Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par trois sociétés (SAS IRM Ambroise Paré, SAS Scanner Ambroise Paré, SAS Radiologambroise) d’un recours en excès de pouvoir contre des décisions de l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie limitant à deux mois leurs autorisations d’exploiter des équipements d’imagerie et imposant une coopération avec la clinique Ambroise Paré. Postérieurement à la requête, l’ARS a délivré de nouvelles autorisations d’une durée de sept ans, sans la condition de coopération contestée. Constatant que les décisions attaquées avaient ainsi perdu leur objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions d’annulation en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Texte intégral
La présidente de la 2ème Chambre,Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 mars 2025, la SAS IRM Ambroise Paré, la SAS Scanner Ambroise Paré, la SAS Radiologambroise représentées par Me Quadéri demandent au tribunal :
à titre principal :
1°) d’annuler les articles 1, 2 et 3 de la décision n°2024-5316 du 15 janvier 2025 fixant le caractère « transitoire » et limité à « deux mois » des autorisations d’exploiter des équipements d’imagerie en coupes utilisés à des fins diagnostique avec la condition particulière de « développer une coopération intégrée avec la clinique Ambroise Paré afin d’exploiter leurs deux IRM et scanner selon des modalités qui restent à définir » et du délai de deux mois imparti à chacune d’elles pour présenter à l’agence régionale de santé Occitanie (ARS) « les modalités de coopération trouvées avec la direction de la clinique » ;
2°) d’annuler les articles 1, 2 et 3 de la décision n°2024-5317 du 14 janvier 2025 fixant le caractère « transitoire » et limité à « deux mois » des autorisations d’exploiter des équipements d’imagerie en coupes utilisés à des fins diagnostique avec la condition particulière de « développer une coopération intégrée avec la clinique Ambroise Paré afin d’exploiter leurs deux IRM et scanner selon des modalités qui restent à définir » et du délai de deux mois imparti à chacune d’elles pour présenter à l’agence régionale de santé Occitanie (ARS) « les modalités de coopération trouvées avec la direction de la clinique »
3°) d’annuler la décision du 17 décembre 2024, ensemble de celle orale du 7 janvier 2025 du directeur de l’ARS Occitanie d’avoir à déposer un dossier commun de demande d’autorisation d’équipements d’imagerie en coupes utilisés à des fins de radiologie diagnostique avec la clinique Ambroise Paré ;
A titre subsidiaire d’annuler :
4°) les articles 1 et 3 de la décision ARS Occitanie n°2024-5316 du 15 janvier 2025 en tant que l’autorisation administrative délivrée l’a seulement été « pour une durée de deux mois » et que le délai imparti au titulaire de l’autorisation administrative délivrée pour présenter les modalités de coopération trouvées avec la direction de la clinique a été fixée à seulement deux mois ;
5°) les articles 1 et 3 de la décision ARS Occitanie n°2024-5317 du 14 janvier 2025 en tant que l’autorisation administrative délivrée l’a seulement été « pour une durée de deux mois » et que le délai imparti au titulaire de l’autorisation administrative délivrée pour présenter les modalités de coopération trouvées avec la direction de la clinique a été fixée à seulement deux mois ;
6°) d’annuler la décision du 17 décembre 2024 du directeur de l’ARS Occitanie d’avoir à déposer un dossier commun de demande d’autorisation d’équipements d’imagerie en coupes utilisés à des fins de radiologie diagnostique avec la clinique Ambroise Paré ;
7°) de condamner l’ARS Occitanie à leur payer chacune la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2025, le directeur de l’agence régionale de santé d’Occitanie conclut au non-lieu à statuer en raison de l’attribution de l’autorisation d’exercer l’activité de radiologie diagnostique à la société Radiologambroise détentrice de la SAS IRM Ambroise Paré et Scanner Ambroise Paré et de l’autorisation de validité porté à sept ans avec retrait de la condition tenant à la coopération intégrée avec la clinique Ambroise Paré.
Vu la décision attaquée ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 3( Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) » » 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) » ;
2. Par une décision du 15 mars 2025, postérieure à l’introduction de la requête, le directeur de l’agence régionale de santé d’Occitanie a de nouveau autorisé à l’identique l’activité de radiologie diagnostique en fixant la durée de validité de l’autorisation à sept ans avec abandon de la condition tenant au « développement d’une coopération intégrée avec la clinique Ambroise Paré ». En conséquence, les conclusions d’annulation de la requête ayant perdu leur objet, il n’y a plus lieu d’y statuer.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de condamner l’agence régionale de santé d’Occitanie à verser à la SAS IRM Ambroise Paré, à la SAS Scanner Ambroise Paré et la SAS Radiologambroise la somme demandée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions d’annulation présentées par la SAS IRM Ambroise Paré, la SAS Scanner Ambroise Paré et la SAS Radiologambroise.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS IRM Ambroise Paré, la SAS Scanner Ambroise Paré et la SAS Radiologambroise et à l’agence régionale de santé Occitanie.
Fait à Toulouse le 22 décembre 2025.
La présidente de la 2ème chambre,
Cécile VISEUR-FERRÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
La greffière,