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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2500926

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2500926

mardi 4 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2500926
TypeDécision
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantLASPALLES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 février 2025, M. D C, représenté par Me Laspalles, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 4 février 2025 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a décidé son transfert aux autorités espagnoles ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de soixante-douze heures à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros à verser à son conseil par l'application combinée des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté en litige a été pris par une autorité incompétente ;

- il est entaché d'un défaut de motivation ;

- il est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- il est entaché d'un vice de procédure en ce qu'il a été privé de l'information prévue à l'article 26 du règlement (UE) n° 604/2013 sur la possibilité de se rendre par ses propres moyens en Espagne ;

- il n'indique pas que la France sera responsable de sa demande d'asile à l'issue d'un délai de six mois à compter de l'acceptation de prise en charge des autorités espagnoles ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013 ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n°604/2013 ;

- l'autorité préfectorale n'établit pas que les informations exigées par l'article

29 paragraphe 1er du règlement (UE) n° 603/2013 lui ont été fournies ;

- le résultat de la comparaison de ses empreintes décadactylaires n'a pas été vérifié par un expert en empreintes digitales, en méconnaissance de l'article 25 (4) du règlement (UE) n° 603/2013 ;

- la décision de transfert d'office n'est pas justifiée ;

- il appartient au préfet de démontrer que les autorités espagnoles auraient été saisies d'une demande de reprise en charge en application de l'article 18.1 b) du règlement (UE)

n° 604/2013 ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 février 2025, le préfet de la

Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président par intérim du tribunal a désigné Mme Gigault, première conseillère, pour statuer sur les demandes présentées au titre des articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-3, L. 921-4, L. 922-1 et L 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gigault,

- les observations de Me Hilaire, substituant Me Laspalles, représentant M. C, absent, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens, et soulève un moyen nouveau tiré du vice de forme en ce que le compte-rendu de l'entretien individuel n'est pas signé par l'agent l'ayant mené, seul un tampon de la préfecture ayant été apposé,

- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent ni représenté.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant égyptien, né le 18 mars 2006 à Ménia (Egypte), déclare être entré sur le territoire français le 20 novembre 2024. Il s'est présenté à la préfecture de police de Paris le 17 décembre 2024 pour y formuler une demande d'asile. Lors de l'enregistrement de sa demande, le 18 décembre 2024, le relevé de ses empreintes décadactylaires a révélé qu'il avait déposé une demande similaire en Espagne le 14 novembre 2024. Les autorités espagnoles, saisies le 26 décembre 2024 d'une demande de reprise en charge en application des dispositions de l'article 18.1 b) du règlement (UE) n° 604/2013, ont fait connaître, le 30 décembre 2024, leur accord sur la base du même article. Par un arrêté du 4 février 2025, dont il est demandé l'annulation, le préfet de la Haute-Garonne a décidé du transfert de M. C aux autorités espagnoles.

Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, par un arrêté du 5 décembre 2024 publié le 6 décembre 2024 au recueil administratif spécial n° 31-2024-583, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme A B, directrice des migrations et de l'intégration, pour signer les arrêtés portant transfert d'un étranger dans le cadre de l'Union européenne. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté prononçant le transfert de M. C aux autorités espagnoles vise les règlements n° 603/2013 et n° 604/2013 du 26 juin 2013, relève le caractère irrégulier de son entrée en France, rappelle le déroulement de la procédure suivie lorsqu'il s'est présenté devant le service de la préfecture de police de Paris et précise que la consultation du fichier Eurodac a montré qu'il était connu des autorités espagnoles auprès desquelles il a déposé une demande d'asile le 14 novembre 2024. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

5. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, ni des pièces du dossier, que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux doit être écarté.

6. En quatrième lieu, contrairement à ce que soutient M. C, les dispositions de l'article 26 du règlement (UE) n° 604/2013 ne faisaient pas obligation au préfet de la Haute-Garonne de l'informer de la possibilité qu'il avait de se rendre en Espagne par ses propres moyens. Si le requérant soutient n'avoir reçu aucune information quant à la date et au lieu auxquels il devait se présenter, il ne justifie pas avoir informé l'administration de son intention de se rendre en Espagne par ses propres moyens. Par ailleurs, aucune disposition du règlement (UE) n° 604/2013 ne faisait obligation au préfet de la Haute-Garonne d'informer l'intéressé de ce que les autorités françaises deviendraient responsables de l'examen de sa demande d'asile en cas d'inexécution dans un délai de six mois de la décision de transfert. Les moyens tirés de ces vices de procédure doivent donc être écartés.

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604-2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement et notamment : / a) des objectifs du présent règlement () / b) des critères de détermination de l'État membre responsable, de la hiérarchie de ces critères au cours des différentes étapes de la procédure et de leur durée, y compris du fait qu'une demande de protection internationale introduite dans un État membre peut mener à la désignation de cet État membre comme responsable en vertu du présent règlement même si cette responsabilité n'est pas fondée sur ces critères () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5 () ".

8. Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement susvisé doit se voir remettre, dès que le préfet est informé qu'il est susceptible d'entrer dans son champ d'application et, en tout cas, avant la décision par laquelle il refuse l'admission provisoire au séjour de l'intéressé au motif que la France n'est pas responsable de sa demande d'asile, une information complète sur ses droits, dans une langue qu'il comprend. Eu égard à la nature de cette information, la remise de la brochure prévue par ces dispositions constitue une garantie pour l'intéressé.

9. Il ressort des pièces du dossier que M. C s'est vu remettre contre signature le 18 décembre 2024, jour de l'enregistrement de sa demande, la brochure A intitulée " J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de ma demande d'asile ' " et la brochure B intitulée " Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' ". Il en ressort également que ces brochures ont été remises à l'intéressé en langue arabe, qu'il a déclaré comprendre et lire, et étaient complètes. Dès lors, M. C, qui n'a, du reste, pas fait état de difficultés de compréhension et a notamment été informé des différentes étapes de la procédure et de leur durée, a reconnu avoir compris la procédure engagée à son encontre. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 doit être écarté.

10. En sixième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / () 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. () L'État membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé ".

11. Il ressort des pièces du dossier que l'entretien individuel de M. C a été mené le 18 décembre 2024, en français, par le truchement d'un interprète d'AFTCOM interprétariat en langue arabe, langue qu'il a déclaré comprendre. Le compte-rendu d'entretien comporte un tampon du bureau d'accueil de la demande d'asile de la préfecture et une mention établissant que l'entretien a été mené par un agent de la préfecture de police et précise que celui-ci est qualifié à cet effet. Il ressort ainsi des pièces du dossier que l'agent ayant mené l'entretien est qualifié. En l'absence de tout élément de nature à faire naître un doute sérieux sur ce point, la seule circonstance que l'identité et la signature de l'agent n'apparaissent pas, n'est pas de nature à remettre en cause le fait qu'il est une " personne qualifiée en vertu du droit national " au sens des dispositions citées au point précédent. Par ailleurs, aucun élément ne permet de considérer que cet entretien n'aurait pas été conduit dans des conditions en garantissant la confidentialité. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 et du vice de forme doivent être écartés.

12. En septième lieu, le paragraphe 1er de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 prévoit que le transfert du demandeur d'asile s'effectue conformément au droit national de l'Etat membre requérant. Il résulte des dispositions de l'article L. 572-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le demandeur peut faire l'objet d'un transfert à l'Etat membre responsable de sa demande d'asile, pouvant être exécuté d'office sous réserve du respect de son droit de recours. Ainsi, le préfet de la Haute-Garonne pouvait légalement décider de transférer M. C aux autorités espagnoles sans le mettre auparavant en mesure de quitter volontairement le territoire national et sans préciser les raisons pour lesquelles le transfert d'office a été décidé. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 29 paragraphe 1er du règlement (UE) n° 603/2013 et de ce que la décision de transfert d'office n'est pas justifiée, doivent être écartés.

13. En huitième lieu, aux termes de l'article 25 du règlement n° 603/2013 du

26 juin 2013 relatif à la création d'Eurodac pour la comparaison des empreintes digitales :

" () 4. Le résultat de la comparaison est immédiatement vérifié dans l'État membre de réception par un expert en empreintes digitales () ". Ainsi, cette vérification constitue pour les Etats membres une obligation.

14. M. C soutient que la comparaison entre ses empreintes digitales relevées en France et celles enregistrées par les autorités espagnoles n'aurait pas été réalisée par un expert compétent à cette fin. Toutefois, il ne conteste aucune des informations issues de la comparaison de ses empreintes digitales avec les données contenues dans cette base de données et n'apporte aucun élément permettant de déterminer le contraire. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 25 du règlement n° 603/2013 du 26 juin 2013 n'est ainsi pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et doit, par suite, être écarté.

15. En neuvième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'administration a adressé, le 26 décembre 2024, une demande de reprise en charge aux autorités espagnoles via le réseau de communication " DubliNet ", sur le fondement de l'article 18.1 b) (UE) n°604/2013. Le préfet établit, en outre, que les autorités espagnoles ont fait connaître leur accord le 30 décembre 2024 sur le fondement de ce même article. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet ne démontre ni la saisine des autorités espagnoles aux fins de reprise en charge ni l'accord de ces autorités.

16. En dixième et dernier lieu, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. () / 2. L'État membre dans lequel une demande de protection internationale est présentée et qui procède à la détermination de l'État membre responsable, ou l'État membre responsable, peut à tout moment, avant qu'une première décision soit prise sur le fond, demander à un autre État membre de prendre un demandeur en charge pour rapprocher tout parent pour des raisons humanitaires fondées, notamment, sur des motifs familiaux ou culturels, même si cet autre État membre n'est pas responsable au titre des critères définis aux articles 8 à 11 et 16. Les personnes concernées doivent exprimer leur consentement par écrit. ". La faculté laissée à chaque Etat membre de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.

17. Eu égard au niveau de protection des libertés et des droits fondamentaux dans les Etats membres de l'Union européenne, lorsque la demande de protection a été introduite dans un Etat membre autre que la France, que cet Etat a accepté de prendre ou de reprendre en charge le demandeur et en l'absence de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, les craintes dont le demandeur fait état quant au défaut de protection dans cet Etat doivent en principe être présumées non fondées, sauf à ce que l'intéressé apporte, par tout moyen, la preuve contraire. La seule circonstance qu'à la suite du rejet de sa demande de protection par cet Etat membre, l'intéressé serait susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement ne saurait caractériser la méconnaissance par cet Etat de ses obligations.

18. Si M. C soutient qu'il serait persécuté en cas de retour dans son pays d'origine, l'arrêté en litige n'a pas pour objet de le renvoyer vers l'Egypte. En outre, s'il soutient être confronté à une situation de vulnérabilité particulière au regard de son état psychologique et que les autorités espagnoles ne seraient pas en capacité d'assurer sa protection et sa prise en charge, ces éléments, non corroborés par les pièces versées au dossier, ni même par ses déclarations lors de son entretien individuel, ne sont pas de nature à établir l'existence d'une situation particulière justifiant que sa demande d'asile soit examinée par les autorités françaises alors que la responsabilité de l'examen de cette demande ne leur incombe pas. Par ailleurs, l'Espagne, pays responsable de sa demande d'asile, est un Etat membre de l'Union européenne, partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New-York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la demande d'asile du requérant ne serait pas examinée par les autorités espagnoles dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles 17 du règlement (UE) du 26 juin 2013 doit être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 4 février 2025 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a décidé de son transfert aux autorités espagnoles. Il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D E C I D E :

Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à Me Laspalles et au ministre de l'Intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mars 2025.

La magistrate désignée,

S. GIGAULT La greffière,

I. DREANO

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

N°2500926

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