vendredi 14 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2500901 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | PECH-CARIOU VALERIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 et 12 février 2025, M. B A, représenté par Me Pech-Cariou demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 8 février 2025 par lequel le préfet de Vaucluse l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de circuler sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à verser à son conseil par l'application combinée des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, de mettre à la charge de l'Etat cette même somme par la seule application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 261-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de deux ans :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Le préfet de Vaucluse a produit des pièces enregistrées le 13 février 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président par intérim du tribunal a désigné Mme Gigault, première conseillère, pour statuer sur les demandes présentées au titre des articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-3, L. 921-4, L. 922-1 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gigault,
- les observations de Me Pech-Cariou, représentant M. A, qui présente de nouvelles conclusions tendant à faire écarter des débats les pièces produites par le préfet de Vaucluse qui ne l'étaient pas dans un fichier distinct, puis soulève un moyen nouveau à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales par le préfet de Vaucluse. Pour le reste, Me Pech-Cariou conclut aux mêmes fins, par les mêmes moyens.
- les observations de M. A, assisté par Mme C, interprète en langue polonaise, qui répond aux questions de la magistrate désignée,
- le préfet de Vaucluse n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant polonais, né le 28 août 1988 à Chelmza (Pologne), déclare être entré en France au cours de l'année 2024. Par un arrêté du 8 février 2025, dont il est demandé l'annulation, le préfet de Vaucluse l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de circulation sur le territoire pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions au titre de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions tendant à écarter des débats les pièces jointes au mémoire en défense :
3. Aux termes de l'article R. 412-2 du Code de justice administrative : " Lorsque les parties joignent des pièces à l'appui de leurs requêtes et mémoires, elles en établissent simultanément un inventaire détaillé. () Ces obligations sont prescrites aux parties sous peine de voir leurs pièces écartées des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet () ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " () Lorsque les parties et mandataires inscrits dans l'application transmettent, à l'appui de leur mémoire, un fichier unique comprenant plusieurs pièces, chacune d'entre elles doit être répertoriée par un signet la désignant conformément à l'inventaire qui en est dressé. () Ces obligations sont prescrites aux parties et mandataires inscrits dans l'application sous peine de voir leurs écritures écartées des débats à défaut de régularisation dans un délai imparti par la juridiction. ".
4. Le préfet de Vaucluse a transmis des pièces sous la forme d'un fichier intitulé PV_Complet_Ligaj. L'inventaire reprend la même désignation. Toutefois, les dispositions précitées ne s'opposent pas, compte tenu de l'objet du litige et du caractère urgent de la procédure, à ce que ces pièces soient transmises sous cette forme. Enfin, en tout état de cause, aucune demande de régularisation n'a été transmise par la magistrate désignée. Par suite, les conclusions visant à obtenir que les pièces produites par le préfet soient écartées des débats, doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, par un arrêté du 13 janvier 2025, publié le même jour au recueil des actes administratifs sous le n° 84-2025-01-13-00004, le préfet de Vaucluse a donné délégation à Mme E D, sous-préfète d'Apt, pour signer toutes décisions relatives au séjour des étrangers ressortissants de pays tiers ou de pays membres de l'Union européenne, dès lors qu'ils n'ont pas de droit de séjour en France. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté litigieux doit être écarté.
6. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire, vise les textes dont elle fait application, notamment l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des
étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle retrace les conditions d'entrée et de séjour en France de M. A, et mentionne les principaux éléments relatifs à sa situation personnelle et familiale. Par suite, la décision portant obligation de quitter le territoire est suffisamment motivée. Cette motivation ne révèle pas un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / 1° Ils ne justifient plus d'aucun droit au séjour tel que prévu par les articles L. 232-1, L. 233-1, L. 233-2 ou L. 233-3 ; / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () ".
