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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2504578

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2504578

jeudi 3 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2504578
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBOCHNAKIAN LARRIEU-SANS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi par transmission du tribunal de Toulon, a examiné la requête de M. B contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Constatant que l’intéressé résidait dans le Var et que sa rétention avait pris fin, le juge a estimé, pour une bonne administration de la justice, qu’il n’y avait plus lieu d’appliquer la compétence liée au lieu de rétention. En application des articles R. 922-17 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a ordonné le renvoi du dossier au Tribunal administratif de Toulon, territorialement compétent. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence au profit de la juridiction du lieu de résidence de l’étranger.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2501551 du 27 juin 2025 la magistrate désignée du tribunal administratif de Toulon a transmis au tribunal administratif de Toulouse le dossier de la requête présentée par M. A B tendant à l'annulation de l'arrêté du 4 mars 2025 du préfet du Var.

Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrés le 27 juin 2025 au greffe du tribunal administratif de Toulouse, M. A B, représenté par Me Bochnakian, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 mars 2025 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans ;

2°) d'enjoindre au préfet du Var de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de le munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 50 euros par jours de retard ;

3°) d'enjoindre au préfet du Var de procéder à la suppression de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Cuny, conseillère, pour statuer sur les demandes présentées au titre des articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-3, L. 921-4, L. 922-1 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : () 2° Transmettre sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente ;(). ". Aux termes de l'article R. 922-4 du même code : " Lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, placé ou maintenu en rétention administrative ou détenu au moment de l'introduction de sa requête, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel est situé le lieu d'assignation, de rétention ou de détention. () ".

3. Aux termes de l'article R. 312-8 du code de justice administrative : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions ". Aux termes de l'article R. 221-3 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit () Toulon : Var ".

4. Il résulte des articles L. 921-2 et L. 921-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu organiser une procédure particulière afin que le juge administratif statue rapidement sur la légalité des mesures relatives à l'éloignement d'un étranger placé en rétention administrative. Lorsqu'il est mis fin, pour quelque raison que ce soit, à la rétention, le jugement des conclusions dont l'étranger avait saisi le tribunal dans le ressort duquel est situé le lieu de rétention ne relève plus de cette procédure. Dans un souci de bonne administration de la justice, le président de ce tribunal ou le magistrat désigné peut transmettre le dossier au tribunal dans le ressort duquel se trouve le lieu de résidence de l'étranger, notamment lorsque celui-ci dispose d'un domicile stable.

5. M. B a été placé au centre de rétention administrative de Cornebarrieu (Haute-Garonne) le 26 juin 2025. Par une ordonnance du 27 juin 2025, le vice-président désigné par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin à sa rétention. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du mémoire produit le 30 avril 2025, que l'intéressé réside dans le département du Var, et plus particulièrement au 85 avenue Foch à Toulon (83000). Dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, il y a lieu de transmettre le dossier de la requête au tribunal administratif de Toulon.

O R D O N N E :

Article 1er : Le dossier de la requête de M. B est transmis au tribunal administratif de Toulon.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président du tribunal administratif de Toulon, à M. A B, à Me Bochnakian et au préfet du Var.

Fait à Toulouse, le 3 juillet 2025.

La magistrate désignée,

L. CUNY

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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