LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2407287

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2407287

vendredi 27 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2407287
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet de la Haute-Garonne a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale », ce qui a implicitement retiré l’arrêté contesté. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, ni sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 200 euros à l’avocat de M. B.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 novembre 2024, et un mémoire, enregistré le 2 avril 2025, M. B, représenté par Me Richard, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 30 octobre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre audit préfet de réexaminer sa situation ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, de mettre à la charge de l'Etat cette même somme sur le seul fondement dudit article L 761-1.

Par mémoire en défense, enregistré le 18 février 2025, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire, enregistré le 16 avril 2025, M. B, représenté par Me Richard, conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.

Par décision du 23 avril 2025, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. Par décision du 23 avril 2025, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant au bénéfice de cette aide à titre provisoire étant devenue sans objet, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

3. Il ressort des pièces du dossier que, le 8 avril 2025, M. B s'est vu délivrer, ainsi qu'il l'avait sollicité, une carte de séjour temporaire " vie privée et familiale ". Ce faisant, le préfet de la Haute-Garonne doit être regardé comme ayant retiré l'arrêté contesté. Par suite, les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation de cet arrêté ainsi que celles, présentées à titre accessoire, et tendant au prononcé d'une injonction de réexamen ayant perdu leur objet en cours d'instance, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais d'instance :

4. M. B ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991. Ainsi, et à ce titre, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Richard d'une somme de 1 200 euros, sous réserve que ce conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a lieu de statuer ni sur la demande de M. B tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ni sur ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera à Me Richard une somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991, sous réserve que ledit conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B et au préfet de la Haute-Garonne.

Fait à Toulouse le 27 juin 2025.

La présidente de la 6ème chambre,

M-O. MEUNIER-GARNER

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions