc intérêt à agir au sens de l'article L. 142-1 du code de l'environnement ;

- la requête a été déposée dans le délai de recours contentieux de deux mois après l'adoption de l'arrêté attaqué ;

s'agissant de la condition tenant à l'urgence :

- l'arrêté attaqué met en échec les actions entreprises par l'association pour la préservation de la biodiversité et le bien-être animal et autorise l'abattage d'un nombre illimité de spécimens d'une espèce fragile ; son exécution prévue du 28 septembre au 3 novembre a déjà débuté ; il porte donc une atteinte grave, immédiate et irréversible aux intérêts que l'association entend défendre ;

- aucun intérêt public ne s'oppose à la suspension de l'arrêté attaqué ; il n'est pas établi que les méthodes de chasse déjà autorisées seraient insuffisantes, ni que la population de blaireaux sur la commune de Bannières ait causé des dommages particulièrement importants ;

s'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

- l'arrêté litigieux n'a donné lieu à aucune consultation du public, en méconnaissance du principe de participation du public, garanti par l'article 7 de la Charte de l'environnement et des dispositions de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement, alors que sa mise en œuvre a une incidence sur l'environnement ;

- aucune note de présentation des décisions envisagées n'a été mise à la disposition du public, afin de mentionner le contexte et les objectifs du projet ;

- le signataire de l'arrêté n'a reçu qu'une délégation générale relative à l'économie agricole et forestière, laquelle ne comprend pas explicitement l'autorisation d'organiser des battues administratives ;

- l'arrêté litigieux ne mentionne pas le nom du lieutenant de louveterie chargé d'exécuter les opérations de destruction administratives de blaireaux ;

- le préfet du Tarn n'a pas démontré par des circonstances particulières en quoi la battue administrative était nécessaire au sens de l'article L. 427-6 du code de l'environnement dès lors que la seule présence de blaireaux à proximité ne suffit pas à établir l'imputabilité des dommages constatés sur le seul fondement des allégations d'un exploitant agricole et d'un lieutenant de louveterie, que les dommages causés par les blaireaux sont minimes et fréquemment surestimés et que la dynamique de reproduction lente de cette espèce empêche toute prolifération ;

- le préfet du Tarn n'a pas suffisamment démontré que la battue administrative, laquelle constitue une autorisation exceptionnelle, serait la seule mesure de nature à atteindre l'objectif poursuivi, dès lors qu'une des méthodes de chasse autorisée à l'encontre des blaireaux consiste à les extraire de leurs terriers et qu'à cet égard, la circonstance que les blaireaux soient des animaux nocturnes ne suffit pas à justifier l'absence d'alternative à la battue administrative, et que l'élimination des blaireaux n'est pas une méthode efficace pour limiter les dommages causés aux installations agricoles, seuls les répulsifs, la pose d'un clapet anti-retour ou de clôtures basses permettant d'éloigner durablement l'individu du site ;

- l'arrêté précise que la régulation administrative des blaireaux peut s'opérer au moyen de piégeage à l'aide de collets à arrêtoir alors que cette méthode de piégeage est destinée exclusivement à la capture du renard aux termes de l'arrêté du 29 janvier 2007 fixant les dispositions relatives au piégeage ;

- le déterrage de blaireaux ne peut être réalisé que par un équipage de veneurs qui remplissent les conditions précisées dans l'arrêté du 18 mars 1982 relatif à la vènerie, alors que l'arrêté litigieux ne prévoit pas l'intervention d'un tel équipage.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 octobre 2024, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- l'arrêté contesté a été pris sur le fondement du 2° de l'article L. 427-6 du code de l'environnement à la suite de dégâts importants sur une exploitation de la commune de Bannières ;

s'agissant de l'urgence :

- la condition d'urgence n'est pas satisfaite dès lors qu'une battue réglementée n'a aucun effet irréversible sur la population des animaux chassés ; le nombre de blaireaux est estimé pour le Tarn à 10 960 et le prélèvement moyen est de 0,6 blaireau par commune, soit 200 spécimens ; aucun prélèvement de blaireaux n'a été constaté entre 2022 et juillet 2024 où 10 spécimens ont été abattus ; le blaireau n'est pas menacé dans son aire de répartition ;

- la cause des dégâts a été certifiée et la période de battue est très brève ; en outre, elle s'achève le 3 novembre, dans huit jours, et seuls 3 individus ont été prélevés à Bannières ;

s'agissant du doute sérieux :

- l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement prévoit que le principe de participation du public n'est pas applicable aux décisions qui n'ont qu'un effet indirect ou non significatif sur l'environnement ; la participation du public n'était donc pas requise ;

- l'arrêté a été signé par M. B, qui bénéficiait d'une délégation de signature régulière ;

- aucun texte n'impose de mentionner le nom du lieutenant de louveterie dans l'arrêté ; la carte des louvetiers, publiée par arrêté du 14 janvier 2020, est accessible sur le site de la préfecture du Tarn et comporte leurs noms par circonscription ;

- la réalité des dégâts est attestée par des photographies et un piégeur agréé et les dommages causés par les blaireaux ont été estimés entre 5 000 et 7 000 euros, alors que le coût global des dommages en 2023/24 pour le Tarn est de 8 390 euros, à 65 % pour des dégâts sur des infrastructures ;

- compte tenu de l'activité crépusculaire et nocturne des blaireaux, la battue administrative était nécessaire ; le mode de piégeage retenu est le plus efficace et n'entraîne pas le décès du spécimen piégé.

Par un mémoire en intervention en défense enregistré le 28 octobre 2024, la fédération départementale des chasseurs du Tarn, représentée par Me Comte, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de l'association One Voice d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- son intervention est recevable ;

- l'association requérante n'a pas intérêt à agir ;

- l'urgence n'est pas constituée et aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête en annulation enregistrée le 14 octobre 2024 sous le n° 2406261 ;

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Alain Daguerre de Hureaux pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 28 novembre 2024, en présence de Mme Tur, greffière d'audience :

- le rapport de M. Alain Daguerre de Hureaux, juge des référés, qui relève d'office le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité de l'intervention de la fédération départementale des chasseurs du Tarn, en l'absence d'intervention de la fédération des chasseurs du Tarn dans la requête n° 2406261,

- les observations de Me Robert, pour l'association One Voice, qui soutient qu'elle a intérêt à agir compte tenu de ses statuts ; que l'intervention de la fédération départementale des chasseurs du Tarn n'est pas recevable car la battue administrative n'est pas une opération de chasse, que l'arrêté attaqué ne précise aucun nombre maximal de blaireaux alors que la pression est très forte sur une espèce fragile, avec un rythme de production long, que la battue risque d'avoir lieu en fin de semaine, pendant trois jours, que ce deuxième arrêté, après un premier pour les mêmes dégâts qui a donné lieu à l'élimination de 10 spécimens, a provoqué l'abattage de 3 blaireaux, que les battues administratives, exceptionnelles, sont possibles même en cas d'opposition cynégétique, que les effectifs d'une population animale ne sont pas une condition permettant une battue administrative, que l'estimation de la population est infondée dès lors qu'elle a été extrapolée à partir de moins de 1 % du territoire du Puy-de-Dôme, que la densité constatée a été appliquée à la superficie de tout le département du Tarn, sans en déduire les espaces urbanisés, pour en extrapoler un effectif de plus de 10 000 blaireaux, que les dégâts constatés font l'objet d'une estimation personnelle mais qu'aucun devis n'est produit, que les battues ne produisent pas les effets attendus et sont inefficaces, que la battue n'était pas nécessaire dès lors que des moyens alternatifs sont possibles, que la pression de chasse impacte la fertilité, qu'une erreur manifeste d'appréciation a été commise dès lors que les conditions des battues ne sont pas réunies,

- les observations de Me Comte pour la fédération départementale des chasseurs du Tarn, qui indique qu'un mémoire au fond a été déposé avant la clôture, que l'objet de la fédération de chasse est aussi la protection de l'environnement, et qu'elle a intérêt à agir en ce qui concerne l'arrêté autorisant une battue administrative, que sur l'urgence, l'arrêté a été pris le 25 septembre 2024 et est entré en vigueur le 28 septembre 2024, que le tribunal a été saisi tardivement, que seuls 3 blaireaux ont été abattus, que cet arrêté ne préjudicie pas aux intérêts de One Voice dès lors qu'il s'agit d'une mesure de police limitée dans le temps et l'espace, qu'il y a un intérêt public a réguler la population de blaireaux en raison de l'importance des dégâts et de la transmission de la tuberculose bovine, que la population de blaireaux en France et en Europe n'est pas menacée dès lors que la population augmente, qu'en 2021, plus de 7 000 spécimens sont relevés dans le Tarn, que les destructions ne concernent que 200 blaireaux par an au maximum dès lors que l'animal n'est pas chassé dans le Tarn, qu'une battue peut être mise en place en cas de dommage, que la recherche d'une solution alternative n'est pas une condition légale de la battue, que dans le cas de l'exploitation agricole sise sur le territoire de la commune de Bannières, le dommage est significatif,

- et les observations de M. A, représentant le préfet du Tarn, qui persiste dans ses écritures et indique que le blaireau est très peu chassé dans le Tarn, que la mesure est ponctuelle, que deux autres arrêtés ont été pris notamment à Lavaur,

- Me Robert, ayant repris la parole, indique qu'il n'y a pas de chiffres nationaux crédibles sur le blaireau, que, dans le département du Bas-Rhin, 6 000 blaireaux ont été dénombrés alors qu'il n'y a aucune pression cynégétique, que les battues peuvent utilement être remplacées par des méthodes alternatives,

- la parole ayant été rendue en dernier au représentant du préfet.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté en date du 25 septembre 2024 pris sur le fondement du 2° de l'article L. 427-6 du code de l'environnement, le préfet du Tarn a autorisé la réalisation d'une opération de destruction administrative de blaireaux sous la direction d'un lieutenant de louveterie, du 28 septembre au 3 novembre 2024, sur la commune de Bannières, à proximité des dommages signalés. L'association One Voice demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cet arrêté.