8. Pour prendre la décision litigieuse, le préfet de Vaucluse s'est fondé sur l'absence de preuve de la date d'entrée sur le territoire français de l'intéressé, son absence de ressources qui lui auraient permis de ne pas devenir une charge pour le système d'assurance maladie, et sur la menace pour un intérêt fondamental de la société française que constituerait sa présence en France. Si le requérant soutient qu'il n'est pas établi qu'il ne disposerait pas d'un droit au séjour en qualité de travailleur intérimaire, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'il aurait exercé une quelconque activité professionnelle en cette qualité. Par ailleurs, la seule interpellation de l'intéressé le 7 février 2025 pour des faits d'exhibition sexuelle, transport sans motif légitime d'arme blanche de capacité D et déversement de liquide insalubre, ne sauraient caractériser, en raison des circonstances de commission de cette infraction - l'intéressé ayant été interpellé après qu'il ait uriné dans un bus à la vue d'autres voyageurs et ayant été trouvé en possession d'un couteau suisse de pique-nique -, et de son caractère isolé, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française. Il résulte cependant de l'instruction que le préfet de Vaucluse aurait pris la même décision en se fondant sur le seul 1° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
9. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. M. A se prévaut de la relation qu'il entretient avec sa compagne, avec qui il réside depuis quelques mois à Avignon. Toutefois, il ne justifie ni du caractère stable de leur relation, ni de l'ancienneté de leur vie commune. En outre, si M. A se prévaut de son droit à la libre circulation en qualité de travailleur, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'il a exercé ou qu'il exerce une activité professionnelle en France. Dans ces conditions, le préfet de Vaucluse n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. A de mener une vie privée et familiale normale. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que la décision en litige serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'articles L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision.
L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel ".
12. Ainsi qu'il a été dit au point 8, le comportement de l'intéressé ne présente pas, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française. Il en résulte qu'aucune urgence n'est caractérisée et le préfet de Vaucluse ne pouvait légalement refuser d'accorder un délai de départ à M. A. Ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce, ce dernier est fondé à soutenir que la décision litigieuse est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard des dispositions précitées de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre la décision portant refus de délai de départ volontaire, le requérant est fondé à demander l'annulation de cette décision.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
13. Aux termes de l'article L. 261-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 251-1 mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-4, à destination duquel les étrangers dont la situation est régie par le présent livre sont renvoyés en cas d'exécution d'office ".
14. Il ressort des termes de l'arrêté litigieux, que le préfet de Vaucluse a retenu que l'intéressé était de nationalité polonaise. Selon l'article 2 du dispositif de l'arrêté litigieux, le préfet de Vaucluse a désigné comme pays de renvoi, celui dont l'intéressé possède la nationalité ou dans lequel il établit être légalement admissible. M. A n'établit pas être admissible dans un autre pays que la Pologne. Par suite, en dépit de l'absence de mention expresse de ce pays dans la décision litigieuse, c'est sans ambiguïté que le préfet de Vaucluse a fixé la Pologne comme pays à destination duquel l'intéressé pourra être reconduit d'office. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 261-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de deux ans :
15. Aux termes de l'articles L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ".
16. Ainsi qu'il a été dit au point 8, le préfet de Vaucluse ne pouvait se fonder sur les dispositions du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obliger le requérant à quitter le territoire français. Il résulte des dispositions précitées qu'il ne pouvait pas non plus prendre une interdiction de circulation sur le territoire français à l'encontre du requérant dont l'obligation de quitter le territoire français ne pouvait elle-même se fonder que sur les dispositions du 1° de ce même article L. 251-1. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que la décision en litige est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 251-4 précitées. Sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre cette décision, il est en conséquence fondé à en demander l'annulation.
17. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du préfet de Vaucluse du 8 février 2025 doit être annulé en tant qu'il porte refus d'octroi d'un délai de départ volontaire et interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Sur les conséquences de l'annulation de la décision portant refus de délai de départ :
18. L'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire implique seulement que le préfet prenne une nouvelle décision sur ce point en application de l'article L. 251-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur les frais liés au litige :
19. Sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et de la renonciation de Me Pech-Cariou à percevoir la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Pech-Cariou, une somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du préfet de Vaucluse du 8 février 2025 est annulé en tant qu'il porte refus de délai de départ volontaire et interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Article 3 : Sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Pech-Cariou renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Pech-Cariou une somme de
1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du
10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Conformément aux dispositions de l'article L. 251-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il est rappelé à M. A qu'il est obligé de quitter le territoire français en application de la décision du préfet de Vaucluse du 8 février 2025, dans le délai qui lui sera fixé par l'autorité administrative.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Pech-Cariou et au préfet de Vaucluse.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2025.
La magistrate désignée,
S. GIGAULT
Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en cheffe
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026