LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2407766

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2407766

mardi 31 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2407766
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHERRMANN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait son exclusion définitive de l’École nationale de l’aviation civile (ENAC) pour des faits de violences sexuelles et sexistes. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la décision datant de juillet 2024 et le requérant ne démontrant pas une situation d’urgence justifiant une suspension. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés (défaut de communication du procès-verbal, méconnaissance du principe d’individualisation et de proportionnalité) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, au regard du décret n° 2018-249 du 5 avril 2018.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées les 14 et 29 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Dandan, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 16 juillet 2024 par laquelle le directeur de l'école nationale de l'aviation civile l'a exclu définitivement de l'école et rayé des listes, ensemble celle du 21 novembre 2024 portant rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au directeur de l'école nationale de l'aviation civile de lui délivrer son diplôme ;

3°) de mettre à la charge de l'école nationale d'aviation civile la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la condition tenant à l'urgence :

- la condition tenant à l'urgence est satisfaite dès lors que son exclusion le prive de la possibilité d'obtenir son diplôme ; son employeur lui exige la communication de son diplôme afin d'achever son recrutement ; cette décision est source de difficultés psychologiques ;

En ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées :

- il n'a pas eu accès au procès-verbal du conseil de discipline en méconnaissance de l'article 2.5 alinéa 11 du règlement intérieur de l'établissement ; l'absence de communication l'empêche de vérifier la régularité de la procédure disciplinaire ;

- elles méconnaissent le principe d'individualisation des sanctions, le compte-rendu d'entretien du 4 juin 2024 faisant état d'une politique générale en matière d'auteurs de violences sexuelles et sexistes ; il n'a pas été tenu compte de l'absence de passif disciplinaire et du contexte dans lequel les faits se sont déroulés ;

- elles méconnaissent le principe de proportionnalité dès lors que, s'il reconnaît les faits et les regrettent, aucune mesure conservatoire n'a été prise à son encontre, ce qui témoigne de l'absence de gravité des faits, et aucune intention fautive ne peut lui être imputée ; les faits reprochés ne justifient pas que lui soit appliquée la sanction la plus grave prévue par l'article 24 du décret du 5 avril 2018.

Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés le 27 décembre 2024, l'école nationale d'aviation civile, représentée par Me Herrmann, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la présente requête est irrecevable dès lors qu'aucune requête distincte au fond n'a été présentée en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative ;

- les conclusions présentées à fin d'injonction sont irrecevables dès lors qu'il n'appartient pas au juge des référés d'enjoindre à la délivrance d'un diplôme ; replacer le requérant dans son cycle de formation à la date de la sanction prononcée serait une mesure quasi-définitive qu'il n'appartient pas au juge des référés de prononcer ;

- la condition relative à l'urgence n'est pas remplie dès lors que la sanction date du 16 juillet 2024, qu'il ne peut prétendre avoir été embauché sur la base d'un diplôme qu'il n'a jamais obtenu alors qu'il n'a pas terminé sa scolarité, notamment son stage afférent au semestre n°10 ; il ne démontre pas être dans l'impossibilité de poursuivre sa formation au sein d'une autre structure ;

- la condition relative à l'existence d'un doute sérieux affectant la légalité des décisions en litige n'est pas remplie dès lors que les moyens ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2407756 enregistrée le 14 décembre 2024 tendant à l'annulation des décisions contestées.

Vu :

- le décret n° 2018-249 du 5 avril 2018 relatif à l'Ecole nationale de l'aviation civile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 30 décembre 2014, à 14h, en présence de Mme Tur, greffière d'audience, M. C a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Dandan, représentant M. A, concluant aux mêmes fins par les mêmes moyens, expliquant l'absence d'antécédents disciplinaires et les effets de la décision contestée sur sa situation professionnelle ;

- et celles de Me Herrmann, représentant l'école nationale d'aviation civile, faisant valoir que M. A ne pouvait être employé par contrat à durée indéterminée par une entreprise en se présentant comme diplômé de l'école ; que les faits sanctionnés sont graves en eux-mêmes, répétés, et ont eu lieu durant un stage alors que la victime des agissements participait à son encadrement.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A était inscrit comme élève ingénieur à l'école nationale de l'aviation civile, en dernière année d'étude, au titre de l'année 2023-2024. Par décision du 16 juillet 2024, le directeur de l'école nationale de l'aviation civile a prononcé une sanction disciplinaire d'exclusion définitive à son encontre et l'a rayé des listes. M. A a exercé un recours gracieux contre cette décision le 16 septembre 2024, reçu le 20 septembre suivant, qui a été implicitement rejeté. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de ces deux décisions.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".

3. Aucun des moyens susvisés n'est de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Il y a dès lors lieu, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition relative à l'urgence ni sur les fins de non-recevoir opposées, de rejeter les conclusions de M. A tendant à la suspension de l'exécution de cette décision et, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction.

Sur les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'école nationale de l'aviation civile, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ce dernier la somme demandée par l'école nationale de l'aviation civile au même titre.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions des parties présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.

Une copie en sera adressée à l'école nationale de l'aviation civile.

Fait à Toulouse, le 31 décembre 2024.

Le juge des référés,

A. C

La greffière,

P. TUR

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions