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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2504866

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2504866

lundi 27 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2504866
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCOHEN-TAPIA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse a pris acte du désistement d’office de M. A..., qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La notification de l’ordonnance de rejet, datée du 1er septembre 2025, ayant été régulièrement effectuée le 6 septembre 2025, l’absence de confirmation a entraîné le désistement automatique de l’ensemble des conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juillet 2025, M. B... A..., représenté par Me Cohen-Tapia, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 24 juin 2025 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » dans un délai d’un mois suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 septembre 2025, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Vu :
- l’ordonnance n° 2506203 du juge des référés du tribunal administratif de Toulouse du 1er septembre 2025 ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) ».

Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l’ordonnance de rejet mentionne qu’à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d’un mois, le requérant est réputé s’être désisté. »

Par une ordonnance n° 2506203 du 1er septembre 2025, le juge des référés a rejeté la demande de suspension de l’exécution de l’arrêté attaqué du 24 juin 2025 au motif qu’aucun des moyens présentés n’était propre à faire naître, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Il ressort des pièces du dossier que le courrier de notification de cette ordonnance, mentionnant qu’il devait confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de sa requête au fond et, qu’à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office, a été mis à disposition de son conseil le jour même par l’intermédiaire de l’application Télérecours et adressé à M. A... par lettre recommandée avec accusé de réception, celui-ci ayant signé l’accusé de réception du pli le 6 septembre 2025. Dans ces conditions, la notification de l’ordonnance doit être regardée comme ayant été faite à la date du 6 septembre 2025. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans le délai imparti, M. A... est réputé s’être désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête, en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Dès lors, il y a lieu de donner acte de son désistement d’office.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement d’office de la requête de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de la Haute-Garonne.

Fait à Toulouse, le 27 octobre 2025.


La présidente de la 1ère chambre,





S. CHERRIER


La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :
La greffière en chef,

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