lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2406363 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 octobre 2024, M. D F et Mme E C demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution des décisions du 6 septembre 2024, notifiées le 23 juillet 2024, par lesquelles la commission académique de l'académie de Toulouse a rejeté leurs recours préalables obligatoires à l'encontre des décisions du 4 juillet 2024 par lesquelles la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Haute-Garonne a opposé un refus à leurs demandes d'autorisation d'instruction en famille concernant leurs enfants A et B ;
2°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.
Ils soutiennent que :
-la condition d'urgence est remplie dès lors qu'au regard de la tardiveté des décisions, ils se trouvent dans l'incapacité de répondre aux injonctions postérieures au 6 septembre 2024 ;
- les décisions sont insuffisamment motivées ;
- leur éloignement géographique doit être reconnu ;
- les décisions portent atteinte à leurs libertés fondamentales et à leurs droits de famille et de parents.
Vu :
-les autres pièces du dossier ;
-la requête n° 2406365 enregistrée le 14 octobre 2024 tendant à l'annulation des décisions contestées.
Vu :
- la décision n° 2021-823 DC du 13 août 2021 ;
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Arquié, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (). ". L'article L. 522-3 de ce même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Aucun des moyens invoqués par M. F et Mme C à l'encontre des décisions contestées, tels qu'ils ont été visés ci-dessus et analysés, n'est manifestement de nature, au vu de la demande et en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur leur légalité. Il y a lieu, par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition relative à l'urgence, de rejeter la présente requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. F et Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D F, à Mme E C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Une copie en sera adressée au recteur de l'académie de Toulouse.
Fait à Toulouse, le 21 octobre 2024.
La juge des référés,
Céline ARQUIÉ
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
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