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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2407098

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2407098

mercredi 15 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2407098
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLARROUY-CASTÉRA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par la SAS Centre gériatrique des Minimes d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Toulouse pour un projet de résidence seniors et de logements collectifs. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué le 10 juillet 2025, à la demande du pétitionnaire, rendant ce retrait définitif. Par ordonnance du 15 octobre 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les demandes de frais d’instance présentées par les parties ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2024, la société par actions simplifiée (SAS) Centre gériatrique des Minimes, représentée par Me Larrouy-Castera, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 30 septembre 2024 par lequel le maire de la commune de Toulouse a délivré à la société civile de construction vente (SCCV) LP Promotion Pinka Rosa un permis de construire en vue de la construction d’un bâtiment à destination de résidence seniors et d’un bâtiment de logements collectifs sur des terrains situés impasse Barthe sur le territoire de ladite commune ;

2°) de mettre à la charge de cette commune une somme de 3 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par mémoire en défense, enregistré le 10 juillet 2025, la commune de Toulouse conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu’il soit fait application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l’urbanisme et à ce que, en toute hypothèse, une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un second mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2025, la commune de Toulouse conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 1er septembre 2025, la société Centre gériatrique des Minimes conclut au non-lieu à statuer, sous réserve que le retrait de l’acte attaqué devienne définitif, et maintient sa demande au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de la justice administrative.

L’ensemble des écritures des autres parties a été communiqué à la société LP Promotion Pinka Rosa, qui n’a pas produit d’observations.

Vu les pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes des dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. Il ressort des pièces du dossier que le maire de Toulouse a, le 10 juillet 2025, retiré l’arrêté de permis de construire délivré le 30 septembre 2024 à la société LP Promotion Pinka Rosa à la demande de celle-ci. Ce retrait étant, à ce jour, définitif, les conclusions à fin d’annulation présentées par la société requérante ont perdu leur objet. Il n’y a plus lieu, dès lors, d’y statuer.

Sur les frais d’instance :

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux demandes des parties présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de la société Centre gériatrique des Minimes.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Centre gériatrique des Minimes, à la commune de Toulouse et à la société civile de construction vente LP Promotion Pinka Rosa.

Fait à Toulouse le 15 octobre 2025.


La présidente de la 6ème chambre,




M-O. MEUNIER-GARNER


La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,








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