mardi 27 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2500446 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | HMAD HANAN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2405743 du 17 janvier 2025, la présidente du tribunal administratif de Nice a transmis au tribunal administratif de Toulouse la requête présentée par M. D A tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 octobre 2024 pris par le préfet du Var.
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 21 janvier 2025 au greffe du tribunal administratif de Toulouse, M. D A, représenté par Me Hmad, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 octobre 2024 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour pour une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Var de procéder au réexamen de sa situation et de le munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ou, à défaut, de mettre fin aux mesures de surveillance ;
3°) d'enjoindre au préfet du Var de procéder à la suppression de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen dans un délai de huit jours ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative
Il soutient que :
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
-il a été pris par une autorité incompétente ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
-elle a été prise à l'issue d'une procédure méconnaissant son droit d'être entendu ;
-elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
-elle est entachée d'erreurs de fait ;
-elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
-elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
-elle porte atteinte à son droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants tel que protégé par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
-elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire ;
-elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 février 2025, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 12 février 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 5 mars 2025 à 12h.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Cuny a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant sénégalais, né le 13 mars 2003 à Diareng (Sénégal), déclare être entré sur le territoire français au cours du mois de février 2021. Par un arrêté 15 octobre 2024, dont il demande l'annulation, le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
2. Par un arrêté du 4 septembre 2024 publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 83-2024-237, le préfet du Var a donné délégation à M. C B, directeur des titres d'identité et de l'immigration, à l'effet de signer les décisions relatives aux mesures d'éloignement relevant de la compétence du représentant de l'Etat dans le département et concernant les étrangers séjournant irrégulièrement sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire, vise les dispositions et les stipulations dont elle fait application, notamment le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle retrace les conditions d'entrée et de séjour en France de M. A et mentionne les principaux éléments relatifs à sa situation personnelle. Par suite, la décision attaquée portant l'obligation de quitter le territoire est suffisamment motivée.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal d'audition établi le 14 octobre 2024, que M. A a été invité à formuler des observations sur l'éventuelle décision d'éloignement qui pourrait être prise à son encontre à destination de son pays d'origine ou d'un pays dans lequel il serait légalement admissible et sur la décision portant interdiction de retour qui pourrait l'assortir. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A ait déposé une demande titre de séjour ou une demande d'asile en Italie et, partant, effectué des démarches administratives en vue de régulariser sa situation en France ou dans un autre pays de l'espace Schengen. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
6. En quatrième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des autres pièces du dossier que le préfet du Var n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de M. A au vu, notamment, des éléments portés à sa connaissance par le requérant à la suite de son audition du 14 octobre 2024. Par suite, ce moyen doit être écarté.
7. En cinquième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à l'admission exceptionnelle au séjour des mineurs confiés à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize et
dix-huit ans ne peut être utilement invoqué à l'encontre de la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, ce moyen est inopérant et doit être écarté.
8. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A, entré pour la première fois en France, le 26 janvier 2020, à l'âge de 17 ans, a été placé auprès des services de l'aide sociale à l'enfance par un jugement en assistance éducative jusqu'au 13 mars 2021, date de sa majorité, rendu par le tribunal judiciaire de Toulouse le 15 janvier 2021, confirmé par la Cour d'appel
d'Aix-en-Provence. Il en ressort également qu'il a suivi un parcours formatif dans le cadre du dispositif insertion emploi jeune entre le 4 janvier et le 31 mars 2021. En outre, il a conclu, le
12 mars 2021, un contrat d'apprentissage dans le cadre d'un certificat d'aptitude professionnelle pour exercer la profession de peintre applicateur de revêtement courant du 31 mars 2021 au
31 août 2023. Toutefois, l'intéressé ne produit aucun élément relatif à l'issue de la formation par apprentissage suivie auprès du BTP CFA de Toulon. En outre, il se borne à produire des documents, et notamment des attestations, établis antérieurement au mois de février 2021 et, partant, anciens. Par ailleurs, il a déclaré, lors de son audition du 14 octobre 2024, ne disposer d'aucun hébergement et exercer une activité professionnelle non déclarée ponctuelle dans des restaurants, boulangeries et pâtisseries. S'il produit désormais une attestation d'hébergement, cette dernière est postérieure à la décision attaquée. Enfin, il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident son père et son frère. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3o de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1o L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4o L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5o L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () "
11. Il ressort des pièces du dossier que M. A, devenu majeur le 21 mars 2021, n'a entamé aucune démarche en vue de régulariser sa situation au regard du droit au séjour, a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à l'éventuelle mesure d'éloignement qui pourrait être prise à son encontre et a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement prise le 21 avril 2021 par le préfet du Var qu'il n'établit pas avoir exécutée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
12. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Il appartient à l'étranger qui conteste son éloignement de démontrer qu'il y a des raisons sérieuses de penser que, si la mesure incriminée était mise à exécution, il serait exposé à un risque réel de se voir infliger des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Si M. A soutient que son éloignement au Sénégal l'exposerait à des traitements inhumains et dégradants, il ne produit aucun élément au soutien de ses allégations. En outre, il ne ressort d'aucune pièce du dossier, ainsi qu'il l'a été dit au point 5, qu'il ait déposé une demande d'asile en Italie. Enfin, à supposer qu'il soit établi qu'il souffre effectivement d'une hépatite B, cette circonstance ne permet pas à, elle seule, d'établir le risque qu'il soit exposé à des traitements contraires aux stipulations précitées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire doit être écarté.
15. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. /Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
16. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il l'a été dit ci-dessus, que, nonobstant sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance jusqu'au 31 mars 2021, M. A, entré en France pour la première fois le 26 janvier 2020, ne justifie d'aucune intégration
socio-professionnelle. Il n'établit pas davantage l'intensité des liens privés qu'il aurait noué sur le territoire français. Par ailleurs, il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement prise le
21 avril 2021 par le préfet du Var qu'il n'établit pas avoir exécutée. Dans ces conditions, nonobstant l'absence de menace pour l'ordre public, et en absence de circonstances humanitaires, le préfet du Var a pu prendre à l'encontre de M. A une décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 15 octobre 2024 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, Me Hmad et au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 14 mai 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Arquié, présidente,
Mme Gigault, première conseillère,
Mme Cuny, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mai 2025.
La rapporteure,
L. CUNY
La présidente,
C. ARQUIÉ Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026