Sur l'intervention de la fédération départementale des chasseurs du Tarn :

2. L'arrêté en litige prévoit, en son article 2, que les destructions administratives qu'il autorise seront effectuées avec l'aide de chasseurs munis du permis de chasser et d'une assurance de chasse valable pour la campagne en cours. Par suite, la fédération départementale des chasseurs du Tarn a intérêt au maintien de cet arrêté et son intervention en défense est recevable.

Sur les conclusions à fin de suspension :

3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

En ce qui concerne la condition d'urgence :

4. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

5. Pour justifier l'urgence qu'elle invoque, l'association requérante soutient que l'arrêté attaqué, applicable depuis le 28 septembre 2024 jusqu'au 3 novembre 2024, qui a pour objet de permettre la destruction en nombre illimité de blaireaux sur la commune de Bannières, aura des effets irréversibles sur les populations de blaireaux alors qu'il s'agit d'une espèce fragile et qu'il met en échec les actions entreprises par l'association pour la préservation de la biodiversité et le bien-être animal. Elle soutient qu'il s'agit d'une espèce dont la dynamique de reproduction est lente et que l'arrêté contesté porte ainsi une atteinte grave et immédiate aux intérêts qu'elle défend, à savoir la biodiversité, les espèces sauvages et leur bien-être. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'arrêté en litige a été pris suite à la constatation de dégâts, estimés par l'exploitant agricole entre 5 000 et 7 000 euros, sur le local d'irrigation d'une exploitation agricole alors que le coût global des dommages déclarés en 2023/24 pour le Tarn est de 8 390 euros, à 65 % pour des dégâts sur des infrastructures, que les destructions annuelles moyennes de blaireaux dans le Tarn sont d'environ 200 animaux, et qu'aucun prélèvement de blaireaux n'a été constaté entre 2022 et juillet 2024 où 10 spécimens ont été abattus dans le cadre d'une précédente autorisation administrative à proximité immédiate de Bannières. S'il est difficile, compte tenu des caractéristiques de l'espèce, d'apprécier de manière satisfaisante la population de blaireaux du Tarn, une étude de 2021, renouvelant une étude de 2006 qui porte sur 78 686 ha des 575 800 ha du département du Tarn, l'évaluait à plus de 7 000 alors que l'extrapolation d'une méthode utilisée en 2012 pour le Puy-de-Dôme estime la population à 10 900 spécimens. En tout état de cause, à la date du 25 octobre 2024, seuls 3 blaireaux ont été piégés depuis le 28 septembre 2024 sur le site de la commune de Bannières dans le cadre de l'autorisation délivrée par l'arrêté litigieux, ce qui porte à 13 le nombre de blaireaux piégés pour la saison 2023/2024 dans le Tarn. En l'état de l'instruction, il n'est pas établi que l'arrêté contesté, qui aura produit tous ses effets le 3 novembre 2024, porterait une atteinte suffisamment grave à la préservation du blaireau, à la protection du patrimoine naturel, de la faune sauvage et des équilibres écosystémiques, aux intérêts que défend l'association ou à un intérêt public. Dans ces conditions, les éléments exposés par l'association requérante et les éléments produits au dossier ne permettent pas de regarder les effets de la décision attaquée comme caractérisant une situation d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision qu'elle conteste soit suspendue. Par suite, la condition d'urgence prévue par ces dernières dispositions ne peut être regardée comme étant remplie.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition liée à l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté est satisfaite ni les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions de la requête présentées par l'association One Voice sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. D'une part, la fédération départementale des chasseurs du Tarn, intervenant en défense, n'étant partie à la présente instance, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge l'association One Voice la somme qu'elle demande à ce titre. D'autre part, ces mêmes dispositions font également obstacle à ce que l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse à l'association One Voice la somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : L'intervention de la fédération départementale de chasse du Tarn est admise.

Article 2 : La requête de l'association One Voice est rejetée.

Article 3 : Les conclusions présentées par la fédération départementale des chasseurs du Tarn sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association One Voice, à la fédération départementale de chasse du Tarn et au ministre en charge de la transition écologique.

Une copie en sera adressée au préfet du Tarn.

Fait à Toulouse, le 29 octobre 2024.

Le juge des référés,

Alain DAGUERRE DE HUREAUX

La greffière,

Pauline TUR

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

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