LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2408020

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2408020

jeudi 2 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2408020
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'entreprise Nicolas Rahoux (ENR). Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot "électricité" d'un marché public de la commune de Lisle-sur-Tarn, invoquant un défaut d'information sur les motifs de ce rejet. Le juge a estimé que la commune avait suffisamment motivé sa décision et que la communication du bordereau des prix unitaires ou des assurances du candidat retenu n'était pas obligatoire. Faute de moyens opérants ou suffisamment précis, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 décembre 2024, l'entreprise Nicolas Rahoux (ENR), demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative d'annuler la décision de la commune de Lisle-sur-Tarn du 16 décembre 2024, notifiant à la société le rejet de son offre remise pour le lot technique n°12 " électricité " du marché à procédure adaptée portant sur les prestations en vue de la conception et du suivi de la réalisation de la réhabilitation de la salle Pierre Salvet sur le territoire de la commune.

Elle soutient qu'il lui manque des éléments pour analyser cette décision de rejet à savoir la notation de ce marché, le bordereau des prix unitaires et la capacité de l'opérateur retenu au niveau de l'assurance spécifique pour l'installation d'une puissance supérieure à 36 KVa.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal par intérim a désigné M. Clen, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

1. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : "() les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance () : 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; ().". Ces dispositions sont applicables aux instances en référé introduites sur le fondement des dispositions des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative pour lesquelles le juge des référés exerce les pouvoirs des présidents de formation de jugement.

2. Aux termes de l'article L.551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, ou la délégation d'un service public. Le juge est saisi avant la conclusion du contrat ".

3. En vertu de ces dernières dispositions, les personnes habilitées à agir pour mettre fin aux manquements du pouvoir adjudicateur à ses obligations de publicité et de mise en concurrence sont celles susceptibles d'être lésées par de tels manquements. Il appartient dès lors au juge des référés précontractuels de rechercher si l'entreprise qui le saisit se prévaut de manquements qui, eu égard à leur portée et au stade de la procédure auquel ils se rapportent, sont susceptibles de l'avoir lésée ou risquent de la léser, fût-ce de façon indirecte en avantageant une entreprise concurrente.

4. D'une part, l'information sur les motifs du rejet de son offre dont est destinataire le candidat a, notamment, pour objet de permettre à celui dont l'offre n'est pas retenue de contester utilement le rejet qui lui est opposé devant le juge du référé précontractuel saisi en application de l'article L.551-1 précité du code de justice administrative. Par suite, l'absence de respect de ces dispositions constitue un manquement aux obligations de transparence et de mise en concurrence. Il résulte toutefois de l'instruction, que par sa décision du 16 décembre 2024 le maire de l'Isle-sur-Tarn a suffisamment informé l'entreprise requérante des motifs du rejet de son offre, alors au demeurant qu'il était loisible à celle-ci de solliciter des précisions complémentaires à la commune. En revanche, la commune n'était pas tenue de lui communiquer le bordereau des prix unitaires et la capacité de l'opérateur retenu au niveau de l'assurance spécifique pour l'installation électrique. Il s'ensuit, que l'entreprise requérante qui ne démontre pas en quoi elle serait lésée par l'absence de communication de ces documents, ne peut utilement l'invoquer au soutien du présent recours. Un tel moyen doit, par suite, être écarté comme inopérant.

5. D'autre part, il n'entre pas dans les pouvoirs du juge des référés, alors qu'il n'est pas allégué de manière précise des violations des règles de publicité ou de concurrence ou une atteinte au principe d'égalité de traitement des candidats et de mise en concurrence effective, de substituer son appréciation de la valeur des offres à celle de l'administration. Faute de précisions suffisantes, le moyen tiré d'un contrôle de la notation des éléments administratifs et techniques du marché doit donc également être écarté comme inopérant.

6. Il résulte de tout ce qui précède, qu'en raison du caractère inopérant ou non assorti de précisions suffisantes de l'argumentation développée par l'entreprise Nicolas Rahoux au soutien de sa requête, et à défaut de mémoire ampliatif la régularisant dans le délai du recours contentieux, expiré à la date de la présente ordonnance, sa requête doit, par application des dispositions précitées de l'article R.222-1 7° du code de justice administrative, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l'entreprise Nicolas Rahoux est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'entreprise Nicolas Rahoux.

Une copie en sera adressée à la commune de Lisle-sur-Tarn.

Fait à Toulouse, le 2 janvier 2025.

Le juge des référés,

H. CLEN

La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière en chef,

Ou par délégation la greffière

N°2408020

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions