vendredi 8 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2406747 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FRECHE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 novembre 2024, l'association Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées (ATMP), représentée par Me Barrère, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui communiquer tous documents administratifs relatifs aux opérations prévues entre le 9 novembre et le 11 novembre 2024 entre Saint-Jory et Lespinasse, entre les point GPS Latitude : 43.743501 - Longitude : 1.366235 et Latitude : 43.713205 Longitude : 1.384884 et, en particulier, les opérations de génie civil et d'abattage des alignements d'arbres qui seront effectués par la société SNCF Réseau le long du chemin de halage non aménagé bordant le canal latéral de la Garonne ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat et de la société SNCF Réseau une somme de 1 000 € au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- compte tenu des intérêts qu'elle défend, qui sont fixés à l'article 2 de ses statuts, et de la circonstance qu'elle dispose d'un agrément au titre de l'article L. 141-1 du code de l'environnement, lequel a été renouvelé le 18 mars 2024, elle justifie d'un intérêt à agir ;
en ce qui concerne l'urgence :
- elle n'a eu connaissance de ce projet d'abattage d'arbres que le 31 octobre 2024 ; ces travaux sont prévus entre le 9 et le 11 novembre 2024, ce que le préfet n'a pas démenti ; des travaux de déblayage autour des arbres ont déjà été réalisés et l'abattage de quelques arbres a débuté depuis le 31 octobre 2024 ; la preuve de l'imminence des travaux d'abattage étant rapportée, l'urgence s'en trouve caractérisée ;
en ce qui concerne le caractère utile de la mesure sollicitée :
- les documents sollicités sont utiles à assurer l'égalité des armes dans le cadre du référé-liberté, enregistré au greffe du tribunal administratif de Toulouse sous le n°2406746, et qu'elle a introduit en vue d'obtenir du préfet qu'il demande à la société SNCF Réseau de déposer, au titre de l'article L. 350-3 du code de l'environnement, une demande d'autorisation d'abattage de l'alignement d'arbres considéré et qu'il lui interdise tous travaux de coupes et abattages de ces arbres jusqu'à ce qu'il ait statué sur cette demande ; ces documents permettront également au juge de se prononcer de manière éclairée sur ce même référé-liberté ;
- cette demande de communication ne fait obstacle à aucune décision administrative expresse ou même implicite.
Par mémoire en défense, enregistré le 8 novembre 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet au fond.
Il soutient que :
- compte tenu du porter à connaissance et de l'arrêté préfectoral modificatif du 8 novembre 2024 dont l'association requérante a eu communication, et dès lors qu'il ne dispose d'aucun autre élément à lui communiquer, la requête a perdu son objet en cours d'instance ;
- en tout état de cause, la mesure sollicitée est dépourvue d'utilité puisque l'association requérante est dorénavant en mesure d'apprécier la portée et la légalité de l'arrêté délivré.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné Mme Marie-Odile Meunier-Garner, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 novembre 2024 en présence de Mme Tur, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Meunier-Garner, juge des référés ;
- les observations de Me Barrère et Me Facelina-Tabard, représentant l'association Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, qui confirme ses écritures selon les mêmes moyens et soutient, en outre, que les documents produits ne sont pas suffisamment précis quant au linéaire qui fera l'objet d'abattage et n'apportent pas d'éléments sur le second alignement présent entre le chemin de halage et la voie ferrée ;
- les observations de M. A, représentant le préfet de la Haute-Garonne qui conclut aux mêmes fins que ses écritures selon les mêmes motifs ;
- et les observations de Me Garancher, représentant la société SNCF Réseau qui relève que l'injonction sollicitée étant dirigée contre le préfet, elle n'entend pas faire valoir d'observations particulières.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur l'exception de es conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Saisi sur le fondement de ces dispositions d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de sa compétence, le juge des référés peut prescrire toutes mesures que l'urgence justifie à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse, et sous réserve qu'elles ne fassent pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative
2. En l'espèce, il résulte de l'instruction, que, à la suite de l'introduction de la présente instance, le préfet de la Haute-Garonne a communiqué à l'association requérante le porter à connaissance qui lui a été adressé par la société SNCF Réseau le 6 novembre 2024, lequel détaille les opérations d'abattage d'alignement d'arbres prévues entre le 9 novembre et le 11 novembre 2024 par la société SNCF Réseau le long du chemin de halage bordant le canal latéral de la Garonne. Dans ces conditions, et dès lors qu'il n'est pas utilement contesté que le préfet ne dispose pas d'éléments complémentaires, l'association requérante ne précisant pas ceux des documents dont elle n'aurait pas obtenu communication, les conclusions à fin d'injonction présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative sont devenues sans objet en cours d'instance. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat et de la société SNCF Réseau, lesquels n'ont pas la qualité de parties perdantes, la somme demandée par l'association requérante sur ce fondement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction présentées par l'association Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention et à la société SNCF Réseau.
Une copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.
Fait à Toulouse, le 8 novembre 2024.
La juge des référés,
M.O MEUNIER-GARNERLa greffière,
P. TUR
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026