vendredi 13 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2503313 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 mai 2025 et une pièce enregistrée le 26 mai 2025, M. C A, représenté par Me Peter, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 13 mars 2025 par lequel le maire de Toulouse a prononcé à son encontre la sanction de révocation de ses fonctions à compter du 1er avril 2025 ;
2°) d'enjoindre au maire de Toulouse de procéder, à titre provisoire, à sa réintégration juridique à la date de la décision attaquée, ainsi qu'à la reconstitution de sa carrière, de ses droits sociaux et à pension de retraite, afin de le placer dans une situation régulière dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) d'enjoindre au maire de Toulouse de procéder, à titre provisoire, à sa réintégration effective dans un emploi correspondant à son grade et à sa fonction, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Toulouse la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Il soutient que :
en ce qui concerne la condition tenant à l'urgence :
-il ne perçoit plus de rémunération depuis le 1er avril 2025, cette durée sans traitement supérieure à un mois constituant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la condition d'urgence étant ainsi caractérisée par cette situation et par le bouleversement qui en a résulté dans ses conditions d'existence ;
en ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
-la compétence de l'auteur de l'arrêté contesté n'est pas établie ;
-l'arrêté en litige est entaché d'une erreur de fait, la commune de Toulouse n'apportant aucun élément sérieux susceptible de constituer un fondement à la sanction prononcée à son encontre ; s'agissant de la disparition des crèmes brûlées lors de la journée du 15 novembre 2023, la commune de Toulouse ne démontre pas qu'il a été le seul à avoir eu accès aux cuisines du groupe scolaire Simone Veil ; s'agissant de la disparition de cinq barquettes, vingt-cinq yaourts et quatre tartes aux pommes lors de la journée du 27 novembre 2023, il existe une disproportion manifeste entre le nombre de repas disparus et les quelques yaourts et biscuits retrouvés dans son sac à dos ; à l'exception de cet élément, qui a fait l'objet d'un classement sans suite au pénal et pour lequel il a reçu un simple avertissement pénal probatoire, la commune de Toulouse n'apporte aucun autre élément susceptible de lui imputer la disparition des repas en surnombre ; s'agissant de la disparition d'une vingtaine de repas lors de la journée du 15 décembre 2023, la commune de Toulouse n'apporte aucun élément probant au soutien de ses allégations à son encontre ; les témoignages isolés, voire concertés, de trois agents sur les quinze auditionnés ne sauraient constituer un fondement suffisant pour établir sa responsabilité dans la disparition des repas en surnombre ;
- il est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 532-2 du code général de la fonction publique, car, dans son rapport disciplinaire du 11 avril 2024, la direction de l'éducation a rappelé un incident remontant au 19 octobre 2020 relatif à une absence à son poste de travail, qui, étant intervenu plus de trois ans avant l'ouverture, en novembre 2024, d'une procédure disciplinaire à son encontre, n'aurait pas dû être mentionné ;
- la sanction de révocation est disproportionnée ; il n'est pas responsable de la commande des repas, ni de leur réception, mais seulement de leur mise en chauffe, parmi d'autres missions comme le service des repas, l'entretien et le nettoyage des cuisines et du reste des locaux ; la commune de Toulouse n'établit pas sérieusement qu'il serait impliqué dans la disparition des repas en surnombre et n'établit pas qu'il aurait manqué aux règles d'hygiène et de sécurité alimentaire ; en dix ans d'ancienneté, il n'a jamais fait l'objet d'une sanction disciplinaire et présente des évaluations professionnelles positives, y compris la dernière intervenue dans le contexte de la procédure disciplinaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2025, et une pièce enregistrée le 27 mai 2025, la commune de Toulouse, représentée par Me Lonqueue, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
en ce qui concerne la condition tenant à l'urgence :
- la révocation de M. A n'a pas pour effet de le priver de tout rémunération, car il peut obtenir l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) ; l'intéressé ne verse aucun élément lié à ses charges, ce qui rend impossible l'appréciation objectivée et globale des faits allégués et se garde d'apporter des éléments probants permettant d'apprécier ses revenus de substitution et son reste à vivre ;
- deux agents ayant fait une demande de protection fonctionnelle à l'autorité territoriale par crainte de possibles représailles, l'intérêt public s'attache, tant au regard des faits reprochés au requérant que des risques pour le bon fonctionnement du service, au rejet de la demande de suspension ;
en ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
- l'arrêté en litige n'est pas entaché d'incompétence de son auteur, un arrêté du maire de Toulouse du 19 février 2024 lui ayant attribué une délégation pour signer cet arrêté ;
- les pièces du dossier disciplinaire de l'agent établissent la matérialité des faits reprochés ; les faits reprochés à M. A dans le cadre de l'avertissement pénal probatoire ont été reconnus ; s'agissant de la disparition des crèmes brûlées lors de la journée du 15 novembre 2023, il ressort du compte-rendu du 16 novembre 2023 et du rapport du 11 avril 2024 que l'intéressé était le seul agent technique présent dans les locaux du groupe scolaire Simone Veil en fin d'après-midi ; s'agissant de la disparition de cinq barquettes, vingt-cinq yaourts et quatre tartes aux pommes lors de la journée du 27 novembre 2023, il a été constaté, lors d'un contrôle réalisé le matin, que le sac à dos du requérant contenait des éléments du repas de la veille ou du jour en conditionnement individuel et que ce sac avait disparu lors du contrôle réalisé l'après-midi ; s'agissant de la disparition d'une vingtaine de repas lors de la journée du 15 décembre 2023, l'enquête administrative démontre que M. A a été informé qu'un contrôle serait opéré ; les propos tenus par l'agent lors d'une réunion organisée à sa demande le 26 février 2024 sont de mauvaise foi et rendent compte de sa volonté de dissimuler la réalité et de faire porter la responsabilité sur d'autres agents ; aucune des attestations produites par le requérant ne vient contredire la matérialité des faits ;
- la sanction de révocation n'est pas disproportionnée, l'intéressé ayant manqué à ses obligations professionnelles, en détournant à son profit des repas en surplus et devant retourner à la cuisine centrale, il a manqué à ses obligations de dignité, de moralité, de probité et d'exemplarité ; la circonstance qu'il ait pu faire l'objet, par le passé, de bonnes évaluations n'est pas de nature à remettre en cause la matérialité des faits, leur caractère fautif et leur gravité ; l'enquête a montré qu'il existait un préjudice financier pour la collectivité ; les manœuvres opérées par l'intéressé sont d'une extrême gravité et ont porté atteinte à la collectivité et à son bon fonctionnement, certains agents ayant exprimé leur mal-être face à cette situation ; suite à l'enquête, tous les agents dont les comportements étaient fautifs ont été sanctionnés en tenant compte de leur implication, les trois agents concernés ayant fait l'objet d'un blâme, d'une exclusion temporaire de fonction d'un mois et d'une révocation.
Vu :
-les autres pièces du dossier ;
-la requête n° 2503322 enregistrée le 12 mai 2025 tendant à l'annulation de la décision contestée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Le Fiblec, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 mai 2025 à 10 heures, en présence de Mme Fontan, greffière d'audience :
-le rapport de M. Le Fiblec,
-les observations de Me Peter, représentant M. A, qui a repris et développé ses écritures, en faisant valoir en particulier que la condition tenant à l'urgence était satisfaite. Me Peter, qui cite l'arrêt du Conseil d'Etat du 18 décembre 2024 n° 492519 M. B précisant qu' " une mesure prise à l'égard d'un agent public ayant pour effet de la priver de la totalité de sa rémunération doit, en principe, être regardée, dès lors que la durée de cette privation excède un mois, comme portant une atteinte grave et immédiate à la situation de l'agent ", rappelle que la mesure de révocation attaquée a pris effet le 1er avril 2025, mentionne que le requérant s'est s'inscrit auprès de France Travail pour obtenir l'allocation d'Aide au Retour à l'Emploi (ARE), que France Travail l'a renvoyé vers son employeur, la commune de Toulouse, en charge du versement de cette allocation et que ces démarches sont toujours en cours. Me Peter insiste sur le moyen tiré de ce que la commune de Toulouse n'établit pas la matérialité des faits reprochés à M. A et notamment sur le fait que l'enquête administrative qui a été menée n'a pas permis d'établir d'éléments pertinents et étayés et de démontrer l'existence d'une organisation ou d'un système, qui aurait pour objet le détournement de repas à des fins personnelles au sein du groupe scolaire Simone Veil, que seuls deux témoignages anonymes, sur une quinzaine d'auditions réalisées, visent le requérant et que le résultat de l'enquête a beaucoup été interprété en sa défaveur. Me Peter insiste également sur le moyen tiré du caractère, en tout état de cause, disproportionné de la sanction de révocation prononcée,
-les observations de Me Taddéi, substituant Me Lonqueue, représentant la commune de Toulouse, qui a également repris et développé ses écritures. Me Taddéi fait valoir que la condition d'urgence n'est pas remplie en l'espèce, le requérant ne produisant aucun élément relatif à ses charges de nature à démontrer un préjudice suffisamment grave et immédiat à sa situation et l'intérêt public commandant de ne pas suspendre la décision attaquée, deux agents ayant notamment fait des demandes de protection fonctionnelle par crainte de représailles de la part du requérant. Me Taddéi insiste également sur le caractère établi des faits reprochés à l'intéressé, en faisant valoir qu'il avait fait l'objet d'un avertissement pénal probatoire après avoir reconnu une partie des faits et que la sanction de révocation était justifiée " dès la première compote volée " au regard du manque de probité qu'un tel vol révèle. Me Taddéi rappelle que la commune de Toulouse a estimé que le nombre de repas détournés sur ce groupe scolaire depuis 2020 était environ 22 000 pour un préjudice évalué à environ 44 000 euros,
- et les observations de M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, adjoint technique territorial, exerçait les fonctions d'agent technique d'entretien et de restauration au sein de la direction de l'éducation de la commune de Toulouse en qualité de titulaire depuis le 1er février 2018. Par une décision du 13 mars 2025, le maire de Toulouse a pris à l'encontre de M. A la sanction de révocation. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision.
Sur les conclusions aux fins de suspension de la décision en litige :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ces effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une mesure de suspension de l'exécution d'un acte administratif doit être regardée comme remplie lorsque l'exécution de la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Une mesure prise à l'égard d'un agent public ayant pour effet de le priver de la totalité de sa rémunération doit, en principe, être regardée, dès lors que la durée de cette privation excède un mois, comme portant une atteinte grave et immédiate à la situation de cet agent, de sorte que la condition d'urgence doit être regardée comme remplie, sauf dans le cas où son employeur justifie de circonstances particulières tenant aux ressources de l'agent, aux nécessités du service ou à un autre intérêt public, qu'il appartient au juge des référés de prendre en considération en procédant à une appréciation globale des circonstances de l'espèce.
4. Si la décision de révocation contestée, qui a pris effet à compter du 1er avril 2025, a pour effet de priver M. A de son traitement, il résulte de l'instruction, et notamment d'un courrier de la mairie de Toulouse daté du 26 mai 2025, que l'intéressé a été admis au bénéfice de l'allocation de l'aide au retour à l'emploi à compter du 8 avril 2025, pour une durée de 548 jours et un montant brut de 50,13 euros correspondant à un taux de remplacement de 75%, et que cette allocation lui sera versée dans un délai de sept jours. M. A n'apporte aucune précision sur la perte nette de rémunération résultant de cette nouvelle situation pas plus que sur les charges qu'il doit supporter. Ainsi, compte tenu de ces circonstances particulières, la décision contestée ne peut être regardée comme portant une atteinte grave et immédiate à la situation financière de M. A, et par suite, à ses conditions d'existence. Il suit de là que la condition d'urgence ne peut être regardée, en l'espèce, comme remplie.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, que la requête de M. A doit être rejetée.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Toulouse, qui n'est pas, dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Toulouse présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Toulouse présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et à la commune de Toulouse.
Fait à Toulouse, le 13 juin 2025.
Le juge des référés,
Briac LE FIBLEC
La greffière,
Maud FONTAN
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026