LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2407585

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2407585

jeudi 2 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2407585
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCORNILLIER AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 lui ordonnant de régulariser un remblaiement illégal en zone inondable. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le délai de six mois accordé pour se conformer à la mise en demeure ne préjudiciait pas de manière grave et immédiate aux intérêts du requérant. La demande a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 décembre 2024, M. C B, domicilié 295 chemin du Moulin, 31320 Aureville, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 portant mise en demeure de régulariser la situation administrative constitutive à la réalisation d'un remblaiement illégal en zone inondable dans le lit majeur de l'Ariège sur la commune de Clermont-le Fort (parcelle E207), sous un délai de six mois.

Il soutient :

s'agissant de la condition tenant à l'urgence :

- qu'en raison de données relatives à la protection du milieu et de la biodiversité , il serait judicieux d'attendre une période moins problématique ;

s'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

- que l'apport de terres végétales à des fins d'amélioration des sols (amendement) est une pratique agricole normée et non un apport de terres inertes à des fins de remblaiement ;

- que le remblaiement ne présente pas d'ouvrages de nature à contrarier l'expansion de la crue, ou d'éléments de nature à porter atteinte à l'intégrité de la parcelle agricole.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2407905 enregistrée le 23 décembre 2024 tendant à l'annulation de la décision contestée.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal par intérim a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / () ".

2. Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. Il résulte des pièces du dossier que l'article 1er de l'arrêté préfectoral litigieux impartit au requérant un délai de six mois pour régulariser sa situation administrative à la suite de la réalisation d'un remblai illégal en zone inondable, sur un bien dont il est propriétaire. Il n'apparait pas, eu égard à l'existence de ce délai, que les conséquences de la mise en œuvre de ces dispositions sur la situation du requérant préjudicient de manière grave et immédiate à ses intérêts. Ainsi la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie. Par suite, la requête tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral est manifestement irrecevable au regard des dispositions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative et doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M.Ce B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M.Ce B et au préfet de la Haute-Garonne.

Fait à Toulouse, le 2 janvier 2025.

Le juge des référés,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef, ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions