LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2501014

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2501014

mardi 18 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2501014
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la communication de documents médicaux et administratifs par le CHU de Toulouse. Le juge des référés constate qu'une décision implicite de rejet de la demande de communication est née le 22 décembre 2024, en application des articles R. 311-12 et R. 311-13 du code des relations entre le public et l'administration. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, sans que M. B ne justifie d'un péril grave justifiant de déroger à cette règle. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 février 2025, M. A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner à la direction des affaires juridiques du centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse de lui transmettre l'intégralité des documents médicaux et administratifs le concernant, dans un délai de 15 jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de reconnaître l'illégalité du refus que lui oppose le CHU de Toulouse ;

3°) d'interdire au CHU de détruire ou d'altérer les documents dont il a demandé la communication avant que ceux-ci lui soient transmis.

Il soutient que :

en ce qui concerne la condition tenant à l'urgence :

- l'impossibilité d'obtenir les informations déterminantes pour sa défense crée une situation d'urgence en le privant de la possibilité d'agir dans les délais légaux ; les documents dont il demande la communication sont nécessaires pour engager des recours contentieux et protéger ses droits fondamentaux.

en ce qui concerne l'utilité de la mesure et l'obstacle à une décision administrative :

- les éléments relatifs à son dossier médical lui sont indispensables pour vérifier et contester certaines informations le concernant ; les rapports internes sur la surveillance de son activité sur les réseaux sociaux et leur transmission à son école sont cruciaux pour lui permettre d'en démontrer l'illégalité ;

- la mesure ne se heurte à aucune contestation sérieuse.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal par intérim a désigné Mme Arquié, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". L'article L. 522-3 de ce même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Aux termes de l'article R. 311-12 du code des relations entre le public et l'administration : " Le silence gardé par l'administration, saisie d'une demande de communication de documents en application de l'article L. 311-1, vaut décision de refus ". Aux termes de l'article R. 311-13 du même code : " Le délai au terme duquel intervient la décision mentionnée à l'article R. 311-12 est d'un mois à compter de la réception de la demande par l'administration compétente ".

3. Si le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, peut prescrire en cas d'urgence, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures, autres que celles régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code, notamment sous forme d'injonctions adressées tant à des personnes privées que, le cas échéant, à l'administration, c'est à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse, et sous réserve qu'elles ne fassent pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative. S'il peut en particulier ordonner, lorsque les conditions posées par l'article L. 521-3 sont réunies, la communication de documents administratifs, sans qu'il soit besoin que le requérant ait au préalable saisi la commission d'accès aux documents administratifs, les pouvoirs qu'il tient de ces dispositions ne peuvent le conduire à faire obstacle à l'exécution de la décision, explicite ou implicite, par laquelle l'autorité administrative a rejeté la demande de communication de documents qui lui a été présentée. Il en résulte qu'il appartient au juge des référés de rejeter la demande dont il est saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 dès lors qu'une telle décision est intervenue, que ce soit antérieurement à l'enregistrement de la demande ou en cours d'instance, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave. Enfin, en raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L 521-2 du code de justice administrative.

4. M. B saisit le juge des référés d'un litige l'opposant à la direction des affaires juridiques du CHU de Toulouse, tendant à ce que lui soit communiqué l'intégralité des documents médicaux et administratifs le concernant. Il résulte de l'instruction que M. B a demandé une première fois ces documents par deux courriels du 21 novembre 2024 adressés à la direction des affaires juridiques du CHU de Toulouse, qui n'y a pas répondu. Une décision implicite de rejet est ainsi réputée être née le 22 décembre 2024, en application des dispositions de l'article R. 311-13 du code des relations entre le public et l'administration citées au point 2. Dès lors, les mesures demandées par M. B font obstacle à l'exécution d'une décision administrative, sans qu'il ne justifie d'un péril grave qui ne pourrait être prévenu par la procédure de référé prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, il résulte des pièces produites par M. B à l'appui de sa requête, que, par un courrier adressé en recommandé à la direction des affaires juridiques du CHU de Toulouse le 26 janvier 2025, il a réitéré sa demande de communication relative aux documents médicaux et administratifs le concernant. Dès lors, à supposer même que cette seconde demande soit analysée comme ayant fait courir le délai mentionné à l'article R. 311-13 du code des relations entre le public et l'administration, il ne résulte pas de l'instruction que ce délai d'un mois soit encore parvenu à expiration. Par suite, s'il est loisible à l'intéressé, s'il s'y croit fondé, de contester la décision implicite de rejet déjà née ou celle à venir par la voie de l'excès de pouvoir et du référé à fins de suspension d'exécution, les mesures sollicitées ne sauraient être prononcées par le juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

5. Il résulte de ce qui précède, que la requête de M. B doit être rejetée en toute ses conclusions selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Une copie en sera adressée à la direction des affaires juridiques du centre hospitalier universitaire de Toulouse.

Fait à Toulouse, le 18 février 2025.

La juge des référés,

C. ARQUIÉ

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation la greffière

N°2501014

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions