Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une contravention pour excès de vitesse et à obtenir la restitution d’un point de permis de conduire. Par une ordonnance du 7 juillet 2025, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a rappelé qu’en vertu des articles 521 et 522 du code de procédure pénale, les contestations relatives aux contraventions au code de la route relèvent de la compétence du tribunal de police, une juridiction judiciaire. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 mai 2025, Mme B... demande au tribunal d’annuler la contravention pour excès de vitesse d’un montant de 90 euros dont elle a fait l’objet le 13 avril 2025 et de lui restituer le point sur le capital de points du permis de conduire qui lui a été retiré.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de (…) formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».
2. Aux termes de l’article 521 du code de procédure pénale : « Le tribunal de police connaît des contraventions ». Selon l’article 522 du même code : « Est compétent le tribunal de police du lieu de commission ou de constatation de la contravention ou de la résidence du prévenu (…) ».
3. Il résulte de ces dispositions que les contestations relatives aux avis de contravention au code de la route relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Par suite, ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, les conclusions de la requête de Mme B... doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître en application des dispositions précitées du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Toulouse, le 7 juillet 2025.
Le président de la 4ème chambre,
H. CLEN
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,